Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

03/01/2026

il y a là un petit mélange de Néron et d'Attila qui doit avertir le genre humain

... Un homme averti en vaut, dit-on, deux, et quand c'est toute l'Europe et le monde occidental qui se met sur ses gardes, ne fait-on alors pas le poids face à un Poutine truand ? C'est lui qui devrait trembler , ses jours vont vers leur terme  et 2026 devrait le voir disparaitre : voeux pieux !

 

 

« A Alexandre-Marie-François de Paule de Dompierre d'Hornoy

16è juillet 1770

Mon cher conseiller, j'envoie chercher partout un notaire pour faire la procuration 1. Nous en avions un à Ferney, mais il s'est brouillé avec le pays .

Je crois l'affaire de la paierie entièrement terminée et que vous ne songez plus qu'à votre mariage .

Sans la nouvelle colonie que j'ai sur les bras, et les huit maisons que je suis obligé de bâtir à la fois, je ne me bornerais pas à de simples assurances ; j'en suis honteux, je vous en demande bien pardon .

Les deux coups de canon de Lisbonne 2 font voir que la providence n'agissait qu'à moitié quand elle abîma une partie de cette ville . Voilà une singulière façon de faire justice ; il y a là un petit mélange de Néron et d'Attila qui doit avertir le genre humain . Un troisième coup de canon serait assez à propos pour réformer la sentence .

Voici la procuration . Mille embrassements . 

V.»

1 Cette procuration devait permettre d'assurer à Hornoy 100 000 livres sous forme d'une pension à 4% sur l'Hôtel de Ville à partir de la mort de V*.

02/01/2026

Je trouve qu’il y aurait une faiblesse inexcusable à laisser jouir en paix ce monstre du fruit de ses crimes...Quand on a des armes pour tuer une bête puante, il ne faut pas les laisser rouiller

... Il en est quelques uns qui méritent cette dénomination et par conséquent le châtiment . Curieusement Chat-j'ai-pété se trouve incapable de citer les chefs d'états dictateurs ou sanguinaires, ce qui selon moi est signe d'une déficience remarquable, signe d'une crainte de censure externe et rétorsion commerciale correspondante, ou alors censure interne qui montre les limites de ce prétendu fournisseur d'informations universel .  Amusez-vous à lui soumettre le titre de cette note qu'il prend au premier degré en ignorant son origine voltairienne .

Mieux vaut faire sa demande via son FAI habituel : https://major-prepa.com/geopolitique/dictatures-dans-le-m...

 

 

« A Jean Le Rond d'Alembert

16è juillet 1770 1

Mon très cher philosophe, je vous prie de me dire ce que vous pensez du Système de la Nature 2 . Il me paraît qu’il y a des choses excellentes, une raison forte, et de l’éloquence mâle, et que par conséquent il fera un mal affreux à la philosophie. Il m’a paru qu’il y avait des longueurs, des répétitions, et quelques inconséquences ; mais il y a trop de bon pour qu’on n’éclate pas contre ce livre avec fureur. Si on garde le silence, ce sera une preuve du prodigieux progrès que la tolérance fait tous les jours. On s’arrache ce livre dans toute l’Europe.

Je persiste dans la prière que je vous ai faite[1] 3 de faire rendre à Jean-Jacques sa mise . C’est l’avis de M. de Saint-Lambert. Je ne peux voir cet homme dans la liste à côté de vous et de M. le duc de Choiseul . Mais je vous recommande toujours Frédéric, non pas parce qu’il est roi, mais parce qu’il m’a fait du mal et qu’il me doit une réparation.

Je vous prie instamment, mon cher ami, de me mander si vous lui avez écrit 4.

J’ai appris avec plaisir qu’on ne jouerait point cette infâme pièce intitulée Le Satirique 5. Ceux qui l’ont protégée doivent rougir.

Si vous voyez monsieur l’archevêque de Toulouse 6, dites-lui, je vous en prie, qu’on lui demandera sa protection pour les Sirven. Ces Sirven plaident hardiment pour avoir des dépens, dommages et intérêts qu’on leur doit. La jeunesse du Parlement est pour nous ; mais nous avons contre nous un procureur général 7 qui, dans ses conclusions sur le procès des Calas, requit qu’on pendît et qu’on brûlât Mme Calas. Cette bonne et vertueuse mère me vint voir ces jours passés . Je pleurai comme un enfant.

