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17/05/2011

Je suis persuadé qu'il ne s'est jamais cru coupable ; s'il l'avait été serait-il revenu en France ?

La réponse est : oui !

Là, vous vous doutez bien que je ne parle pas de ce malheureux Lally Tollendal, mais d'un certain Français qui fait la honte de ses compatriotes . Oui, j'ai l'intime conviction que ce Dirty Silly Keutard est coupable , qu'il est assez faux-cul pour le nier, assez lâche et imbu de lui-même pour se croire au dessus des lois . J'ai détesté cet individu, avocat qui déshonore sa profession, dès son inqualifiable faux en écriture pour justifier une note d'honoraires de 500 000 Francs ; cet homme là est un récidiviste dans le mensonge, et fort capable de nier mordicus pris la main dans le sac .

En son temps , j'avais été outré que des "intellectuels" trouvent indigne que Roman Polanski soit arrêté et privé de liberté pour abus sexuel lointain , trop lointain selon eux pour justifier cette arrestation logique . De même j' ai, ce que certains vont appeler un préjugé défavorable  contre Dirty Silly Keutard .

Qui va pleurer pour lui ?

Au fait, avez-vous, comme ça, sans réfléchir, sans faire un casse chez votre banquier, un million de dollars ? Avez-vous le confort qu'apporte la fortune pour vous défendre en justice ?

Toujours justice/injustice à deux vitesses ! Qui saura me prouver le contraire ?

 

 

 

«  M. le maréchal duc de Richelieu

 

A Ferney , 17 mai [1766]

 

Je reçois la lettre du 1er mai, dont mon héros m'honore . M. le chevalier de Beauteville m'a dit qu'avant de partir pour votre royaume de Bordeaux vous lui aviez dit que vous le chargeriez de vos ordres pour moi ; mais la lettre dont vous me parlez ne m'est jamais parvenue, et il faut qu'on l'ai oubliée dans votre déménagement .

 

Que vous êtes heureux, Monseigneur, de pouvoir toujours courir ! et que je suis à plaindre de ne pouvoir au moins me trouver sur votre route !

 

Je suis bien fâché pour le public, et pour les beaux-arts que vous protégez, de voir le théâtre privé de Mlle Clairon, lorsqu'elle est dans la force de ses talents . J'y perds plus qu'un autre, puisqu'elle faisait valoir mes sottises ; mais elle m'a mandé que , puisqu'on ne voulait pas confirmer la déclaration de Louis XIII en faveur de vos spectacles, et encore moins la fortifier de quelques nouvelles grâces, elle ne pouvait plus cultiver un art trop avili . Elle a renoncé à l'excommunication, et moi aussi, j'ai pris mon congé . Il n'y a que vous qui restiez excommunié, puisque vous restez toujours le premier gentilhomme de la chambre, disposant souverainement de l’œuvre de Satan . Il est clair que celui qui les ordonne est bien plus maudit que le pauvres diables qui les exécutent . Il est plaisant qu'un comédien soit mis en prison s'il refuse de jouer, et soit damné s'il joue ; mais vous devez être accoutumé aux contradictions de ce monde .

 

Je n'ai encore vu aucun mémoire pour ou contre ce pauvre Lally . Je le connaissais pour un Irlandais un peu absurde, très violent, et assez intéressé ; mais je serais extrêmement étonné s'il avait été un traître comme on le lui reproche . Je suis persuadé qu'il ne s'est jamais cru coupable ; s'il l'avait été serait-il revenu en France ? il y a des destinées bien singulières . Ce globe est couvert de folies et de malheurs de toute espèce .

 

De toutes les folies, la plus ennuyeuse est celle des Genevois ; cette folie n'était certainement pas trop dangereuse ; ce n'est qu'une dispute de gens qui argumentent les uns contre les autres, et il faut que trois puissances envoyent des ambassadeurs pour interpréter trois ou quatre passages de leurs lois . On leur a fait bien de l'honneur, ils ressemblent à cet homme des fables d’Ésope qui priait Hercule de lui prêter sa massue pour écraser ses puces .

 

Continuez, mon héros à vous moquer du genre humain ; il le mérite bien . Moquez-vous aussi de moi quelquefois ; mais conservez-moi des bontés qui adoucissent la fin de ma carrière, et qui me rendent heureux dans ma retraite . Je finirai mes jours comme il y a plus de quarante ans que je les passe, pénétré pour vous de respect et du plus tendre attachement . »

 


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