27/08/2023
il a disposé de ses fonds d'une manière avantageuse
... Mais où donc ? Comment placer ses fonds avant de toucher le fond ?
https://www.boursorama.com/patrimoine/actualites/epargne-...
« A Charles-Eugène, duc de Wurtemberg 1
A Ferney 22è janvier 1768
Monseigneur,
Je suis obligé d'informer Votre Altesse Sérénissime que le Genevois qui avait offert de vous prêter soixante mille livres, et qui même aurait été jusqu'à vingt mille, voyant que je n'avais aucune réponse de vous, est venu ce matin retirer sa parole, et m'avertir qu'il a disposé de ses fonds d'une manière avantageuse, attendu que les dissensions de Genève sont prêtes de finir par un accommodement .
Je perds la seule ressource que j’avais dans cet homme . Il m'aurait aidé dans mes besoins pressants si j'avais pu lui montrer une délégation sur vos fermiers . Je suppose que la rigueur de la saison n'a pas permis à votre chambre de Montbéliard de me rendre cette justice qu'elle m'avait promise ; mais j'espère toujours en votre bonté et en votre équité . Je suis sûr que vous ne laisserez pas languir dans l'indigence un vieillard de soixante et quatorze ans accablé de maladies, qui a mis entre vos mains toute sa fortune 2, et qui n'a que peu de mois à jouir d'une pension alimentaire . Je compte , monseigneur, sur la générosité de votre âme, et je mourrai avec les sentiments de l'attachement et du profond respect avec lequel j'ai l'honneur d'être,
monseigneur,
de Votre Altesse Sérénissime
le très humble et très obéissant serviteur
Voltaire. »
2 Voltaire mourra avant que le prince ne puisse éponger le reliquat de ses dettes.
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26/08/2023
je compte pour rien ceux qui n'ont fait que vivre et vieillir, et dont l'histoire ne parlera pas
... Ô combien sont-ils tous ceux qui se croyant chênes ne sont que chiendent !
La foule des politicards et des navrants influenceurs [sic], les "people" des premières pages ne seront qu'un pet de lapin au fond de l'océan de la mémoire . Par exemple qui , autre qu'elle même , tiendra Ségolène Royal pour un personnage historique quand elle se promeut chef de file d'une liste d'union avec LFI ? Immanquablement revient sa "bravitude" mais surtout pas son intelligence dont on est en droit de douter . Mariage de la carpe et du lapin , contrat avec le divorce en codicille, "Sego et Jean-Luc ont l'honneur horreur de ... ": https://www.rtl.fr/actu/politique/europeennes-2024-segole...
Le crétinisme toujours présent a de l'avenir.
« A Louis-François-Armand du Plessis, duc de Richelieu
18è janvier 1768 à Ferney
Ce n'est aujourd'hui ni au vainqueur de Manon, ni au libérateur de Gênes, ni au vice-roi de la Guyenne, que j'ai l'honneur d'écrire ; c'est à un savant dans l'histoire, et surtout dans l'histoire moderne.
Vous devez savoir, monseigneur, si c'était votre beau-père ou le prince son frère qu'on appelait le sourdaud 1. Si ce titre avait été donné à l'aîné, le cadet n'en était certainement pas indigne.
Voici les paroles que je trouve dans les Mémoires de Mme de Maintenon :
« La princesse d'Harcourt n'osait proposer à Mlle d'Aubigné son fils aîné le prince de Guise, surnommé le sourdaud. Pour le rendre un plus riche parti, elle lui avait sacrifié le cadet, qu'elle avait fait ecclésiastique. Cet abbé malgré lui ayant depuis trahi son maître, la mère alla se jeter aux pieds du roi, qui, la relevant, lui dit de ce ton majestueux de bonté qui lui était particulier « Eh bien madame, nous avons perdu, vous, un indigne fils, moi, un mauvais sujet ; il faut nous consoler .2»
Je soupçonne que l'auteur parle ici de feu M. le prince de Guise, qui avait été abbé dans sa jeunesse, et dont vous avez épousé la fille. Je n'ai jamais ouï dire qu'il eût trahi l'État. Je ne conçois pas comment cet infâme La Beaumelle a pu débiter une calomnie aussi punissable. Je vous supplie de vouloir bien me dire ce qui a pu servir de prétexte à une pareille imposture. Je m'occupe, dans la nouvelle édition du Siècle de Louis XIV, à confondre tous les contes de cette espèce, dont plus de cent gazetiers, sous le nom d'historiens, ont farci leurs impertinentes compilations. Je vous assure que je n'en ai pas vu deux qui aient dit exactement la vérité.
