14/06/2026
vouloir bien ne pas oublier la promesse qu'il lui a fait
... Verra-t-on Donald Trump participer à une réunion avec Volodymyr Zelensky lors du G7 d'Evian ? Si non, ça ne sera pas étonnant tant mister Donald est ubuesque : https://www.lemonde.fr/international/live/2026/06/14/en-d...
« A Jacob Vernes
à Genève
Le vieux malade à qui monsieur Vernes a fait la faveur d'écrire, est actuellement dans un état déplorable . Dès qu'il sera un peu mieux il suppliera monsieur Vernes de vouloir bien ne pas oublier la promesse qu'il lui a fait de venir le voir avec son ami 1 . Il présente ses respects à l'un et à l’autre.
V.
31è novembre [1er décembre] 1770 à Ferney. 2»
1 Palissot . Dans ses Œuvres, éd. de 1788, Palissot , après avoir reproduit une lettre adressée par lui à V* ,[ page 420 et suiv. https://books.google.fr/books?id=ct8TAAAAQAAJ&printse... ] ajoute : « M. de Voltaire ne répondit pas directement à cette lettre ; mais le 30 novembre 1770, c'est-à-dire environ un mois après, il écrivit à M. Vernes le billet que voici . L'auteur ne résista plus à cette nouvelle invitation et ce fut la première fois qu'il vit M. de Voltaire dans sa retraite . Il lui lut deux chants de La Dunciade, celui, entre autres, où se trouvent ces vers :
Ô de Ferney sublime solitaire ! etc.
et M. de Voltaire le lui fit répéter deux fois de suite . Il n'eut avec lui aucune explication sur la lettre qu'on vient de lire . Seulement il parut y faire quelque allusion, en disant à l'auteur qu'il ressemblait à un jeune tigre qui venait relancer un vieux lion sur sa litière . Pour lui prouver qu'il n’était pas un tigre, l'auteur lui lut l'article qui le concernait dans ses Mémoires littéraires [en fait, dans la second volume de La Dunciade, 1771] qu'on imprimait alors à Genève . M. de Voltaire parut l'entendre avec une émotion qu’il eut peine à contenir . Il finit par embrasser le lecteur, en le pressant beaucoup de rester quelques jours à Ferney mais ce dernier partit aussitôt après dîner.
Ce qui détermina sa résistance c'est qu'il vit clairement que M. de Voltaire se croyait engagé par honneur à tenir toujours à ses philosophes quoique dans le vrai il ne les estimait guère ; mais il avait la faiblesse de les croire nécessaires à sa réputation . L'auteur sentit que par ménagement pour eux M. de Voltaire n'aurait jamais avec lui qu'une attitude très équivoque . »
Voir page 423 et suiv. : https://books.google.fr/books?id=ct8TAAAAQAAJ&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q=30%20novembre&f=false
2 Original ; éd. Œuvres de M. Palissot, 1777, très négligée et inexacte ; Œuvres de Voltaire, 1792 .
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