25/09/2012
on verra qu'ils ont eu tous la Bible dans leur poche avec leur poignard
... Ou leur Coran, Petit Livre Rouge, Das Kapital, Mein Kampf , The Financial Times et autres joyeusetés pour lesquelles la peine de mort de l'opposant va de soi .

Dictateurs en chair et en os ou dictateurs de papier, tous amènent au sang et aux larmes .
« A M. Charles-Emmanuel de Crussol, duc d'Uzès.
A Monrion, près de Lausanne, 28 janvier.[1757]
J'ai reçu, monsieur le duc, une lettre à un évêque, qui vaut beaucoup mieux que le bref du pape 1. Elle est digne à la fois du premier pair de France et d'un philosophe. Il y a des pairs parmi les évêques; mais de philosophes, il y en a bien peu. Le plus détestable fanatisme lève hardiment la tête, tandis que la raison demeure à Uzès et dans quelques petits cantons. Les sages gémissent, et les insensés agissent. Il y a un certain grand arbre qui ne porte que des fruits d'amertume et de mort 2 il couvre encore de ses branches pourries une partie de l'Europe. Les pays où l'on a coupé ses rameaux empoisonnés sont les moins malheureux. Je vous remercie du fond de mon cœur, monsieur le duc, de l'antidote excellent que vous avez eu la bonté de m'envoyer. Qu'on parcoure l'histoire des assassins chrétiens, et elle est bien longue, on verra qu'ils ont eu tous la Bible dans leur poche avec leur poignard, et jamais Cicéron, Platon ni Virgile.
Plus j'entrevois ce qui se passe dans ce vilain monde, plus j'aime mes retraites allobroges et helvétiques. »
1 Le bref du 16 octobre 1756 : Ex omnibus, qui rappelle la bulle Unigenitus, et qui met fin à l'affaire des billets de confession .Voir : http://jansenisme.free.fr/intro.html
2 Allusion à la religion catholique à travers l'image de l'upas, grand arbre de Java donnant un suc pour empoisonner les flèches .
16:30 | Lien permanent | Commentaires (0)
ce malheureux n'a été poussé à un tel crime que pour avoir entendu des discours atroces
... sur le montant du chèque qu'il allait encaisser .
Je parle ici bien entendu de ce paparazzo irlandais auteur du crime de lèse majesté envers Kate Middleton et par ricochet touchant toute la famille royale d'Angleterre, puis le Commonwealth et le monde entier évidemment . Un tel crime ne restera pas impuni et le dol sera effacé par un coup où ça fait mal, au porte-monnaie , comme d'habitude .
Conclusion : Don't make waves ! http://www.deezer.com/music/track/1362246

« A madame Louise-Dorothée von Meiningen, duchesse de SAXE-GOTHA
A Monrion, près de Lausanne, 18 janvier [1757].
Madame, j'ai l'honneur d'envoyer à Votre Altesse sérénissime la meilleure relation que j'aie reçue de l'attentat commis contre la personne de Louis XV, qui ne s'attendait pas à voir reparaître les Ravaillac. Celui-ci n'est apparemment qu'un bâtard de la maison de Ravaillac, qui s'est imaginé pouvoir tuer un roi avec un petit canif à tailler des plumes. Ce qu'il y a de vraiment déplorable dans cette aventure, c'est que ce malheureux n'a été poussé à un tel crime que pour avoir entendu des discours atroces, qui ont fait germer dans son cœur la résolution du parricide. Pierre Damiens 1 n'était qu'un vil fanatique de la populace, comme l'ont été les assassins des princes d'Orange, du grand roi Henri IV, et tant d'autres. Son crime n'a été que le fruit de quelques discours séditieux et emportés, sans but et sans dessein; du moins on n'a pas, jusqu'à présent, découvert la moindre apparence de complot. C'est un chien qui a gagné la rage de quelques chiens convulsionnaires et jansénistes qui aboyaient au hasard. Les jésuites triomphent de voir les rois assassinés par d'autres que par eux et par les jacobins. C'est à présent le tour des jansénistes. Que d'horreurs, madame ! et que le meilleur des mondes possibles est affreux !
Quatre cent mille soldats vont donc inonder le nord de l'Allemagne. Il faudra toute la prudence de Votre Altesse sérénissime pour que le contre-coup d'un choc si terrible ne se fasse pas sentir jusque dans vos États. Vous êtes au milieu des parties belligérantes; puissiez-vous leur inspirer l'esprit de paix et de justice qui anime votre cœur. Je fais, du fond de ma retraite, mille vœux pour toute votre auguste maison et pour Votre Altesse sérénissime, qui connaît mon profond respect et mon tendre attachement. »
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