J'espère que vous ne dédaignerez pas de m'aider dans la pénible entreprise de relever la gloire d'un siècle sur la fin duquel vous êtes né, et dont vous êtes l'unique reste car je compte pour rien ceux qui n'ont fait que vivre et vieillir, et dont l'histoire ne parlera pas.
M. le duc de La Vallière enrichit votre bibliothèque de l'histoire du théâtre . Ce qu'il a ramassé est prodigieux. Il faut qu'il lui soit passé plus de trois mille pièces par les mains . Cela est tout fait pour un premier gentilhomme de la Chambre.
Conservez vos bontés, cette année 1768, au plus ancien de vos serviteurs, qui vous sera attaché le reste de sa vie, monseigneur, avec le plus profond respect. »
1 Anne-Marie-Joseph de Lorraine, connu sous le nom de prince de Guise, qui, de notoriété publique était sourd ; c'est lui qui avait été abbé . De ses trois frères, l'un était mort dans la petite enfance, et les autres jeunes encore .
Voir : https://gw.geneanet.org/pierfit?lang=fr&n=de+lorraine+harcourt&oc=0&p=anne+marie+joseph
et https://gw.geneanet.org/pierfit?lang=fr&p=alphonse+henri+charles&n=de+lorraine
2 Laurent Angliviel La Beaumelle : Mémoires pour servir à l'histoire de Mme de Maintenon : https://books.google.fr/books?id=-R1SAAAAcAAJ&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false
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25/08/2023
ni mes maladies, ni la rigueur du climat, ne me découragent.Quand je n'aurais défriché qu'un champ, et quand je n'aurais fait réussir que vingt arbres, c'est toujours un bien qui ne sera pas perdu
... Que tous les grands brasseurs de paroles, donc de vents, se le tiennent pour dit . Qu'ils fassent le tiers du quart du dixième de ce qu'ils réclament des autres et la planète s'en trouverait mieux, sinon je les tiens pour de dangereux branleurs impuissants , des faut-qu'on (les vrais c...) y'a ka dont la race se perpétue infiniment .
Il serait extraordinaire et pour tout dire inespéré que l'union de Marc Fesneau , ministre de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, Sarah El Haïry, secrétaire d’État chargée de la Biodiversité, Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, Dominique Faure, ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales et de la Ruralité , gouvernants de fraiche date, réussisse à faire autre chose que de créer de sempiternelles commissions , suivies de banales résolutions incompréhensibles, donc inapplicables par vous ou moi . Savent-ils.elles seulement faire la différence entre un poireau et un peuplier ? Cette bande des cinq m'inquiète . Alors faisons comme Voltaire, retroussons nos manches et travaillons sur le terrain sans rien attendre de ces zozos .
P. S. :: Amicales salutations aux deux (+1) visiteurs.ses non virtuels.les qui resteront toujours les bienvenus.es ici ( le langage inclusif est décidément un grand bienfait pour l'entente entre les multi-sexes, non ? )
« A François-Thomas Moreau, seigneur de La Rochette
A Ferney, 18 janvier 1768 1
Je vous renouvelle, monsieur, cette année, les justes remerciements que je vous ai déjà faits pour les arbres que j'ai reçus et que j'ai plantés. Ni ma vieillesse, ni mes maladies, ni la rigueur du climat, ne me découragent. Quand je n'aurais défriché qu'un champ, et quand je n'aurais fait réussir que vingt arbres, c'est toujours un bien qui ne sera pas perdu. Je crains bien que la glace, survenant après nos neiges, ne gèle les racines car notre hiver est celui de Sibérie, attendu que notre horizon est borné par quarante lieues de montagnes de glaces. C'est un spectacle admirable et horrible, dont les Parisiens n'ont assurément aucune idée. La terre gèle souvent jusqu'à deux ou trois pieds, et ensuite des chaleurs telles qu'on en éprouve à Naples la dessèchent.
