22/05/2024
Ce sera le fils de Caton qui prêchera la liberté
.... Notre Caton le Jeune [évidemment] est Macron le Missionnaire, qui comme tout énarque résout les problèmes en créant, comme ses prédécesseurs, une nouvelle commission ( au passage, oublions l'empreinte carbone de son jet et celle des missionnaires ). Il va avoir à faire avec des fous indépendantistes qui ont peur d'être démocratiquement minoritaires . Je lui conseille surtout de bien respecter "la Coutume" : https://www.nouvellecaledonie.travel/guide-de-voyage/cout...
Mettra-t-il la "robe mission" ? Quelles seront les offrandes ? Carottes et bâtons ?
Les "Loyalistes" tentent de faire revenir le calme : https://www.lnc.nc/article/nouvelle-caledonie/politique/f...

Le Sénat coutumier
« A Anne-Rose Calas, chez monsieur
Duvoisin,
à l'hôtel de monsieur l'ambassadeur
de Hollande
à Paris 1
A Ferney 12è novembre 1768 2
Mon âge et mes maladies, madame, ne me permettent pas toujours de répondre bien exactement aux lettres qu'on me fait l'honneur de m'écrire ; mais la vôtre m'a fait un plaisir extrême ; je sais bien bon gré à Mme Duvoisin de vous avoir donné un petit-fils 3 . Je souhaite qu'élevé par son père et sous vos yeux il devienne un ministre éloquent qui enseigne la tolérance aux hommes . Cette divine tolérance sera mieux reçue dans sa bouche que dans toute autre . Ce sera le fils de Caton qui prêchera la liberté . Je souhaite à sa mère et à sa grand-mère du fond du cœur des jours heureux dont elles sont si digne . J'embrasse toute votre famille qui me sera précieuse jusqu'au dernier moment de ma vie . J'ai l'honneur d'être avec ces sentiments, madame, votre très humble et très obéissant serviteur
Voltaire. »
1 La lettre est réexpédiée « rue Neuve ».
2 Original signé . Un extrait de cette lettre fut imprimé par Coquerel.
3 Il mourut quelques jours après sa naissance ; mère Anne Calas épouse Jean-Jacques Duvoisin . Voir : https://gw.geneanet.org/sylgalu?lang=fr&pz=sylvie+helene+marguerite&nz=agnel&p=anne&n=calas
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21/05/2024
Permettez, monsieur, que je vous adresse une lettre de change
... Cette phrase est attendue de tous les grévistes * qui attendent une prime spéciale, une prime d'une valeur olympique : https://www.francetvinfo.fr/economie/greve/aeroports-sncf...
Comme maîtres-chanteurs, on trouve difficilement mieux . Et après ils vont s'étonner que la France soit en inflation et les prix en hausse : ducks you suckers !
* Hommes et femmes, etc.

https://www.chappatte.com/en/images/encore-des-greves
« A Gaspard-Henri Schérer
11è novembre 1768 à Ferney 1
Permettez, monsieur, que je vous adresse une lettre de change de six mille livres 2, et que je vous prie de la placer avec les autres fonds en réservant toujours une somme de huit à neuf cents ou mille livres pour les besoins courants .
Je vous renouvelle mes remerciements et les sentiments avec lesquels j'ai l'honneur d'être, monsieur, votre très humble et très obéisant serviteur .
Voltaire.
Voulez-vous bien avoir la bonté de faire mettre à la poste ma lettre d'avis à M. de Laleu ? »
1 Original signé sur lequel Schérer a noté « Reçue le 12 [...] ».
2 Cette lettre de change est conservée et endossée par Schérer : « Payez à l'ordre de MM. Rougemont frères, valeur en compte . Lyon ce 15è novembre 1768 . / Henri Schérer. / Pour acquit, Rougemont frères ./ »
Ce qui confirme l'identité du banquier ; voir lettre du 26 avril 1768 : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2023/12/28/quand-vous-permettrez-que-je-remette-de-l-argent-a-votre-dis-6477664.html
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20/05/2024
Il eût mieux fait de se désister entièrement qu’en partie
... Ce bruit court au sein du cabinet de guerre de Netanyahou : https://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/israel-pa...

Visiblement c'est le grand amour !
« A Germain-Gilles-Richard de Ruffey
À Ferney, ce 11 novembre 1768.
Mon cher président, vous ne recevrez que dans quelque temps un petit hommage que je vous dois. C’est la nouvelle édition du Siècle de Louis XIV, avec le précis de celui de Louis XV. J’allais le faire porter aux voitures qui partent quelquefois de mon voisinage pour Lyon et Dijon ; le paquet était fait, lorsqu’on m’avertit qu’un petit ballot, déjà porté aux mêmes voitures pour monsieur le premier président du parlement et M. Legouz, irait de Lyon à Paris. J’en donnai sur-le-champ avis à M. Legouz ; mais on m’avait trompé. Les paquets iront en droiture. Le vôtre arrivera donc, quoique un peu tard ; notre commerce du pays de Gex n’est pas encore trop bien établi. Je suis toujours bien tenté de venir vous embrasser à Dijon ; mais j’ai bien peur que ma santé languissante ne me laisse que des désirs inutiles.
M. Legouz a obtenu, comme vous savez, du président De Brosses la moitié de ce qu’on désirait 1. Il eût mieux fait de se désister entièrement qu’en partie. Il faut espérer qu’on l’engagera peu à peu à en agir généreusement. L’opiniâtreté qu’il met à soutenir une clause que tous ses amis et tous ses parents trouvent injuste et inadmissible suffirait seule pour m’empêcher d’aller à Dijon, où j’aurais le malheur de trouver un homme dont ma famille et moi nous avons tant de sujets de nous plaindre.
Il ne me reste, dans le triste état où je suis, que de vous renouveler, mon très cher et très généreux président, les tendres et respectueux sentiments que je conserverai pour vous tant que je vivrai.
V. »
1 Le président de Brosses se départit de la clause qui lui donnait les meubles mis par Voltaire à Tournay. Mais il refusa de renoncera son droit sur les effets d’agriculture et sur les bestiaux, objets qui venaient de lui, et qui devaient lui faire retour en toute équité. ( Théophile Foisset)
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