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19/05/2015

demande au ministre son avis sur la stabilité des fonds publics français

... Et surtout n'en croit rien si tu es dans l'opposition, n'en croit pas davantage si tu es réaliste, reste dans le doute et ne mets pas tous tes euros dans le même panier percé .

 

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« A Etienne-François de Choiseul-Stainville, duc de Choiseul-Stainville

[20 mai 1760]

[Transmet la lettre de Frédéric II du 1er mai 1, et demande au ministre son avis sur la stabilité des fonds publics français .]2

2 Les détails fournis sur le contenu de cette lettre sont tirés de la réponse du 25 mai 1760 de Choiseul : « Je vous prie de mander à votre Luc […] que nous méprisons autant les injures grossières que les projets [...]. Quant à la stabilité de mon ministère […] elle est aussi ferme que situation en ce genre puisse être […]. […] ayez du courage en envoyez [à Luc] copie de mon épître […] . ne vendez pas ce que vous avez dans les fonds publics ; je me charge du soin de vos affaires […] les effets sur le roi valent infiniment mieux que les terres ; j'ai vendu une partie des miennes pour en acquérir [...] troquez vos vaches contre du papier et vous ferez un marché excellent . Les Anglais ne garderont pas le Canada […]. » Voltaire fera état auprès d'autres correspondants de la réponse qui lui a été donnée sur les fonds publics .

 

18/05/2015

Je ne sais pourquoi je me suis amusé à prendre le parti du Koran ou de l'Alcoran contre un sot

... Ecrit Voltaire, mais moi, je sais très bien pourquoi je ne prendrai pas le parti du Coran ni de quelque livre dogmatique religieux qui existe . Ma religion se résume à  : "ne fais pas à autrui ce que que tu ne voudrais pas qu'on te fasse", ou pour être positif, -ce fameux gagnant-gagnant prôné par les psy- : "fais à autrui ce que tu aimerais qu'on te fasse". C'est , entre autres, ce qui me conduit à poursuivre la mise en ligne de la correspondance de Voltaire .

 

 

« A Élie Bertrand

20 mai [1760]

Mon cher philosophe, si la misère de ma machine et de mes affaires me permet le voyage, j’irai à Mannheim , et je porterai votre catalogue 1. Il vaut mieux parler qu'écrire, mais ce ne sera que vers le mois de juillet, sinon j'écrirai . Je ne sais pourquoi je me suis amusé à prendre le parti du Koran ou de l'Alcoran contre un sot 2, car je suis un pauvre Osmanly, et je ne fais nul cas du Koran . Pour l’Écossaise, elle n'est pas de moi 3, ni bien des sottises nouvelles qu'on m'attribue . On a joué Jean-Jacques Rousseau à Paris et on l'a fait marcher à quatre pattes 4 . Il me semble pourtant qu'après toutes nos humiliations nous ne devrions nous moquer de personne .

Je vous embrasse tendrement . Ne m'oubliez jamais auprès de M. et Mme de Freudenrick . Vale .

V. »

2 Dans la Lettre civile et honnête à l'auteur malhonnête [...] : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65298757