Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22/10/2018

Je vous supplie de vouloir bien me dire ce qu'il faut que je fasse dans cette conjoncture délicate

... déclarerait Jade Halliday : https://www.closermag.fr/people/jade-hallyday-avec-david-...

Je ne lui ferait rien dire de plus, la vie des fortunés membres du clan Halliday ne m'intéressant pas plus que la couleur de mes premières chaussettes .

 Image associée

https://www.rtl.fr/culture/medias-people/laeticia-hallyda...

 

 

« A Antoine-Jean-Gabriel Le Bault

Au château de Ferney,

1er novembre 1763

Monsieur,

Il y a environ six semaines que j'eus l'honneur de vous écrire 1 par le plus jeune de vos confrères, que j'appelais l'Adonis du parlement . Je vous demandais un tonneau de votre meilleur vin ; mais permettez qu'aujourd'hui j'aie l'honneur de vous parler d'une affaire plus essentielle ; ayez la bonté de préparer votre patience .

Lorsque Henri IV, de divine mémoire, acquit le pays de Gex, il s'engagea par le traité à maintenir tous les droits des seigneurs, toutes les aliénations de dîmes, et d'autres possessions faites en leur faveur . Il ratifia les anciens traités qui stipulaient ces droits . Louis XIV les confirma solennellement par le traité d'Arau en 1658, et Louis XV les a toujours maintenus quand on les a réclamés en son Conseil .

Je me suis trouvé dans ce cas en achetant la terre de Ferney . MM. de Budé qui me l'ont vendue, soutenaient au Conseil du roi leurs droits, et particulièrement celui des dîmes, que le curé revendiquait .

Le roi a fait écrire en dernier lieu par M. le duc de Praslin à monsieur le premier président 2, que son intention était que les traités subsistassent dans toute leur force ; que les seigneurs du pays de Gex ne fussent inquiétés dans aucun de leurs droits, attendu que ces droits intéressent la Savoie, Berne et Genève .

M. le duc de Praslin prie au nom du roi monsieur le premier président d'empêcher qu'il soit fait aucune procédure au sujet des dîmes contre les seigneurs qui en sont en possession . M. le duc de Praslin m'ayant fait part de cette résolution du roi et de la lettre qu'il écrivait à monsieur le premier président, j’eus l'honneur d'écrire à ce magistrat, pour lui demander sa protection . J'en use de même avec vous, monsieur . Je sens bien que le parlement pourrait faire des difficultés sur la lettre de M. le duc de Praslin, qu'on peut regarder comme n'étant pas dans les règles ordinaires, et qu'alors il faudrait obtenir un arrêt du Conseil en forme 3. Mais monsieur, cette affaire étant de pure conciliation, ne puis-je pas me flatter qu'en voulant bien vous joindre à monsieur le premier président, on imposera le silence à mon curé, et l'on nous épargnera les longueurs et les frais d'un procès au Conseil du roi ? Vous rendriez en cela la plus exacte justice . Ce prêtre jouit de plus de douze cents livres de rente, et demande encore une dîme à laquelle ses prédécesseurs ont renoncé, et pour laquelle ils ont transigé : il veut plaider au parlement, parce qu'il dit que le parlement ne connait point les traités, et ne juge que sur le droit commun . S'il avait la dîme, la terre de Ferney lui vaudrait plus qu'au seigneur . Il joint à ses procédures le procédé d'un ingrat . Nous l'avons accablé de bienfaits, et il s'arme aujourd'hui de nos bienfaits contre nous-mêmes.

Voilà, monsieur, sur quoi je réclame vos bontés ; j'ajouterai que cette affaire regarde M. Le président De Brosses autant que moi ; car si je perdais ma dîme il perdrait celle de la terre de Tournay, qu'il m'a vendue à vie . Je vous supplie de vouloir bien me dire ce qu'il faut que je fasse dans cette conjoncture délicate ; permettez-moi de m'en rapporter à vos lumières et à votre bienveillance .

J'ai l'honneur d'être avec respect, monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur .

