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27/06/2019

capable de négocier comme de combattre, digne enfin non seulement de vous servir mais encore de souper avec vous

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« A Etienne-François de Choiseul-Stainville, duc de Choiseul

[ vers le 23 mai 1764]

Mon cher colonel, 1

La bavarde marmotte vous importune souvent, mais permettez-moi de vous remercier de la niche que vous faites aux États de Hollande et de Vest Frise de leur enlever M. de Const[ant] . Les braves , et les gens d'esprit doivent servir M. le duc et non pas des bourgmestres ; il est bon d'ailleurs que M. de C. expie le tort qu'a eu le général son père de se battre cinquante ans contre vous . Il est vrai qu'il est fort ingrat envers les Hollandais . Ils ont donné de l'emploi à son fils qui n'a que 12 ans . Le père en capitaine major du régiment des gardes et le seul homme de génie sur lequel on puisse compter dans l'occasion pour défendre Berg ob Zon et Mastrich, il est riche par lui-même, il a de la considération dans son pays, capable de négocier comme de combattre, digne enfin non seulement de vous servir mais encore de souper avec vous etc., etc., etc.

V. »

1 Sur le mot colonel, voir la lettre du 24 mai 1764 à Constant de Rebecque : « La lettre dont vous avez la minute est adressée à mon colonel. Il me permet de lui écrire ainsi . »

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