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30/10/2019

Sans les femmes, point de salut en aucun genre . J’en parle en homme très désintéressé

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Voltaire est affirmatif, là où le père dominicain Henri-Marie Manteau-Bonamy est interrogatif . Lequel des deux, selon vous, aime et connait le mieux les femmes ?

 

 

« Au marquis Francesco Albergati Capacelli

12è septembre 1764 1

Je ne vois pas trop, monsieur, quel rapport ce pauvre Algarotti avait avec Ovide, sinon qu’ils avaient tous deux un grand nez. M. Guazezzi qui a, je crois, tous ses papiers, peut donner un beau démenti à la dame dont vous me parlez. Il faut, en effet, que cette dame soit un peu méchante, j’ajouterais même, si j’osais, un peu folle. A propos de dame, je suis bien étonné que vous n’en ayez pas pour jouer la comédie, comment peut-on s’en passer et qui peut les remplacer ? Nous en avons nous autres et d’excellentes en comique et en tragique. Sans les femmes, point de salut 2 en aucun genre . J’en parle en homme très désintéressé ; car à soixante et onze ans, on n’est pas soupçonné d’être subjugué par elles ; je ne connais que l’amitié, et vous m’en faites éprouver le charme. »

1 L'édition Supplément au recueil, II, 4, supprime le nom de Guazzesi . La lettre à laquelle répond V* n'est pas connue .

2 L'édition Beuchot met plaisir au lieu de salut , ce qui me semble plus logique compte tenu de la phrase suivante .

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