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21/02/2021

Si vous pouvez vous échapper quelques moments, et venir dîner à Ferney je regarderai cette bonté comme une grande grâce

... Invité à dîner, oui, cher ami, mais vous auriez pu venir avec une simple bonne bouteille, sans vous charger exagérément https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-al... !

Des Genevois tentent de passer 60 kg de nems, cachés dans le compartiment de la roue de secours, à Ferney-Voltaire dans l'Ain

J'ai dit "manger chez moi", pas "manger chinois" !

 

 

« A Pierre Lullin

Au château de Ferney 17è octobre 1765 1

Monsieur,

Je dois avoir l'honneur de vous faire part , aussi bien qu'au Conseil, des difficultés qu'un des commissaires nommés par le roi élève contre les droits de votre République . Il prétend que les lettres patentes de Henri IV enregistrées au parlement de Dijon, n’ayant été obtenues que sur les représentations de nos États de Gex, elles ne peuvent faire de loi pour les intérêts de la République . Je maintiens au contraire que ces lettres patentes ayant ordonné que tous les seigneurs jouiront de leurs anciennes prérogatives, la seigneurie qui en a toujours joui doit être maintenue dans un droit fondé d'ailleurs sur les traités .

Je me suis toujours fait, monsieur, un honneur et un devoir de marquer mon zèle pour le Conseil de Genève, et de le servir autant qu'il a dépendu de moi . Je vous prie de l'assurer que ce zèle ne s'est point refroidi, et qu'en toutes les occasions je lui témoignerai mon attachement respectueux . Ma santé, comme vous le savez, monsieur, ne me permet pas de sortir de chez moi . Si vous pouvez vous échapper quelques moments, et venir dîner à Ferney je regarderai cette bonté comme une grande grâce . J'aurai l’honneur de vous entretenir, et de vous marquer de vive voix, le respect et le dévouement avec lequel je serai toujours

monsieur

votre très humble et très obéissant serviteur

Voltaire. »

1 L'édition Eugène Ritter , « Lettres inédites de Voltaire », 1901, suggère comme destinataire François-Jean Turrettini, mais celui-ci est mort le 11 octobre, ses fonctions de premier syndic étaient alors assurées par André Gallatin . Pierre Lullin est le secrétaire du Conseil, et assez lié avec Voltaire pour expliquer le ton de cette lettre . De plus, dans une lettre à Jean-Pierre Crommelin, du 22 novembre 1765 , Lullin rend compte à celui-ci de « quelques conversations » qu'il a eues avec V*, à la suite d'une lettre reçue de lui « le 27 du mois dernier », et dont il cite même le second paragraphe, ce qui confirme l'identité du destinataire .

Voir : https://lumieres.unil.ch/fiches/bio/2915/

et https://www.geni.com/people/Francois-Turrettini/6000000028768120079

et https://gw.geneanet.org/rossellat?lang=en&p=jean+pierre&n=crommelin

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