Voltaire. »

3 V* a peut-être déjà reçu la lettre suivante, que Jean-Philippe Fyot de La Marche lui a écrite le 30 octobre 1763 : «  Il n'est que trop commun, monsieur, qu'avec de mauvais précédés on ait quelquefois un bon procès . Peut-être serait-il à craindre que votre curé de Ferney ne fût dans ce cas ; le droit commun lui est favorable, vous en convenez, et les traités que vous opposez à ses prétentions n'ont jamais été enregistrés au parlement de Dijon, vous en convenez encore . Je ne vois à cela que deux remèdes ; l'un, que je ne puis honnêtement vous conseiller, c'est d'obtenir une seconde fois l'évocation de l'affaire au conseil, l'autre est de faire enregistrer au parlement les traités dont il s'agit . M. le duc de Praslin m'a fait l’honneur de m'écrire à cette occasion ; mais vous connaissez les maximes des compagnies, la lettre d'un ministre , toute respectable qu'elle est, ne remplace pas les formalités indispensables . Recevez je vous prie , les nouvelles assurances de l'inviolable attachement, etc. / La Marche .

21/10/2018

La vigne se cultive

... Message précurseur de ceux de Radio Londres, Les Français parlent aux Français . En attendant le débarquement ...

 

« A Etienne-Noël Damilaville

[octobre-novembre 1763]

Autre importunité pour mon cher frère .

Autre petit mémoire pour M. Mariette dans mon affaire contre la sainte église .

Il y a pour mon cher frère un paquet chez M. d'Argental . La vigne se cultive .

Écr l'inf. »

Je sais bien qu'il ne mérite pas de réponse

... ce Jean-Luc Mélenchon, champion de l'agressivité, et qui désormais doit passer son temps à se  justifier pour ses écarts de langage et d'attitude . Que peut-on  attendre d'un tel énergumène , orgueilleux, bateleur de foire ?

 Que Laetitia Avla se dispense d'encombrer l'Assemblée ( qui rame déjà sur son flot de lois plus ou moins justifiées ) avec son projet de loi sur la "glottophobie" !!

 

 

« A Etienne-Noël Damilaville

29è octobre [1763] 1

J'ai reçu , mon cher frère, l'inlisible ouvrage du digne frère du sieur Lefranc de Pompignan . Je sais bien qu'il ne mérite pas de réponse, cependant, on m'assure qu'on en fera une, qui sera courte, et qu'on tâchera de rendre plaisante . Tout ce qui est à craindre, c'est que le public ne soit pas las de se moquer des sieurs Lefranc de Pompignan .

Heureux nos frères que leurs ennemis soient si ennuyeux .

Je vous demande en grâce de vouloir bien envoyer le paquet ci-joint à son adresse . Frère Protagoras 2 se contente de rire de l'infâme . Il ne l'écrase point , et il faut l’écraser .

Ecr l'inf vous dis-je . »

1 L'édition Correspondance littéraire donne une lettre incomplète .

2 D'Alembert .

20/10/2018

il est bon de les saisir et de les condamner à une amende qui prévienne ces vols continuels

... La liste est longue de ces élus voleurs qui continuent une vie aisée , comptant sur les lenteurs de la justice et le talent des avocats qu'ils ont la chance de pouvoir s'offrir, eux .

 Résultat de recherche d'images pour "élus voleurs"

 

 

 

« A Joseph-Marie Balleidier

Les personnes de Saconnex qui ont volé du bois ayant été reconnues pour être assez à leur aise, ce qui aggrave leurs fautes, il est bon de les saisir et de les condamner à une amende qui prévienne ces vols continuels .

Je prie très fort monsieur Balleidier de venir chez moi demain dimanche pour affaire .

Voltaire .

Samedi 29 [octobre 1763] »

Je ne mérite pas la place que vous me donnez sur le Parnasse

... m'a déclaré Johnny dans sa dernière interview, dernière puisque posthume !

Ses héritiers et ses fans tiennent à le garder sur son piédestal . Qu'il en soit ainsi .

