Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21/10/2025

he can see and converse with no body

... No, no , no, dont cry ! it's not Nicolas Sarkozy

https://www.rtl.fr/actu/politique/nicolas-sarkozy-recu-a-...

Disgusting ! 

M. Macron : lâcheté ou idiotie, ou les deux, ou manoeuvre politique pour se garder les sympathies des sarkozystes qui pèsent sur la survie du gouvernement ?

Le délinquant, à cette heure, après avoir abusé du bling bling doré sur tranche se retrouve justement en tôle : https://www.franceinfo.fr/politique/nicolas-sarkozy/direct-incarceration-de-nicolas-sarkozy-l-ancien-president-de-la-republique-attendu-dans-la-matinee-a-la-prison-de-la-sante_7565842.html

 

 

« A William Jones

[16 mai 1770] 1

The worst of French Poets and Philosophers is almost dying : Age and Sickness have brought him to his last day ; he can see and converse with no body ; he desires Mr Jones to excuse and to pity him ; he makes him most humble respect 2. »

1 Copie par Henri Penruddocke ( Bibliothèque de l'université de Harvard, papiers Dodington) ; copie par Constable (Bodleian library Oxford ) ; éd. John Shore, Ier baron Teignmouth, Memoirs of sir W. Jones , 1806, I, 176.

2 Le pire des poètes et des philosophes français est presque mourant . L'âge et la maladie l'ont mis à son dernier jour ; il ne peut voir ni converser avec personne . Il prie monsieur Jones de l'excuser et d'avoir pitié de lui . Il lui présente ses très humbles respects .

Le manuscrit est précédé d'une remarque de Wyndham : « Mr Jones, maintenant sir William Jones, de passage à Genève, avait envoyé à Voltaire une épître pompeuse en latin ou en français pour lui signifier que lui Mr. Jones, homme de lettres,voudrait présenter ses respects au premier des poètes et philosophes français. »

La présente lettre constitue la réponse à cette requête.

J’aurais voulu surtout que le roi eût vu les montres qui sont ornées de son portrait en émail et de celui de monseigneur le dauphin

... Et zou ! il n'a rien vu . Hélas ! mille fois hélas ! c'est le Louvre qui se fait cambrioler dans les grandes largeurs et non pas Mme Dati dont les bijoux sont sûrement mieux gardés .

Retrouvera-t-on les trésors volés ?

Retrouvera-t-on les voleurs comme on a retrouvé ceux qui on volé Kim Kardashian ?

Retrouvera-t-on la statue "Premier désir", bronze sculpté par Emile Lambert au château de Voltaire à Ferney et volée début février 2014 ? Il est lamentable que nos musées soient pillés . Mme Dati arrêtez vos boniments et faites le nécessaire .

 

 

« A Charles-Augustin Ferriol, comte d'Argental

16 mai 1770

Mon cher ange, je me hâte de vous remercier de votre lettre du 10 de mai. Je vous enverrai la copie de la lettre du beau-frère de Martin Fréron 1, dès que je l’aurai retrouvée dans le tas de paperasses que je mets en ordre : cela vous mettra entièrement au fait. Il est bon de rendre justice aux gens qui honorent le siècle et l’humanité.

Je suis bien fâché que les prémices de ma manufacture ne puissent être acceptées. J’avais envoyé à Mme la duchesse de Choiseul une petite boîte de six montres charmantes, et qui coûtent très peu ; ce serait d’assez jolis présents à faire à des artistes qui auraient servi aux fêtes. La plus chère est de quarante-six louis, et la moindre est de douze . Tout cela coûterait le double à Paris. J’aurais voulu surtout que le roi eût vu les montres qui sont ornées de son portrait en émail et de celui de monseigneur le dauphin. Je suis persuadé qu’il aurait été surpris et bien aise de voir que, dans un de ses plus chétifs villages, on eût pu faire, en aussi peu de temps, des ouvrages si parfaits . Mais le voyage de Mme la duchesse de Choiseul à Chanteloup dérange toutes mes idées. Elle va aussi prendre soin de ses manufactures. C’est une philosophe pas plus haute qu’une pinte, et dont l’esprit me paraît furieusement au-dessus de sa taille.

Je songe comme vous à Mlle Lecouvreur Daudet ; je frémis de l’envoyer en Russie  . Mais qu’en faire ? a-t-elle au moins quatre ou cinq cents livres de rente ? voilà ce que je voudrais savoir. J’aimerais mieux établir une manufacture de filles qu’une de montres ; mais la chose est faite, je suis embarqué. Votre prince 2 donne un plus bel exemple ; il établit une manufacture de comédies. Il faut que M. le duc d’Aumont 3 en fasse une d’acteurs . Cela devient impossible, on ne joue plus que des opéras-comiques dans les provinces. Il faut que tout tombe quand tout s’est élevé ; c’est la loi de la nature.

Vous êtes tout étonné, mon cher ange, que je me vante de soixante-dix-sept ans, au lieu de soixante-seize : est-ce que vous ne voyez pas que, parmi les fanatiques mêmes, il y a des gens qui ne persécuteront pas un octogénaire, et qui pileraient, s’ils pouvaient, un septuagénaire dans un bénitier ?

J’ai pensé comme vous sur frère Ganganelli, dès que j’ai vu qu’il ne faisait point de sottises.

N’allez-vous pas à Compiègne 4? attendez-vous à faire vos compliments à Versailles ?

Voudriez-vous bien faire parvenir à M. le duc d’Aumont ma respectueuse reconnaissance de toutes les bontés qu’il me témoigne ?

Je me doutais bien que Mme d’Argental se porterait mieux au mois de mai ; mais c’est l’hiver, le fatal hiver qui me désespère. J’en éprouve encore d’horribles coups de queue. Une maudite montagne couverte de neige fait le malheur de ma vie.

Mme Denis et moi, nous vous renouvelons à tous deux le plus tendre attachement qui fut jamais. »

1 Voir lettre du 18 mars 1770 à d'Argental : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2025/08/31/m-6560967.html

2 Le duc de Parme, dont le comte d’Argental était ministre plénipotentiaire près la cour de France.

3 Il est à l’époque en charge des théâtres .

4 Louis XV et le dauphin sont allés au-devant de Marie-Antoinette le 14 mai et l'ont rencontrée dans la forêt de Compiègne .