Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01/04/2015

l'ébéniste Mayer , catholique qui a sanctifié une huguenote en l'épousant

... Commode, non ?

 

commode.jpg

 

 http://www.bilan.ch/maximilian-busser/createurscura...

 

 

« A François Tronchin conseiller

d’État

[mars/avril 1760]

Mon cher ami, il est nécessaire que vous ayez la bonté de m’instruire des déportements de l'ébéniste Mayer 1, catholique qui a sanctifié une huguenote en l'épousant . S'il n'a de crime que d'être papiste, je le prends chez moi à Ferney . Si c'est un fripon dans la voie du salut, je l'abandonne .

V. »

1 Les catholiques ne pouvaient exercer à Genève une profession que par tolérance . Jean-Joseph Mayer fut frappé d'expulsion le 5 mai 1758 ; l'ordre fut renouvelé le 13 octobre 1758 et le 5 juin 1759 , mais il semble que ce ne soit qu'à la fin de mars 1760 que les autorités prirent des mesures coercitives contre lui (Genève ARC, CCL, VIII, 196-197, 318 ; CCLIV, 255 ; CCLX, 155 )

 

 

31/03/2015

Le contractant n’entre point dans ces discussions

... Ce qui fait que les ceusses qui attendent, espèrent, souhaitent, veulent, exigent des démissions gouvernementales et remaniements à la louche, en seront pour leur bave , le contractant Valls n'étant pas un modèle de girouette .

 girouette-300x224.jpeg

 

 

« A François Tronchin

[mars/avril 1760]

Inutile au moins, attendu qu'ils avaient été stipulés à six et qu'on n'en a voulu recevoir que 5 .1

Le contractant n’entre point dans ces discussions , et c'est pour n'y point entrer qu’il a transigé avec M. Labat en présence de Mme Denis, et a donné quittance générale, M. Labat promettant de donner quittance et ne l’ayant pas fait . »

 

Ali, ce fameux gendre de Mahomet, n'est élu et ne règne qu'au milieu des troubles, etc.

... Et depuis le VIIè siècle de l'ère chrétienne , -le 1er siècle mahométan,- c'est le bordel en terre d'islam, tout comme nous avons eu nos guerres de religions chrétiennes, à cette différence près, c'est que nous avons su nous arrêter , ce que chiites, sunnites, wahabites et autres -ites musulmans semblent bien incapables de faire ; l'esprit petit chef des imams m'en semble bien responsable, chacun prêchant pour sa chapelle (oups ! mosquée! ) et le pouvoir/argent qui s'y attache . 

 http://www.teheran.ir/spip.php?article1490

ali mahomet gabriel.jpg

 

 

« Au Journal encyclopédique 1

Messieurs, les auteurs du Journal encyclopédique sont priés de vouloir bien corriger la petite inadvertance où l'on est tombé dans leur journal, où (page 79, mois de janvier 2) il est dit que dans l'Essai sur l'histoire générale, sur les mœurs et l'esprit des nations, depuis Charlemagne, l'auteur a oublié Ottman, troisième calife, et que cette omission est considérable ; elle le serait en effet, quoique le but de l'auteur de cet Essai sur l'histoire n'ai point du tout été de faire des mémoires chronologiques , mais de peindre les mœurs des hommes ; mais il s'en faut de beaucoup que cette omission soit vraie ; il n'y a qu'a jeter les yeux sur la page 47, on y trouvera ces mots , Omar est assassiné par un esclave perse en 603 ; Ottman, son successeur, l'est en 655, dans une émeute ; Ali, ce fameux gendre de Mahomet, n'est élu et ne règne qu'au milieu des troubles, etc.

Les auteurs n’avaient point apparemment le livre devant les yeux, quand ils ont fait l'extrait de la prétendue critique de cet Essai sur l'histoire générale 3 ; il se sont fiés à ce censeur téméraire ; ils n'ont pas cru qu'un auteur qui critique un livre connu de tout le monde, pût avancer une imputation si fausse, et de se tromper si grossièrement .

Au reste, on ne peut que remercier Messieurs les auteurs du Journal encyclopédique de la candeur et de l'équité qui caractérisent leur excellent journal, approuvé de toutes les sociétés de gens de lettres, et de toutes les religions de l'Europe ; tous ceux qui lisent ce journal, doivent des remerciements à M. le duc de Bouillon des instructions utiles et agréables que sa protection leur a procurées .

Au château de Tournay, pays de Gex, ce 31 mars 1760 .

Voltaire

gentilhomme ordinaire

de la chambre du roi. »

1 Copie ancienne, transcrite d'après l'édition Osborn ; « Remarque de M. de Voltaire au sujet d'une omission qui se trouve dans notre journal du 15 janvier de cette année » , Journal encyclopédique, Bouillon, 1er mars 1760, II, ii, 80-82 qui a été suivie .

2 Dans le numéro du 1er janvier 1760, I,i, 76-88, et plus précisément page 79, à l'occasion d'un compte rendu de la Critique de l'Histoire universelle de M. de Voltaire, au sujet de Mahomet et du mahométanisme . Voir aussi la lettre du 18 février 1760 à Thieriot : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2015/02/19/je-crois-en-savoir-beaucoup-sur-mahomet-que-j-ai-etudie-a-fond-je-n-ai-pas.html

3 Note du Journal encyclopédique : « Nous n'avons fait l'extrait qu'avec l'ouvrage de M. de Voltaire sous les yeux ; et l'omission dont se plaint cet illustre auteur, se trouve dans l'édition que nous avons de ses œuvres . À la vérité, elle est furtive, ou c'est plutôt une contrefaçon [sic] ; et cette faute y existe réellement, ce qui nous détermine d'autant plus à publier cette lettre, afin qu'elle serve de correctif à cet endroit défiguré. »

 

 

30/03/2015

il se peut bien faire qu'on s'égorge en Westphalie avant qu'aucun ambassadeur soit parti

... Manière de parler ...

AfficheFilmPEROU copie.jpg

 

 

 

 

« A François de Chennevières

31 mars [1760] aux Délices

Les Délices font mille compliments à M. de Chennevières et à la sœur du pot . Ils veulent se flatter que bientôt le directeur général des hôpitaux militaires verra ces hôpitaux moins remplis ; on propose Bréda pour le lieu des conférences de la paix, mais il se peut bien faire qu'on s'égorge en Westphalie avant qu'aucun ambassadeur soit parti pour Bréda ; on dit que le discours de M. Lefranc de Pompignan 1 n'a pas réussi parmi les gens de lettres . On dit que c'est une satire vive et insolente de ses confrères et de ses maîtres .

Mille tendres amitiés .

V. »