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23/07/2019

Je suis réduit à m’entretenir en silence du souvenir de vos bontés

... Chère Mam'zelle Wagnière comment allez-vous ? où êtes-vous ? que faites-vous ?

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Sans vous la charmille est toujours en hiver

 

 

« A Louise-Dorothée von Meiningen, duchesse de Saxe-Gotha

Aux Délices près de Genève

16 juin 1764 1

Madame, mon ombre ne prend plus guère la liberté d’écrire à Votre Altesse Sérénissime . Les années et les maladies s’opposent aux devoirs comme aux plaisirs. Je suis réduit à m’entretenir en silence du souvenir de vos bontés. Souffrez  cependant, madame, que j’aie l’honneur de renouveler mes remerciements à Votre Altesse Sérénissime au sujet de cette famille infortunée des Calas, si cruellement traitée à Toulouse .

Je me flatte que Votre Altesse Sérénissime jouit de toutes les félicités qui ont manqué à tant de rois, santé, tranquillité, occupations douces qui ne laissent aucune inquiétude dans l’âme, assurance d’être aimée autant que respectée. Je mets surtout la grande maîtresse des cœurs 2 parmi les causes de votre bonheur. Daignez, madame, me conserver des bontés qui font la consolation de ma vieillesse, et agréez mon profond respect pour Votre Altesse Sérénissime et pour votre auguste famille.

V. »

1Nous avons ici l'édition Voltaire à Ferney qui n'a pas suivi l'édition E. Bavoux et A. François (voir : http://www.monsieurdevoltaire.com/2014/08/correspondance-annee-1764-partie-20.html )

2 Louise-Dorothée fut élevée avec la future Mme de Buchwald dont la mère était alsacienne et dame d'honneur de la duchesse d'Orléans ; plus tard Mme de Buchwald , confidente de la duchesse , devint grande maîtresse de la Cour . V* par jeu de mots la nomme grande maîtresse des coeurs .

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