Je compte, si vous m'approuvez, faire enlever la glace autour des nouveaux plants que je vous dois, et faire répandre au pied des arbres du fumier de vache mêlé de sable.
Le ministère nous a fait un beau grand chemin, j'en ai planté les bords d'arbres fruitiers ; mangera les fruits qui voudra. Le bois de ces arbres est toujours d'un grand service. Je m'imagine, monsieur, que vous n'avez guère plus profité que moi de tous les livres qu'on fait à Paris, au coin du feu, sur l'agriculture. Ils ne servent pas plus que toutes les rêveries sur le gouvernement : Experientia rerum magistra.2
J'ai l'honneur d'être avec bien de la reconnaissance, monsieur, votre, très humble et très obéissant serviteur
Voltaire. »
1 Édition « Correspondance »1801-1802 .
2L'expérience maîtresse des choses.
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24/08/2023
il n'a assisté aux grandes assemblées de la nation que sous le père de Charlemagne
... C'est ce que je pense d'Emmanuel Macron qui se lance dans ce qu'il croit être une grande consultation en dialoguant avec tous les groupes politiques, ce qui en flattera plus d'un , devoir de vacances tardif qui ne lui fera obtenir au mieux qu'un livre d'images : https://www.lepoint.fr/politique/emmanuel-macron-je-presi...
« A Etienne-Noël Damilaville
18 janvier 1768
Je n'aurai point de repos, mon cher ami, que je ne sache l'issue de votre affaire. Je ne comprends rien à M. de Sauvigny. Je l'ai reçu de mon mieux chez moi, lui, sa femme, et son fils. Mme de Sauvigny m'a donné sa parole d'honneur qu'elle travaillerait à vous faire donner une pension, si vous conserviez la place que vous avez exercée si longtemps. Cela ne s'accorde point avec une persécution. Mme de Sauvigny d'ailleurs semblait avoir quelque intérêt de ménager mon amitié. Elle sait combien j'ai été sollicité par son frère1, qu'elle a forcé de se réfugier en Suisse ; elle sait que j'ai arrêté les factums qu'on voulait faire contre elle.
J'ai prévu, dès le commencement, que M. le duc de Choiseul ne se mêlerait point de cette affaire, puisqu'il m'a répondu sur quatre articles, et qu'il n'a rien dit sur celui qui vous regarde, quoique j'eusse tourné la chose d'une manière qui ne pouvait lui paraître indiscrète : en un mot, je suis affligé au dernier point. Mandez-moi au plus vite où vous en êtes 2.
M. Boursier demande s'il y a sûreté à vous envoyer l'ancien ouvrage de Saint-Hyacinthe 3.
Vraiment on serait enchanté d'avoir le petit livre qui prouve que le clergé n'est point le premier corps de l'État 4 . Il l'est si peu a qu'il n'a assisté aux grandes assemblées de la nation que sous le père de Charlemagne.
Je ne vous embrasserai qu'avec douleur, jusqu'à ce que je sache que vous ayez la place qui vous est due.
Adieu, mon cher ami. »
1 Joseph-Marie Durey de Morsan, né en 1717, frère de Mme de Sauvigny, dont le mari devint, en 1768, intendant de Paris, avait dissipé une belle fortune. Voltaire lui donna souvent asile. Il a publié quelques ouvrages, et est mort à Genève en 1795. Voir : https://data.bnf.fr/fr/13175013/joseph-marie_durey_de_morsan/
et : https://dictionnaire-journalistes.gazettes18e.fr/journaliste/284-joseph-marie-durey-de-morsan
Voir: https://fr.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_philosophique/Garnier_(1878)/%C3%89tats,_gouvernements
et aussi les lettres de Voltaire à Mme de Sauvigny, des 3, 20 et 30 janvier 1769.
