Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

12/04/2026

Nous vous demandons vos bons offices .

... D'où qu'ils viennent !" : telle doit être la prière des malheureux iraniens pris entre deux feux, Trump et le guide suprême, ainsi que celle des Libanais devenus un peuple à écraser , et qui va ressembler à Gaza d'ici peu . Jusqu'où va aller l'incohérence trumpienne, et Israël continuer avec la loi du talion ?

https://www.lemonde.fr/international/live/2026/04/12/en-d...

 

« A Louis-Gaspard Fabry

11è octobre 1770 à Ferney

Monsieur,

Nous sommes résolus, Mme Denis et moi, à faire bâtir une maison dans Versoix ; je n'en jouirai pas, mais elle aura le plaisir d'être votre voisine . Vous savez que nous demandons mille cinquante-deux toises du numéro un 1. Notre attachement à M. le duc de Choiseul justifie notre empressement . Voulez-vous bien avoir la bonté de suppléer à notre ignorance sur la manière juridique dont il faut s'y prendre . Nous vous demandons vos bons offices ; notre prière servant de procuration . J’ai l'honneur d'être avec l’attachement le plus respectueux,

monsieur,

votre très humble et très obéissant serviteur

Voltaire. »

Laissez faire, il est impossible d’empêcher de penser ; et plus on pensera, moins les hommes seront malheureux. Vous verrez de beaux jours ; vous les ferez

... Levez la tête bandes d'avachis, décollez de vos petits écrans et larguez ces foutus influenceurs bas de plafond, gardez un soupçon de jugeotte, votre bonheur vrai en dépend , sans trainer .

 

 

« A Marie-Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet 1 à Lyon

et à Jean Le Rond d'Alembert

11è octobre 1770 2

Le vieux malade de Ferney embrasse de ses deux maigres bras les deux voyageurs philosophes qui ont adouci ses maux pendant quinze jours.

Un grand courtisan 3 m’a envoyé une singulière réfutation du Système de la Nature, dans laquelle il dit que la nouvelle philosophie amènera une révolution horrible, si on ne la prévient pas. Tous ces cris s’évanouiront, et la philosophie restera. Au bout du compte, elle est la consolatrice de la vie, et son contraire en est le poison. Laissez faire, il est impossible d’empêcher de penser ; et plus on pensera, moins les hommes seront malheureux. Vous verrez de beaux jours ; vous les ferez 4: cette idée égaye la fin des miens.

Agréez, messieurs, les regrets de l’oncle et de la nièce. »

1 Marie-Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet, né le 17 septembre 1743, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences, s’empoisonna dans la prison de Sceaux le 27 mars 1794. Il a été l’un des éditeurs des Œuvres de Voltaire imprimées à Kehl en soixante-dix volumes in-8° ou quatre-vingt-douze volumes in-12.

2 Original ; éd. Kehl , suivie par les éditions, omet le second alinéa .

3 Le marquis de Voyer d’Argenson ; l'ouvrage est Le Vrai Système ; voir lettre du 12 octobre 1770 à d'Argenson : https://www.monsieurdevoltaire.com/2016/01/correspondance-annee-1770-partie-27.html

Voir : https://shs.cairn.info/revue-dix-huitieme-siecle-2010-1-page-561?lang=fr

4 Effectivement Condorcet devint un des éditeurs de Kehl et appela de ses vœux la révolution . Mais par une cruelle ironie du destin à laquelle V* est loin de penser, il fut jeté dans les prisons révolutionnaires et s'y donna la mort le 27 mars 1794 .