13/10/2020
C'est je crois une fièvre putride . Cela est toujours bien dangereux
... Voilà, je me mets à faire des diagnostics aussi pertinents que ceux du dangereux guignol US, et du coup vous ne serez pas étonnés si je vous donne mes conseils de traitement : une bonne douche glacée et une solide camisole de force pour maintenir le patient, puis l'écoute de l'intégrale des tweets du dit Donald Trump pour faire crever le virus ; ça rend dingue me direz-vous, oui ; on en meurt , oui , mais tout vaut mieux que supporter la trombine du roi de l'amoralité et de la suffisance .
« A Gabriel Cramer
[juin 1765 ]
On m'a dit monsieur Caro que M. Camp était mieux, nous en serons informés demain au juste . C'est je crois une fièvre putride . Cela est toujours bien dangereux .
Quand mon cher Caro voudra commencer je serai tout prêt .
J'ai le concile des fous de Nicée . J'en remercie monsieur Caro .
Je vais tout quitter pour le dernier chapitre de la Tolérance .
Je n'aurai ce qu'on vous demande de Paris que dans quelques semaines .
Mais je vous demande en grâce de me faire avoir les journaux de Sheurler sans quoi je ne puis compléter l'Histoire générale .
Mille tendres respects à Mme Cara . Jean-Louis est-il toujours sourd ? »
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12/10/2020
vous pouvez compter que les sentiments que vous m'avez connus s'affermiront dans moi jusqu'au dernier moment, et que je vous aimerai toujours avec la même tendresse
...
« A François Achard Joumard Tison , marquis d'Argence
etc.
au château de Dirac
près d'Angoulême
15è juin 1765 1
Heureusement, monsieur, le gouverneur de Pierre-Encise, est un officier rempli d'honneur, et qui a les mœurs les plus aimables . Il n'est occupé que d'adoucir le sort de ceux qu'il est obligé de recevoir dans le château, et la personne dont vous me parlez ne pouvait être en de meilleures mains .
Vous aurez pu recevoir déjà un petit paquet que M. le marquis de Charas doit vous remettre ; c'est un jeune homme qui m'a paru bien digne de l'amitié que vous avez pour lui . Je suis un peu tombé en décadence depuis que j'ai eu l'honneur de vous voir ; les longues maladies ont précipité chez moi la décrépitude . Je ne crois pas que j'aie longtemps à vivre, mais vous pouvez compter que les sentiments que vous m'avez connus s'affermiront dans moi jusqu'au dernier moment, et que je vous aimerai toujours avec la même tendresse . Il me sied plus de vous parler de pâté de perdrix, mais quand vous voudrez donner quelques ordres adressez- les à M. Wagnière chez M. Souchay à Genève .
Mme Denis vous regrette toujours, vous et monsieur votre frère, et vous ne doutez pas que je n'enchérisse sur ses regrets . Mille tendres respects .
V. »
1 L'édition de Kehl suivant la copie Beaumarchais, suivie des autres éditions, mêle des extraits de cette lettre à celle du 3 juillet 1765, en datant du 15 juin 1765.
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Tout ce qui est à Ferney vous dit les choses les plus tendres
... A vous tous et plus particulièrement à Mam'zelle Wagnière .
« A François Tronchin, Conseiller d’État
de Genève
Chez M. Camp Banquier
à Lyon
Nous avons, mon cher ami, ressenti une joie bien vive Mme Denis et moi en apprenant que M. Camp est hors de danger . Mme Dupuits a dit qu'elle était bien fâchée de ne pouvoir embrasser son cher Docteur, car vous savez qu'elle appelle toujours M. Camp son docteur .
Puisque vous avez la bonté de vous mettre à la tête des affaires pendant sa maladie, me permettrez-vous de vous recommander un petit paquet de livres que le libraire Briasson envoie pour moi à M. Camp par la diligence ? On adresse d'ordinaire ces paquets à Meyrin au sieur Guercher, receveur du bureau .
Je ne sais rien de nouveau . J'embrasse de tout mon cœur le malade convalescent . J'en dis autant à M. Tronchin votre frère . Tout ce qui est à Ferney vous dit les choses les plus tendres .
12è juin 1765 à Ferney.
Jean-Jacques va devenir le législateur des Corses 1; j'aime mieux qu'il soit le leur que le mien . »
1 Voir lettre du 20 Mai 1765 à Gian Francesco Marengo : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2020/09/09/si-vous-voulez-avoir-des-informations-je-crois-qu-il-les-faut-juridiques-vo.html
J.-J. Rousseau écrit par ailleurs le 31 mai 1765 à V* : « Si monsieur de Voltaire a dit qu'au lieu d'avoir été secrétaire de l'ambassadeur de France à Venise j’ai été son valet, monsieur de Voltaire en a menti comme un impudent . Si dans les années 1743 et 1744, je n'ai pas été premier secrétaire de l’ambassadeur de France, si je n'ai pas fait les fonctions de secrétaire d'ambassade, si je n'en ai pas eu les honneurs au sénat de Venise j'en aurai menti moi-même. » Voir : https://luxeavenise.altervista.org/sur-les-pas-de-jean-jacques-rousseau-de-bruno-planty/
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