13/03/2012
Voilà pourtant ce qu'on ose m'attribuer
... dit l'ex-président/candidat ! Et il fallut alors sur TF1 voir sa mine de faux jeton et son rappel hautain et méprisant envers l'outrecuidante journaliste .
A quel propos ?
http://www.melty.fr/nicolas-sarkozy-clash-avec-laurence-f...
Qu'en est-il vraiment ?
Je n'en sais rien, mais le mensonge est tellement rituel dans ces grosses foires d'empoigne que sont les élections présidentielles, qu'il se pourrait que N. S. ( Nos Sous ) soit mouillé à l'insu de son plein gré ? Non ?
La soif de pouvoir fait oublier souvent de quelle main vient l'eau du verre . Qu'importe le flacon , pourvu que ...
D'autre part, sa "franchise" a permis d'avoir un florilège de lieux communs et enfonçages de portes-ouvertes ; remarquable (et lamentable) exercice de représentant de commerce avec, entre autres trucs, cette exécrable et imbécile répétition du prénom de l'interlocuteur.
Coin coin coin coin ! Cause toujours , tu m'intéresses !

J'arrête ici, sinon je sens que je vais devenir grossier .
« A M. Jean-Robert TRONCHIN, de LYON 1
8 août 1755.
Les La Beaumelle et autres ont eu la barbarie de me poursuivre jusqu'au pied des Alpes. Ils ont fait courir partout un manuscrit digne de la plus vile canaille, sous le nom de la Pucelle d'Orléans. Voici ce qu'on y trouve. C'est de Charles VII, roi de France, dont il s'agit. Le laquais qui a composé ces vers n'est pas obligé de savoir que Charles VII n'est point de la branche des Bourbons.
Charle amoureux d'une gueuse fanée
Dort en Bourbon la grasse matinée.
Et saint Louis, le saint et bon apôtre,
A ses Bourbons en pardonne bien d'autre.
Les Richelieu l'ont nommé m...
Voilà pourtant ce qu'on ose m'attribuer. Un nommé Grasset, qui est d'ailleurs un voleur public, est venu me proposer de me vendre ce beau manuscrit cinquante louis d'or. Je l'ai sur-le-champ déféré à la justice, lui et son manuscrit. Il a été flétri et banni. On dit qu'il s'est retiré à Lyon, et qu'il va passer à Trévoux.
Je vous supplie, monsieur, de faire lire cet écrit ou la substance à monseigneur le cardinal de Tencin et à M. de Rochebaron, s'il est possible, afin de prévenir de grandes calomnies et de grands malheurs. Pardonnez au trouble où ma douleur me plonge. Quelque absurde, quelque impertinente que soit la calomnie, elle est toujours très à craindre. M. l'abbé Pernetti m'a mandé que ces horreurs couraient dans Lyon. Il me mande aussi qu'il est constant que le roi demandera mon éloignement de Genève. Je crois le roi trop juste pour m'imputer des vers que les laquais de Paris rougiraient d'avoir faits. Je crois le cardinal de Tencin trop juste pour m'en accuser, pour persécuter un innocent dont il n'a pas assurément à se plaindre. »
1 Voir : Revue suisse, 1855, page 279 : http://books.google.fr/books?id=UEwpAAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false
23:30 | Lien permanent | Commentaires (0)
Le dessein de m'escamoter est le moindre de ses crimes
... se disait in petto une certaine Marine Le P* en évoquant le grand chef de l'UMP, N. S* ( Notre Sauveur autoproclamé ), qui se serait trouvé bien de ne l'avoir plus dans les pattes ( qu'il a fort petites au demeurant ) !
Retrouvons le sourire avec Dany le Marron (mélange de rouge et de vert) :
http://sarkozynews.canalblog.com/archives/2010/04/18/17617922.html
A sa décharge, c'était en avril 2010 ! Quel visionnaire !!
« A M. POLIER de BOTTENS
Aux Délices, 8 août [1755]
Vous verrez, mon cher monsieur, quel homme est ce Grasset par la copie 1 ci-jointe. Le dessein de m'escamoter est le moindre de ses crimes; mais quiconque a inséré, dans le manuscrit qu'il voulait me vendre, les morceaux aussi plats qu'abominables dont je me suis plaint, est cent fois plus criminel que lui. Bousquet se plaint qu'on a mis en prison son associé; qu'il juge à quel associé il a affaire . Il l'envoie à Marseille . Dieu veuille que ceux qui s'intéressent au commerce de Bousquet n'aient pas à s'en repentir!
Voilà un tissu d'horreurs qui me ferait croire que J.-J. Rousseau a raison. Si les belles-lettres ne corrompent pas les mœurs, elles n'ont pas, au moins, rectifié celles des misérables qui ont voulu me perdre par de si infâmes imputations. On dit que La Beaumelle, et un nommé Tinois, ont fabriqué toutes les plates indignités qui sont dans l'ouvrage que vous avez vu. Faut-il que je sois la victime de ces canailles! Quand pourrai-je avoir le bonheur de vous voir? »
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comment les hommes peuvent être si méchants

« A M. de BRENLES.
Aux Délices, 5 août [1755]
Mais dites-moi donc, mon cher philosophe, comment les hommes peuvent être si méchants, comment on a pu faire un tissu de tant de bêtises et de tant d'horreurs, et comment Maubert a pu s'unir avec Grasset pour un aussi affreux scandale. Dès que Grasset vint me montrer l'échantillon de la pièce, tous mes amis me conseillèrent de déférer cette plate infamie à la justice. Grasset ne s'est tiré d'affaire qu'en disant qu'il tenait la feuille de Maubert, et Maubert a répondu qu'il la tenait de Lausanne. Si tout le reste est comme ce que j'ai vu, c'est l'ouvrage d'un laquais. J'ai rempli mon devoir en me plaignant juridiquement; mais je ne goûte de consolations qu'en déposant mes plaintes dans le sein de votre amitié. Je vous embrasse de tout mon cœur. Quand pourrai-je vous voir à Monrion?
V. »
16:45 | Lien permanent | Commentaires (0)

