07/11/2026
je pense qu’il ne faut jamais rien étriquer : c’est un des plus horribles défauts de ce siècle
... Et c'est en ne voyant pas plus loin que son portable qu'on tourne en rond : Tik ! Tok ! tic ! tac ! tic ! tac ! Zap ! zap ! zap !... Vue imprenable sur son nombril et, pour ceux qui ne sont pas obèses, ses orteils , tête baissée, droit dans le mur . "Petit petit petit tout est mini dans notre vie" : OK ami Jacques Dutronc , https://www.youtube.com/watch?v=uwFGrfStFOw&themeRefr...
« A Henri Lambert d'Herbigny, marquis de Thibouville
20è février 1771
Le pauvre malade dira en deux mots à M. Baron 1 que s’il a eu le diable au corps, il prétendait bien aussi le faire entrer dans celui d’Atrée. Il le supposait à la fin agité des furies. Il croit qu’il n’y a pas d’autre moyen de se tirer de là. Il est fort aisé de substituer quelques vers à ceux qui finissent la pièce ; mais je pense qu’il ne faut jamais rien étriquer : c’est un des plus horribles défauts de ce siècle, à mon gré. Je prétends qu’on doit finir par ce qu’on appelle des fureurs : c’est un châtiment des dieux, et Atrée mérite certainement punition.
Pour madame la mère, je crois qu’il serait très ridicule de la faire tuer. On ne doit multiplier ni les morts ni les êtres sans nécessité. Il n’est pas trop aisé de donner aux deux Atrées le temps de saigner l’enfant. Cependant la nourrice peut dire qu’elle a été poursuivie par des soldats, et qu’elle a été obligée de prendre son plus long. Le malade aura soin de tout cela, s’il peut recouvrer un peu de santé. Il est aveugle, il a la goutte, il n’en peut plus. Il demande à M. Baron et aux anges le plus profond secret. On travaillera, vous dis-je. Il est juste de dessiller les yeux d’un certain public sur le compte d’un certain Vandale 2.
Ne s’amuse-t-on pas à Paris tout comme si de rien n’était ? N’est-ce pas là le génie welche ? Monsieur Baron est prié de nous le mander, cela est important.
Vraiment oui , attendez-vous que Mme Denis écrive ! »
1 Voir lettre du 9 janvier 1771 : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2026/09/10/beaucoup-de-nouvelles-nuances-a-son-enseigne-a-biere-6608029.html
Voir note 1 : lettre du 1er août 1750 à Thibouville : https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Voltaire_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes_Garnier_tome37.djvu/158
2 Crébillon, le père, qu’ailleurs Voltaire appelle le barbare ; voir Épître à d'Alembert : https://fr.wikisource.org/wiki/%C3%89p%C3%AEtres_(Voltaire)/%C3%89p%C3%AEtre_110
00:05 | Lien permanent | Commentaires (0)

