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02/07/2010

Je porte à présent un manteau de philosophe dont je ne me déferai pour rien au monde

Dédicace à monsieurdevoltaire qui affectionne ce conte :

http://www.deezer.com/listen-4422734

ZADIG1.jpg

Et comme Volti ne connait pas de frontière, Candide, auf Deutsch :

http://www.deezer.com/listen-4057705

 

Portè-je moi aussi un manteau de philosophe ?

Je l'espère; quoique je souhaite qu'il soit léger à mes épaules compte tenu de la canicule actuelle. D'un autre côté, il doit avoir la puissance d'un blindage de cuirassé pour m'aider à supporter ce que j'apprends de la vie courante au château de Voltaire.

Je tire mon chapeau aux guides qui doivent être au four et au moulin, s'adapter et improviser faute d'avoir un planning établi.

Dans le domaine des fausses bonnes idées, Mme Lemesle, pour des raisons économiques nomme un administrateur qui doit s'occuper de deux monuments à la fois .

Résultat, prévisible, une administration boiteuse et je dirais même cul-de-jatte dès qu'un élément administratif manque . Ce qui est le cas depuis près de deux mois .

Mais après tout, si les petits, les sans-grade sont capables de faire ce que leurs supérieurs ne font pas, pourquoi s'en priver ?

Taillables et corvéables à merci, ça existe encore parfois ! Suivez mon regard !

http://www.deezer.com/listen-2815553

 

 

« A Charlotte-Madeleine de Carvoisin, marquise de Mimeure



[juin-juillet 1719]



On ne peux vaincre sa destinée ; je comptais, Madame, ne quitter la solitude délicieuse où je suis [ Le Bruel, chez le duc de La Feuillade] que pour aller à Sully ; mais M. le duc et Mme la duchesse de Sully vont à Villars,[Vaux-le-Vicomte, appelé Vaux-Villars ou Villars quand le duc de Villars l'acheta en 1705] et me voilà, malgré moi, dans la nécessité de les y aller trouver. On a su me déterrer dans mon ermitage pour me prier d'aller à Villars, mais on ne m'y fera point perdre mon repos.[allusion aux sentiments de V* pour la duchesse de Villars qui lors d'une des premières représentations d'Oedipe se fit présenter l'auteur et l'invita, sans pour autant lui accorder ses faveurs] Je porte à présent un manteau de philosophe dont je ne me déferai pour rien au monde. Vous ne me reverrez de longtemps, madame la Marquise ; mais je me flatte que vous vous souviendrez un peu de moi, et que vous serez toujours sensible à la tendre et véritable amitié que vous savez que j'ai pour vous . Faites moi l'honneur de m'écrire quelquefois des nouvelles de votre santé et de vos affaires [elle a acheté des actions dans le système de Law]; vous ne trouverez jamais personne qui s'y intéresse autant que moi. Je vous prie de m'envoyer le petit emplâtre que vous m'avez promis pour le bouton qui m'est venu sur l'œil. Surtout ne croyez point que ce soit coquetterie, et que je veuille paraître à Villars avec un désagrément de moins. Mes yeux commencent à ne me plus intéresser qu'autant que je m'en sers pour lire et pour vous écrire. Je ne crains plus même les yeux de personne ; et le poème de Henri IV [La Henriade] et mon amitié pour vous sont les deux seuls sentiments vifs que je me connaisse. »

 

 

 

 

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