11/06/2012
Il faut que vous souteniez la cause de la veuve, de l'orphelin, et du juif d'Alsace.
... Ce qui nous met en lumière ceux qui avaient besoin d'avocats en cette deuxième moitié de XVIIIè siècle , et que Voltaire saura lui aussi défendre par ses engagements et écrits .
Emporté par les flots ...
... de l'injustice .
« A M. DUPONT,
Avocat.
Aux Délices, 10 mars [1756]
Mon cher ami, le séjour de Colmar n'a point été triste pour moi; j'y travaillais, je vous voyais, et je vous regrette. J'ai passé l'hiver à Monrion avec notre ami de Brenles. Nous aurions bien voulu que le temps des vacances eût été en hiver, et que vous eussiez pu venir dans cet ermitage. Celui où je suis à présent vous plairait davantage j'ai trouvé, en arrivant, des fleurs épanouies dans mes parterres.
Comptez que les environs du lac Léman ne sont point barbares, les habitants le sont encore moins. Il n'y a point de ville où il y ait plus de gens d'esprit et de philosophes qu'à Genève. Ma maison ne désemplit pas, et j'y suis libre. Je suis au désespoir que votre destinée vous fixe à Colmar, car probablement je n'y retournerai pas, et vous ne viendrez point à mes Délices. Il faut que vous souteniez la cause de la veuve, de l'orphelin, et du juif d'Alsace. Courage ! plaidez et aimez les deux Suisses qui vous aiment, et qui font mille compliments à Mme Dupont. Ne nous oubliez pas auprès de monsieur et de madame 1, etc. »
17:07 | Lien permanent | Commentaires (0)
de quoi ne viendriez-vous pas à bout ?
... Ma chère Mam'zelle Wagnière dont le silence m'inquiète !
Votre silence est le même que celui de votre barrage préféré dont vous connaissez les entrailles et qui laisse passer en ce moment les sédiments relachés par un de ses proches voisins, le barrage de Vert-Bois en Suisse . Monstrueux tas de cochonneries dont une partie va aller jusqu'à la Méditerranée, et l'autre va être déblayée je ne sais où . Travail pharaonique .
Je suis allé le voir samedi .
Un petit peu de la terre de Ferney passera à vos pieds ces jours prochains .
Génissiat amont
« A M. Jean-Robert TRONCHIN,
de LYON
Délices, 10 mars 1756.
Songez que cette berline peut servir à nous mener à Lyon, en cas que le conseil de ville me commande une inscription pour son théâtre, et une tragédie pour la dédicace. Tout serait prêt aux ordres de la ville. Mais il serait impossible de faire la dédicace sans prendre Mlle Clairon pour grande prêtresse. Vous seriez bien homme à arranger tout cela, car de quoi ne viendriez-vous pas à bout ? »
Je vous souhaite toujours aussi bouillonnante que ces flots que j'ai vus avec émotion sachant que vous les avez affrontés sur une modeste coquille de noix il n'y a pas si longtemps que celà .
16:38 | Lien permanent | Commentaires (1)

