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05/02/2026

Ne vous fatiguez point à me répondre ; vous devez être déjà assez fatigué 

... Et moi aussi , je suis las d'entendre, --je ne dis pas d'écouter ce serait mentir--, tous ces guignols de tous partis qui se posent en sauveurs à élire d'urgence pour notre bien . Esbrouffe à tous les étages ! Compissons tous ces aigre-pisseux, ça soulage . 

 

 

« A Alexandre-Marie-François de Paule de Dompierre d'Hornoy, Conseiller

au Parlement

chez M. de Magnanville, Garde

du trésor royal

à Paris

Les fleurs de notre jardin arriveront bien tard, mon cher conseiller . Elles ne partent que d'aujourd'hui . Je les adresse à M. d'Osny, intendant des postes de France .

Mme Denis envoie ses diamants qui sont fort beaux . Ma montre n'a d'autre mérite que celui d'avoir été faite dans mon village . Je n’ai pu y mettre votre portrait . Mme Denis a voulu absolument que le mien y fût ; j'en demande bien pardon à madame d'Hornoy ; mais nous sommes des gens de village pour qui elle aura de l'indulgence . Ne vous fatiguez point à me répondre ; vous devez être déjà assez fatigué ; attendez que vous soyez hors du fracas d'une noce .

Présentez , je vous prie mes respects à toute la famille de madame votre femme . On dit que vous serez très heureux avec elle , et elle avec vous ; il ne me manque que d'en être le témoin, mais je ne suis plus de ce monde . Souvenez-vous quelque fois du vieux solitaire.

V.

13è auguste 1770. »

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