 Résultat de recherche d'images pour "piedestal johnny"

Les coups ! oui ça fait mal !

 

 

« A François de Chennevières

Ferney du 28 octobre 1763

Vos vers sont bien agréables mon cher confrère . Je ne mérite pas la place que vous me donnez sur le Parnasse, mais j'en mérite assurément une dans votre cœur par les sentiments que je conserverai pour vous toute ma vie . Je me flatte que la perte que Mlle Fels a pu faire n'est point du tout considérable et que M. de La Bordes, qui a bien voulu prendre soin de sa fortune, l'aura empêchée de mettre tous ses œufs dans le panier de ce Fabus qui passait depuis longtemps pour un panier percé . Divertissez-vous à Fontainebleau, maman Denis qui n'écrit guère, vous fait ses tendres compliments . »

Si la chose ne coûte pas beaucoup il est bon de faire un exemple

... Il serait désastreux qu'on puisse tolérer qu'un Insoumis-grande-gueule se targue d'être un Impunis-privilégié . Jean-Luc , tu viens encore de prouver que tu n'es qu'un petit roquet insultant et méprisable : à la niche , tout de suite !

Résultat de recherche d'images pour "roquet"

Jean-Luc ! tais-toi !

 

 

« A Jospeh-Marie Balleidier Procureur

à Gex

[27 octobre 1763] 1

Si la chose ne coûte pas beaucoup il est bon de faire un exemple . Je m'informerai si ces voleuses ont de quoi payer et j'en écrirai à monsieur Balleidier . »

1 L'édition Vézinet est quelque peu incomplète et mal datée . Balleidier a noté sur le manuscrit : « De M. de Voltaire / sans date / Reçue le 27è octobre 1763 . / Concernant les f[emm]es de / Sacconex prises dans / les bois . / Il y a une lettre dans l'affaire / de Chatenoux concernant celle-ci . » Ce billet témoigne de la façon dont V* conçoit ses fonctions de juge seigneurial ; voir aussi la lettre du 29 octobre 1763 .

19/10/2018

Je viens de faire l'errata des 8 premiers volumes, j'attends pour le compléter le 11è et le 12è tome

... déclare la justice après l'examen des frais de campagne de l'irascible et imbuvable Jean-Luc Mélenchon, qui semble bien avoir plus que favorisé Sophia Chikirou , habile femme qui a su charmer le bougon .

https://www.franceinter.fr/politique/campagne-melenchon-l...

 

https://www.huffingtonpost.fr/xavier-delucq/exclusif-jean...

 

 

« A Gabriel Cramer

[vers le 25 octobre 1763]

Je viens de faire l'errata des 8 premiers volumes, j'attends pour le compléter le 11è et le 12è tome . Et l'errata ne tiendra qu’une page ou deux, tout au plus, mais il est d'une nécessité absolue, il faut prémunir le lecteur contre des phrases qui n'ont aucun sens, ou qui disent le contraire de ce qu'elles doivent dire . Il est même indispensable de mettre cet errata à la tête de l’ouvrage, afin que le lecteur , qui paie chèrement, ne soit point obligé de recourir au dernier volume pour corriger des fautes qui se trouvent au premier, et qu'il soit averti tout d'un coup des choses auxquelles il doit suppléer lui-même . Nous mettrons cet errata immédiatement après la dédicace à l'Académie française laquelle ne contiendra que quinze ou vingt lignes .

Je vais écrire à M. le comte de Kaunits, pour savoir comment il veut traiter l'article des souscriptions de l'empereur et de l'impératrice .

Voilà pour ce qui regarde Pierre . Les remarques ont extrêmement réussi auprès de tous ceux qui les ont reçues . On attend avec beaucoup d'impatience la tolérance . Monsieur Cramer en a-t-il donné à Genève ? a-t-il des nouvelles du paquet de Paris ? en-a-t-il envoyé en province et dans les pays étrangers ?

J'embrasse bien tendrement monsieur Cramer, toute notre petite famille en fait autant . »