2 Ici, dans quelques éditions, on avait inséré quelques phrases du second alinéa de la lettre du 15 janvier 1768 .
3 Le Dîner du comte de Boulainvilliers.
4 Discussion intéressante sur la prétention du clergé d'être le premier corps de l'État, 1767, in-12, attribué au marquis de Puységur, lieutenant général. Voir lettre du 17 janvier 1768 à Hennin : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2023/08/20/le-clerge-n-est-qu-une-compagnie-et-non-le-premier-corps-de-l-etat.html
07:56 | Lien permanent | Commentaires (0)
23/08/2023
la poste manque très souvent
... Et ces salopards d'émeutiers viennent encore aggraver le manque de bureaux de poste : https://www.lefigaro.fr/conjoncture/emeutes-80-bureaux-de...
On survit grâce à des solutions bancales : https://www.challenges.fr/france/la-fermeture-des-bureaux...
« A François de Chennevières
18è janvier 1768
Mon cher ami, vous ai-je prié , de remercier M. de Sénac de la consultation qu'il a eu la bonté de m'envoyer par vous ? Il est bien étrange que ce jeune homme soutienne un état si cruel au milieu des glaces de la Sibérie où nous sommes . Pour moi je ne sais pas comment je puis y résister . Je vous écris cette lettre de mon lit dont je ne sors point depuis quinze jours . Je suis entouré d'un horizon de quatre-vingt lieues de neige . Nous sommes sans communication d'un village à un autre, et la poste manque très souvent.
Voici une lettre que je vous supplie de faire rendre sur-le-champs à M. de Taulès .1
Adieu, mon cher ami, nous embrassons la sœur du pot .
V. »
07:24 | Lien permanent | Commentaires (0)
tant que je respirerai dans le très médiocre siècle où nous sommes
... je resterai fidèle à Mam'zelle Wagnière et à Voltaire .
« Au chevalier Pierre de Taulès
18è janvier à Ferney 1
Mes inquiétudes, monsieur, sur les tracasseries de Genève étant entièrement dissipées, et M. le duc de Choiseul m'ayant fait l'honneur de m'écrire la lettre la plus agréable, je profite de ses bontés pour lui demander 2 la permission d'être instruit par vous de quelques vieilles vérités que vous aurez déterrées dans l'énorme fatras du dépôt des Affaires étrangères . Je lui représente que ces vérités deviennent inutiles si elles ne servent pas à l'Histoire, et que le temps est venu de les mettre au jour. Je lui dis que vous lui montrerez vos découvertes, et que je ne ferai usage que de celles qu'il approuvera. Il me paraît que ma proposition est honnête . J'attends donc les lumières que vous voudrez bien me communiquer. On vous aura l'obligation d'avoir fait connaître un siècle qui, dans presque tous les genres, doit être le modèle des siècles à venir.
Pour moi, tant que je respirerai dans le très médiocre siècle où nous sommes, j'aurai l'honneur d'être, avec la plus sensible reconnaissance,
monsieur,
votre très humble et très obéissant serviteur.
Voltaire. »
1 L'original signé est passé à la vente Charon à Paris le 16 avril 1846 ; édition Taulès .
2 Cette lettre au duc de Choiseul manque. Mais V* a tort de parler de « fatras » à propos du dépôt des Affaires étrangères , qui depuis longtemps est tenu avec soin .
et : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63783738.texteImage
00:05 | Lien permanent | Commentaires (0)
22/08/2023
Je doute que l'homme à qui vous vous êtes adressé ait autant de bonne volonté que vous; et je serai bien étonné s'il ne fait pas tout le contraire de ce que vous l'avez prié de faire, le tout en douceur, et en cherchant les moyens de plaire
... Petit conseil au président qui tente de rameuter ses ministres, chacun d'eux étant susceptible de faire n'importe quoi, par sottise ou incapacité ; le passé nous l'a montré, le futur le confirmera immanquablement, avec IA ou pas à la rescousse .
