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29/09/2015

Je crois que le démon de Socrate était un ami

... Mis en ligne le 8/8/2017 pour le 29/9/2015

 

« A Charles-Augustin Ferriol, comte d'Argental

29 septembre [1760] 1

Voici je crois mes dernières volontés, mon adorable ange, car je n'en peux plus . N'allez pas je vous en conjure casser mon testament . Faites essayer ce qui a si bien réussi chez moi . Voilà les cabales un peu dissipées, voilà le temps de jouer à son aise . Les comédiens ne doivent pas rejeter mes demandes . Cela serait bien injuste et me ferait une vraie peine . Aménaïde Denis vous embrasse . Je me jette aux pieds de Mme Scaliger . Je crois avoir profité de son excellent mémoire . Qu'il est doux d'avoir de tels anges !

Je crois que le démon de Socrate était un ami . »

1 Sur le manuscrit, communiqué sans doute aux éditeurs de Kehl, d'Argental avait porté ces mots : «  Voici un petit mot que je n'avais pas vu d'abord et que je retrouve. » On a là un témoignage de la constante amitié du comte qui conserva pieusement tout ce qui venait de Voltaire .

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