Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

26/01/2017

Je ne suis en peine ni des comptes, ni des contes

... Nous disent en choeur  Hamon et Valls , qui tous deux savent envisager des dépenses sans vraiment savoir comment les financer, beaux parleurs certes , représentants du peuple certes non .

Ils sont cependant d'accord pour interdire à Pénélope en particulier et à tout membre de la famille d'un élu parlementaire ou sénatorial d'être payé par le dit élu aux frais de la Nation . Si elle est fidèle à légende, notre Pénélope sera incapable de montrer le travail accompli, n'ayant pas même eu à défaire ce qu'elle n'a jamais fait .

Ou alors, forts de cet exemple / contre-exemple , tous les conjoints devront se payer réciproquement un salaire ou indemnité pour services rendus , sommes prélevées sur des fonds publics pour rester dans la logique Fillon .

 

[Pénélope, par Bourdelle]

500 000 euros ? comme c'est bizarre ! je ne les ai pas vu passer .

 

 

« A Gabriel Cramer

à Genève

Puisque monsieur Gabriel est non seulement l'éditeur, mais le trésorier du Parnasse, je lui dirai que probablement je ne me mêlerai point des 85 exemplaires que M. de Crafford a eu la bonté de retenir . Il enverra sans doute une lettre de change à monsieur Cramer, à la réception du paquet à lui adressé en droiture . Je viens d'écrire à la cour de Bareith pour savoir ce qu'on a payé . J'ai bien peur que la perte du feu margrave ne soit une annulation de cet article . Je ne peux me charger que de la cour de Virtemberg qui a fait son premier paiement de vingt louis d'or .

J'écris aussi à M. de Shouvaloff, pour savoir si c'est lui ou son frère qui a envoyé de l'argent . Son frère est mort, et cela peut faire encore une petite difficulté . Quelques autres souscripteurs sont morts aussi , comme M. Rouillé , qui avait retenu je crois quelques exemplaires . Mais les morts, et les vivants qui ne paieront pas, ne compromettront en rien monsieur Cramer, qui ne peut rendre raison de ce qu'il a reçu .

Il peut, dès à présent, prendre quatorze cents livres pour compléter l'impératrice Élisabeth, et quatre cent quatre-vingts livres pour premier paiement Virtemberg . Ces deux sommes composant mille huit cent quatre-vingts livres, seront retenues sur l'argent de l'ogre que je le prie de vouloir bien prendre à Genève pour avoir plus tôt fait, et la première fois qu'il viendra nous voir à Ferney il nous fera grand plaisir de charger ses poches du reste ; on lui remettra le contrat, ainsi, tout sera en règle . Je ne suis en peine ni des comptes, ni des contes ; je l'embrasse de tout mon cœur .

V. 

3è février 1762 1»

1 Sur la troisième page du manuscrit restée blanche, Cramer écrivit plus tard : « M. de Voltaire a reçu 4800 du roi / 480 du duc de Virtemberg ./ J'ai payé / 21 septembre 1761 / 1400 de mains / 3è mai 1762 / 960 à M. Corneille père / 19 février 1762 / 240 à Mme Corneille / 21 mai 1762 / 240 à Wagnière / Resterait à payer / 8120 / 41880 / 400 / [total] 50400 livres. »

 

Écrire un commentaire