06/02/2022
Ne pourrai-je vous donner encore une tragédie avant de finir ma carrière ?
... Si, bien sûr, Eric ! Profite bien du financement de tes prestations, ça ne va pas durer autant que la pandémie . Tu luttes apparemment contre Marine Le Pen, ce qui ne t'empêche pas de saluer la foule comme le regrettable Jean-Marie : grotesque - ri-di-cule ! Tu pourras te recycler en épouvantail , seul moyen réellement efficace pour continuer à aider les paysans que tu courtises maintenant (et fiche la paix aux petits agneaux ! ).
« A Charles-Augustin Ferriol, comte d'Argental
et à
Jeanne-Grâce Bosc du Bouchet, comtesse d'Argental
5è novembre 1766
Nous verrons , mes anges, si ce petit paquet sera encore soufflé comme les autres . Vous connaîtrez Jean-Jacques Rousseau ; il est digne de se lier en Angleterre avec d’Éon et Vergy 1 . Il est vrai qu'il n'y a point de galères en Angleterre, mais les Anglais ont des îles et possèdent le grand pays du Canada, où ces messieurs ne figureraient pas mal parmi les Hurons .
Les Genevois sont devenus fous d'Olympie, on la joue tous les jours, et à trois heures il n'y a plus de place . Tâchez donc que cet hiver Mlle Durancy puisse inspirer à Paris la même folie . Tout le monde a vu Olympie hors moi qui suis dans mon lit . Ne pourrai-je vous donner encore une tragédie avant de finir ma carrière ? Il faudrait que les fripons de la littérature ne dérangeassent pas mon repos et ne me fissent pas perdre un temps précieux .
Je suis enchanté de M. Marin, et je vois par les services qu'il me rend combien il vous est dévoué .
Respect et tendresse . »
1 Voir lettre du 24 janvier 1765 à d'Argental : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2020/04/08/je-me-gueris-moi-meme-par-le-regime-et-par-la-patience-et-jusqu-ici-je-m-en.html
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