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03/03/2017

il est utile d’approfondir la vérité

... Ce que veut à tout prix éviter Fanfoué Fillon, et Marine Le Pen itou . Tous deux ont un discours identique -- copié-collé --, dès lors qu'il s'agit de faire la vérité sur leurs agissements, légaux bien entendu, indéfendables mêmement, pourtant . Ah ! les beaux candidats que nous avons là !

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Réalité / fiction / instruction ?

 

Je dois dire que le peu d'estime que j'avais pour le Fanfoué II a fondu, comme des emplois fictifs plongés dans la Sarthe, en entendant les minables, ridicules attaques du candidat crevant de trouille de perdre son prestige en même temps que son gagne-pain de politicien surpayé .

 

fillon sarko juge.png

Toujours inséparables, le maître es fraudes et l'élève ! c'est beau , un vieux couple ! 

 

 

« A Charles-Augustin Ferriol, comte d'Argental

et à

Jeanne-Grâce Bosc du Bouchet, comtesse d'ArgentaI

A Ferney 27 mars [1762]

Vous me demanderez peut-être, mes divins anges, pourquoi je m’intéresse si fort à ce Calas, qu’on a roué ; c’est que je suis homme, c’est que je vois tous les étrangers indignés, c’est que tous vos officiers suisses protestants disent qu’ils ne combattront pas de grand cœur pour une nation qui fait rouer leurs frères sans aucune preuve.

Je me suis trompé sur le nombre des juges, dans ma lettre à M. de La Marche 1. Ils étaient treize, cinq ont constamment déclaré Calas innocent. S’il avait eu une voix de plus en sa faveur, il était absous. A quoi tient donc la vie des hommes ? à quoi tiennent les plus horribles supplices ? Quoi ! parce qu’il ne s’est pas trouvé un sixième juge raisonnable, on aura fait rouer un père de famille ! on l’aura accusé d’avoir pendu son propre fils, tandis que ses quatre autres enfants crient qu’il était le meilleur des pères ! Le témoignage de la conscience de cet infortuné ne prévaut-il pas sur l’illusion de huit juges, animés par une confrérie de pénitents blancs qui a soulevé les esprits de Toulouse contre un calviniste ? Ce pauvre homme criait sur la route qu’il était innocent ; il pardonnait à ses juges, il pleurait son fils auquel on prétendait qu’il avait donné la mort. Un dominicain, qui l’assistait d’office sur l’échafaud, dit qu’il voudrait mourir aussi saintement qu’il est mort. Il ne m’appartient pas de condamner le parlement de Toulouse ; mais enfin il n’y a eu aucun témoin oculaire ; le fanatisme du peuple a pu passer jusqu’à des juges prévenus. Plusieurs d’entre eux étaient pénitents blancs ; ils peuvent s’être trompés. N’est-il pas de la justice du roi et de sa prudence de se faire au moins représenter les motifs de l’arrêt ? Cette seule démarche consolerait tous les protestants de l’Europe, et apaiserait leurs clameurs. Avons-nous besoin de nous rendre odieux ? ne pourriez-vous pas engager M. le comte de Choiseul à s’informer de cette horrible aventure qui déshonore la nature humaine, soit que Calas soit coupable, soit qu’il soit innocent ? Il y a certainement, d’un côté ou d’un autre, un fanatisme horrible ; et il est utile d’approfondir la vérité.

Mille tendres respects à mes anges.

V. »

1 Selon Georges Avenel : «  Dans cette lettre, qu’on ne nous a pas autorisé à reproduire, Voltaire dit que trois juges seulement se sont prononcés pour l’acquittement de Calas. » . Cependant, de nos jours, on connait bien cette lettre : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2017/03/02/j-en-suis-hors-de-moi-je-m-y-interesse-comme-homme-un-peu-me-5916627.html

 

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