Portez-vous bien ; vivez pour enseigner les sages et pour réprimer les fous.

Encore un petit mot. Je ne saurais m’accoutumer à voir un Fréron protégé ; je pense qu’il est aussi important pour tous les gens de lettres de faire connaître ce lâche scélérat qu’il l’était à tous les pères de famille de faire arrêter Cartouche. Thieriot ne sera pas assez lâche pour nier qu’il m’ait envoyé l’original des anecdotes imprimées 8. Pour peu que La Harpe ou quelque autre se donne la peine d’interroger ceux qui sont nommés dans ces anecdotes, on découvrira aisément la vérité ; le monstre sera reconnu, et je me charge, moi, de faire instruire tous ceux dont il a surpris la protection. Je trouve qu’il y aurait une faiblesse inexcusable à laisser jouir en paix ce monstre du fruit de ses crimes. Conférez-en, je vous en prie, avec M. de Marmontel . Quand on a des armes pour tuer une bête puante, il ne faut pas les laisser rouiller .

Cependant portez-vous bien, vous dis-je. »

1 Original ; éd. Kehl qui omet les deux derniers alinéas ( le dernier étant constitué par a formule ).

2 Voir lettre du 7 mai 1770 à Vernes : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2026/01/01/on-a-tant-dit-de-sottises-sur-la-nature-6577302.html

Dans une lettre du 18 juillet 1770 Bonnet écrit à Haller : « Quelqu'un de qui je le tiens immédiatement surprit l'autre jour Voltaire occupé à corriger un manuscrit . Ce garçon philosophe dit à cette personne qu'il corrigeait une Réfutation du Système de la nature . Il ajouté que l’auteur de ce système n'était point son homme ; qu'il détruisait tout ; qu'à la bonne heure qu'on tombât sur la superstition et sur le fanatisme ; mais qu'il ne pouvait souffrir qu'on attaquât l’existence de Dieu ; qu'il ne nous resterait aucune consolation, etc. J'avais, en quelque sorte prévu que Voltaire s'élèverait contre cet abominable livre . Il m'avait toujours paru opposé à l’athéisme . Il veut un Dieu pour rendre raison de l'univers .il est vrai que son Dieu est presque aussi oisif que celui d’Épicure . Et en général, ce grand brochurien me paraît plus déiste que théiste . Je n'ai pas une merveilleuse opinion d'une Réfutation revue et corrigée par un écrivain qui ne connaît de la métaphysique que le nom et qui insulte sans cesse au christianisme . »

3Quant à d’Alembert, voici ce qu'il répondit le 25 juillet : https://fr.wikisource.org/wiki/Correspondance_de_Voltaire/1770/Lettre_7973

4 Il l'avait fait par rune lettre du 6 juillet 1770 : https://fr.wikisource.org/wiki/Correspondance_de_Voltaire/1770/Lettre_7943

6 Il devait être reçu à l'Académie le 6 septembre 1770.

7 Riquet de Bonrepos.

01/01/2026

C'est le fin du fin

... Adieu 2025 .

Bonne année 2026

à vous qui lisez les écrits voltairiens, et bonne année aussi à ceux qui ne les. connaissent pas et se conduisent bien eux aussi . 

images.jpeg

C'est vrai

Aussi je recommande Christophe Alévèque et ses revues de presse . 

https://www.youtube.com/watch?v=UlQKFG5Egqc

 

 

« A Gabriel Cramer

[juillet 1770 ?]

On voit bien, mon cher ami, que vous n'avez pas été souvent à l'opéra . Il y a cent exemples de cette mesure de vers . Ce sont des canevas que le musicien donne à remplir. Ces canevas exigent très souvent des vers de neuf ou de onze syllabes. Les deux vers qui vous effraient sont de neuf syllabes chacun, parce que la dernière syllabe d'une rime féminine n'est jamais comptée . C'est le fin du fin .

Recommandez je vous prie à votre Suisse de ne mettre absolument des grandes lettres qu'aux noms propres 1.

1 Cette observation de V* justifie l'éditeur qui modernise sur ce point ( comme sur les autres ) l'orthographe des éditions des œuvres de V* .