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20/05/2022

Cette affaire peut avoir les suites les plus funestes, puisqu’on a manqué d’arrêter le mal dans son principe

... On peut le dire de toutes ces guerres qui dévastent notre monde et qui n'ont en réalité pour cause que l'appât du gain camouflé sous des prétextes idéologiques flatteurs . Que tous ces tueurs, sous toutes les latitudes, aillent au diable au plus tôt .

 

 

« A Etienne-Noël Damilaville

28è janvier 1767 1

Quoi que vous en disiez, mon cher ami, et quoi qu’on en dise, nous serons toujours dans des transes cruelles. Cette affaire 2 peut avoir les suites les plus funestes, puisqu’on a manqué d’arrêter le mal dans son principe. Je m’abandonne à la destinée : c’est tout ce qu’on peut faire quand on ne peut remuer, et qu’on est dans son lit, entouré de soldats et de neige.

M. de Chardon me mande qu’il a trouvé le mémoire de M. de Beaumont pour les Sirven bien faible. Vous étiez de cet avis . Il est triste que vous ayez raison. Vous aurez incessamment Les Scythes ; j'y travaille encore .

On dit des merveilles de mon confrère Thomas . Je vous supplie d'envoyer l'incluse 3 à votre ami . Je souffre beaucoup mais je vous aime davantage . »

 

1 L'édition de Kehl, suivant la copie Beaumarchais et suivie de toutes les éditions amalgame des versions abrégées e cette lettre et de la lettre du 30 janvier 1767 sous la date 30 janvier 1767 ; voir : http://www.monsieurdevoltaire.com/2015/04/correspondance-annee-1767-partie-10.html

2 Toujours l’affaire Lejeune.

3 Non pas la préface des Scythes avec l'hommage rendu à Diderot , comme le pensait Besterman, car l'envoi n'eut lieu que le 30 janvier 1767, mais bien la lettre à d'Alembert du même 28 janvier 1767 : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2022/05/20/l-esprit-malin-s-est-empare-de-notre-petit-pays-c-est-la-dis-6382785.html

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