Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

03/12/2017

Je vous réponds, mesdemoiselles , sur du papier orné de fleurs, parce que je crois que le temps des épines est passé

...

DSCF3600 rose calas.JPG

DSCF3599 anne rose calas.JPG

 

 

« A Anne-Rose Calas et à Rose Calas 1

à Paris

18è janvier 1763 au château de Ferney 2

Je vous réponds, mesdemoiselles , sur du papier orné de fleurs, parce que je crois que le temps des épines est passé, et qu'on rendra justice à votre respectable mère et à vous . Je vous félicite d'être auprès d'elle . Je me flatte que votre présence a touché tous les juges, et qu'on réparera l'abomination de Toulouse . Je vois avec un extrême plaisir que le public s'intéresse à vous aussi vivement que moi . Je fais mes plus sincères compliments à madame votre mère, et suis avec beaucoup de zèle, mesdemoiselles 3, votre très humble et très obéissant serviteur .

Voltaire

gentilhomme ordinaire du roi. »

1 Les deux filles de Jean Calas, sœurs de Marc-Antoine, Pierre, Louis et Donat .

2 Original signé, effectivement sur papier fleuri . Voir Coquerel : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57191804/f1.image.r=coquerel,+athanase.langFR

3 Jusqu'à la Révolution, seules les femmes nobles auront droit au titre de madame, et une bourgeoise même mariée n'a droit qu'au titre de mademoiselle .

Curieusement, l'administration française du XXIè siècle , elle, ne connait plus de demoiselle, toute jeune fille est désormais, -et pour l'éternité paperassière,- depuis sa naissance « madame » !

Écrire un commentaire