17/10/2018
Non sono in stato di ringraziarvj di pugno, ma per debole, che io sia posso sentire tutta la forza del volstro merito /Je ne suis pas en état de vous écrire de ma main, mais pour infirme que je sois, je puis sentir toute la force de votre mérite
... [sic] M. Mélenchon, dois-je vous plaindre, car selon un diagnostic des plus fiables et établi par des millions de spectateurs, depuis un certain temps et avec une crise de caca nerveux hier, vous avez la grosse tête, ce que je me permets de traduire par "M. Mélenchon, vous êtes une enflure !" . Insoumis de mes deux ! "Sacré !", je te l'accorde, tu l'es : un sacré conn...
Insoumis ridicules, qu'avez vous à cacher, quelles ordures trainent sous vos tapis, quels cadavres dans vos placards pour que vous vous opposiez à une perquisition légale ?

Deux justiciables qui, de leurs perchoirs, conchient la loi . Intolérable !!
« A Lorenzo Guazzesi 1
Pisa
Ferney 18 octobre 1763 2
Sgre,
Una delle piu grandi Consolazionj che abbia ricevuto in un inferma vecchiezza che mj conduce al sepolcro p una strada assaj disastrosa, è stata La Lettura della opére, che avete volutao gentilmente donarmj . Jo non le ho ricevuto, che prochj giornj sono, benchè la vostra Lettera sia scritta del 21 aprile . Non sono in stato di ringraziarvj di pugno, ma per debole, che io sia posso sentire tutta la forza del volstro merito . L'ammirabile Ifigenia di Racine era degna di esser tradotta da voj . Ma alle altre avete fatto troppo d'onore 3. Le vostre Osservazionj 4 sono belle, istruttive, e dotte, quanto è graziosa ed amabile la vostra Poesia .
Quantunque io vegga dalle mie finestre le montagne, p cuj dovette passare Annibale, vj confesso, non so determinarmj quale strada , egli prendesse ; e dubito ancor io fortemente, che egli s'aprise la via con l'aceto 5. Me ne rapporto à voj intieramente, o sgre , che avete cosi ampia conoscenza dell' antichità .
Vj dichiaro di cuaore, che la vostra maniera di scrivere mj piace infinitamente, quanto mj sorprende la forza con cuj trattate le materie d'erudizione ed i Lumj , che ne ricavate a vantaggio delle Lettere . Vj esibisco la mia servitu, e sono con la piu perfettà stima
Sgre
Vostro Devotme Obo Sere
Voltaire
gentiluomo orde della Camera del re . 6»
1 Voir : http://www.treccani.it/enciclopedia/lorenzo-guazzesi_(Dizionario-Biografico)/
et : http://www.monsieurdevoltaire.com/2014/07/articles-de-journaux-tragedies-francaises.html
2 La lettre a été datée de février par suite d'une lecture erronée du manuscrit .
3 Guazzesi, dans sa Raccolta di alcune tragedie trasportate della lingua francese nell'italiano, 1762 , avait donné des traductions d'Iphigénie de racine, d'Electre de Crébillon et d'Alzire de Voltaire .Voir : https://books.google.fr/books?id=3t5xj9buuNoC&pg=PA135&lpg=PA135&dq=Raccolta+di+alcune+tragedie+trasportate+della+lingua+francese+nell%27italiano&source=bl&ots=bVa5fS9e0i&sig=wLtgqu4yUecNYDRHnsKf5GrcWdA&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwj36OXK44zeAhVJTBoKHQw9AMUQ6AEwA3oECAcQAQ#v=onepage&q=Raccolta%20di%20alcune%20tragedie%20trasportate%20della%20lingua%20francese%20nell'italiano&f=false
4 Osservazioni storiche […] intorno ad alcuni fatti di Annibale, 1762
5 Le détail est donné dans la Lettera critica all'illustriss. Sig. Dottore A. Cocchi, intorno fatti della guerra gallica cisalpina seguiti l'anno d. Roma , 1752 .
6 « Une des plus grandes consolations que j'ai reçues, dans ma vieillesse débile qui me conduit au tombeau par une voie fort misérable, a été la lecture de vos œuvres, dont vous avez aimablement voulu me faire un présent . Je ne les ai reçues qu'il y a peu de jours, quoique votre lettre soit écrite du 21 avril . Je ne suis pas en état de vous écrire de ma main, mais pour infirme que je sois, je puis sentir toute la force de votre mérite . L'admirable Iphigénie de Racine était digne d'être traduite par vous . Mais vous m'avez fait trop d'honneur . Vos observations sont belles, instructives et doctes, comme est gracieuse et aimable votre poésie . Bien que je voie de mes fenêtres les montagnes qu'avait à passer Annibal, je ne saurais déterminer quelle route il prit ; et je doute encore fortement qu'il se soit ouvert la voie avec du vinaigre . Mais je m'en rapporte entièrement à vous, monsieur, qui avez une si vaste connaissance de l'Antiquité . Je vous déclare de tout mon cœur que votre manière d’écrire me plait infiniment, autant que me surprend la vigueur avec laquelle vous traitez les matières d’érudition, et les lumières que vous retirez à l'avantage des Lettres . Je vous dis toute mon obligation, et je suis, avec la plus parfaite estime monsieur Votre très humble et très obéissant serviteur /Voltaire /gentilhomme ordinaire de la chambre du roi .