« A Michel-Paul-Guy de Chabanon
18è janvier 1768
La grippe, en faisant le tour du monde, a passé par notre Sibérie, et s'est emparée un peu de ma vieille et chétive figure. C'est ce qui m'a empêché, mon cher confrère, de répondre sur-le-champ à votre très bénigne lettre du 4 de janvier. Quoi ! lorsque vous travaillez à Eudoxie vous songez à ce paillard de Samson et à cette putain de Dalila et de plus, vous nous envoyez du beurre de Bretagne! Il faut que vous ayez une belle âme Savez-vous bien que Rameau avait fait une musique délicieuse sur ce Samson 1? Il y avait du terrible et du gracieux. Il en a mis une partie dans Castor et Pollux . Je doute que l'homme à qui vous vous êtes adressé 2 ait autant de bonne volonté que vous; et je serai bien étonné s'il ne fait pas tout le contraire de ce que vous l'avez prié de faire, le tout en douceur, et en cherchant les moyens de plaire. Je pense, ma foi, que vous vous êtes confessé au renard. Je ne sais pourquoi M. de La Borde m'abandonne obstinément. Il aurait bien dû m'accuser la réception de sa Pandore, et répondre au moins en deux lignes à deux de mes lettres. Sert-il à présent son quartier? couche-t-il dans la chambre du roi? est-ce par cette raison qu'il ne m'écrit point? est-ce parce qu'Amphion13 n'a pas été bien reçu des Amphions modernes? est-ce parce qu'il ne se soucie plus de Pandore? est-ce caprice de grand musicien, ou négligence de premier valet de chambre?
On dit que les acteurs et les pièces qui se présentent au tripot tombent également sur le nez. Jamais la nation n'a eu plus d'esprit, et jamais il n'y eut moins de grands talents.
Je crois que les beaux-arts vont se réfugier à Moscou. Ils y seraient appelés du moins par la tolérance singulière que ma Catherine a mise avec elle sur le trône de Thomiris 4. Elle me fait l'honneur de me mander qu'elle avait assemblé, dans la grande salle de son Kremlin, de fort honnêtes païens, des grecs instruits, des latins nés ennemis des grecs, des luthériens, des calvinistes ennemis des latins, de bons musulmans, les uns tenant pour Ali, les autres pour Omar; qu'ils avaient tous soupé ensemble, ce qui est le seul moyen de s'entendre et qu'elle les avait fait consentir à recevoir des lois moyennant lesquelles ils vivraient tous de bonne amitié. Avant ce temps-là un Grec jetait par la fenêtre un plat dans lequel un Latin avait mangé, quand il ne pouvait pas jeter le Latin lui-même. Notre Sorbonne ferait bien d'aller faire un tour à Moscou, et d'y rester.
Bonsoir, mon très cher confrère. Je suis à vous bien tendrement pour le reste de ma vie.
V. »
1 Sur le Samson de Jean-Philippe Rameau, voir lettre de décembre 1733 : https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&ved=2ahUKEwi0uZaZoe6AAxXkVqQEHV8eDBMQFnoECBIQAQ&url=https%3A%2F%2Fshs.hal.science%2Fhalshs-03974633%2Fdocument&usg=AOvVaw3hRZnMiG4GfCCqzwu6QAKr&opi=89978449
2 S'il faut en croire l'allusion aux « moyens de plaire », V* doit penser à Montcrif auteur d'un Essai sur la nécessité et sur les moyens de plaire : https://books.google.bj/books?id=ZLmz3XtsqbwC&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false
Voir lettre du 29 janvier 1768 à Chabanon : 7154 de https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k411361p/texteBrut
3Amphion , d'Antoine-Léonard Thomas, musique de La Borde, représenté à l'Opéra le 13 octobre 1767 : https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&ved=2ahUKEwiBkcuZrO6AAxUhVqQEHcylBskQFnoECBwQAQ&url=https%3A%2F%2Fapp.lib.uliege.be%2Fetfe%2Ffichiers%2F1964-jongmansfrancine-unecrivainoublieanto-990010984060502321-706741036jongmans1964.pdf&usg=AOvVaw3k2n7JopXCUak8zle03gIi&opi=89978449
Voir lettre du 20 novembre 1767 à Chabanon : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2023/06/11/vous-etes-assurement-un-plus-aimable-enfant-que-je-ne-suis-u-6447108.html
4 La reine des Amazones, qui était allée voir Alexandre pour « en avoir de la graine ».
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