11/06/2026
Il faut rester dans son lit jusqu’à midi au moins, se lever tard, se coucher de bonne heure
... Rester dans son lit, certes, mais en y travaillant, repos des muscles, travail cérébral, ainsi est le mode de vie prôné par le Patriarche ; il savait par ailleurs se remuer suffisamment . Mais c'est réservé à ceux qui ont les moyens, sachant par ailleurs que la faculté de médecine, à juste titre, n'est pas partisane du sédentarisme ; n'est pas Voltaire qui veut .
« A Joseph-Michel-Antoine Servan Avocat
général du parlement de Grenoble
Aux Balances
à Genève
Au nom de Dieu, monsieur, venez coucher chez nous ; vous serez mieux couché que dans une auberge. Je prends le matin des médecines qui me tuent. Je suis plus malade que vous. Il m’est impossible de voir personne le matin dans l’état cruel où je suis. Quittez la triste ville de Genève à portes fermantes ; venez dans notre hôpital , nos sœurs grises auront soin de vous. Il faut que les malheureux se consolent ensemble. Vous parlez de faire une visite du matin, comme si vous vous portiez bien. Il faut rester dans son lit jusqu’à midi au moins, se lever tard, se coucher de bonne heure , je n’ai trouvé que ce secret pour prolonger une misérable vie qui vous est entièrement dévouée.
V.
À Ferney, 30è novembre 1770.»
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Nous avons besoin de la plus prompte justice, et de la délivrance du fléau dont nous sommes accablés
... C'est la demande la plus pressante des victimes et leurs proches dans ces abominables crimes sexuels envers des femmes et enfants, et parfois aussi des hommes . Et en décidant ex nihilo une étude de plus de soixante- dix mille dossiers d'ici le 14 juillet le garde des Sceaux Darmanin montre sa totale incapacité à tenir cette place correctement, limite son imbécilité , roi du yaka-fauqu'on , Irréaliste Ier : le premier ministre vient aussi apporter sa petite pierre à ce monument
« A de Veymerange 1
29è novembre 1770 à Ferney 2
Monsieur,
Les cavaliers des fermes générales viennent d’arrêter sur le chemin de Meyrin à Genève, dans la route de traverse, cinq voitures chargées de cinquante-deux coupes de blé, lesquelles appartiennent au nommé Cemetière et à un nommé Gros, dit Bordon, son associé.
Tous deux, sous prétexte de fournir le Genevois Cambassadez à Gentoux 3, ravissent tout le blé du pays , le portent dans l’étranger, et font mourir les agriculteurs de faim.
Il y a plus de six semaines que ce brigandage s’exerce jour et nuit. Nous avons besoin de la plus prompte justice, et de la délivrance du fléau dont nous sommes accablés.
Il est bien cruel que ce soit un Genevois, demeurant sur terre de Genève, qui soit chargé de nourrir les troupes du roi, et qui, par là, fournisse un prétexte continuel de mettre la famine dans notre province.
Nous vous demandons en grâce de vous concerter avec M. de Caire pour sauver ce malheureux petit canton.
J’ai l’honneur d’être avec respect,
monsieur,
votre très humble et très obéissant serviteur
Voltaire. »
1 M. de Veymerange était conseiller au parlement de Metz, et directeur général des vivres.
2 Original signé ; éd. Cayrol ; endos « R ».
3 Gentoux est actuellement Genthod, proche de Versoix et de Ferney.
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