La lettre à laquelle répond V* n'est pas connue .
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16/10/2018
si je meurs avant ce temps-là, vous serez couché sur mon testament pour un paquet de vers
... Je ne peux m'empêcher de penser que, maître es mots d'esprit, Voltaire fait ici un jeu de mots sur les vers qui nous attendent , six pieds sous terre ( encore un parallèle avec la poésie et ses vers à pieds ), selon la croyance populaire (sauf si on opte pour l'incinération ) . Nos funérailles prennent un tour bien amusant , sinon poétique .

« A Bernard-Louis Chauvelin
A Ferney 18è octobre 1763
Je présume que Votre Excellence a déjà fait l'acquisition d'un nouvel enfant ; que madame l'ambassadrice se porte à merveille, et que vous n'êtes occupé que de vos ouvrages, qui en vérité valent mieux que les miens .
Dès que vous aurez du loisir, j'enverrai donc à Votre Excellence ce qu’elle croit que je lui dois depuis le mois d'avril ; mais je vous avertis, monsieur, que ce n'est que de la prose ; et voici de quoi il est question .
Lorsque la veuve Calas présenta sa requête au Conseil, l'horreur que tout le monde témoigna contre le parlement de Toulouse fit croire à plusieurs personnes que c’était le temps d'écrire quelque chose d'approfondi, et du raisonné sur la tolérance 1. Une bonne âme se chargea de cette entreprise délicate ; mais elle ne voulut point publier son écrit, de peur qu'on n'imaginât que l'esprit de parti avait tenu la plume, et que cette idée ne fit tort à la cause des Calas ; peut-être l'ouvrage n'est-il pas indigne d’être lu par un homme d’État . J'aurai l'honneur de vous le faire tenir dans quelques jours .
Il y a aussi une petite brochure qui sert de supplément à l'Histoire universelle 2. Il y aurait de l'indiscrétion à vous l'envoyer par la poste ; et je ne prendrai cette liberté que sur un ordre précis .
Voilà pour tout de qui regarde le département de la prose . À l’égard du département des vers, je ne peux rien envoyer qu'en 1764, et si je meurs avant ce temps-là, vous serez couché sur mon testament pour un paquet de vers .
Je présente mes respects à madame l'ambassadrice, à monsieur votre fils aîné, et à monsieur son cadet .
V. »
1 On en conclut que la date de publication du Traité sur la tolérance est aux environs du 20 octobre 1763 .
2 Remarques pour servir de supplément à l'Essai sur l'histoire générale ; voir : https://archive.org/details/bub_gb_I4hLAIxmxz0C/page/n1
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15/10/2018
Le travail qui est un plaisir, devient un fardeau quand on souffre
... Ô combien de syndicalistes ne voient que souffrance, déplaisir et motifs à faire grève, et manifester, et palabrer sans fin, dans le moindre travail ! De plaisir nenni, si ce n'est alors de faire le beau à la télé et fréquenter des ministres , ô suprême ambition satisfaite !
« A César-Gabriel de Choiseul, duc de Praslin
Ferney 17è octobre 1763 1
Monseigneur,
Je défie mes trente-neuf confrères de l'Académie, de trouver des termes pour vous exprimer ma reconnaissance ; ma nièce est dans le même embarras que moi. J'ai fait parvenir à mon ingrat curé les nouvelles de la protection que vous nous donnez . On lui a dit que le roi entendait garder ses traités avec ses voisins ; il a répondu qu'il se … moquait des traités, qu’il aurait mes dîmes, qu'il plaidait au parlement de Dijon, que son affaire y était entamée depuis longtemps ; qu'il m'enterrerait au plus tôt, et qu'il ne prierait point Dieu pour moi . Je sens bien, Monseigneur, que je serai damné de cette affaire-là, mais il est si doux d'avoir votre protection dans ce monde, qu'on prend son parti gaiement pour l'autre . Je suis bien sûr que vous soutiendrez votre dire avec le parlement de Bourgogne, s'il a la rage de juger comme Perrin Dandin, s'il prétend que l'affaire, étant déjà entamée au parlement, elle doit y rester . Vous nous permettrez bien alors de recourir à vos bontés .
Permettez-moi de vous souhaiter une santé parfaite, c'est la seule chose qui vous manque ; sans cela , point de bonheur . Le travail qui est un plaisir, devient un fardeau quand on souffre . Permettez cette réflexion à l'attachement et à la reconnaissance .
Je suis avec un profond respect
Monseigneur
votre très humble et très obéissant serviteur
Voltaire. »
1 L'édition Vie privée donne une version corrompue .
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