17/03/2012
J'ai cherché une solitude, un tombeau. Me l'enviera-t-on?
Mon voisin, chêne de haute futaie est mort et a été incinéré à mon pied . J'ai eu chaud !
Pour moi, maintenant ça sent le sapin , c'est un comble !
« A M. le conseiller François TRONCHIN 1
Aux prétendues Délices, 23 août [1755]
Pardon, pardon j'ai très-bien compris la pancarte que monsieur votre frère m'a expliquée, et me voilà au fait. Il ne s'agit plus que d'employer à vivre doucement ce que vous voulez bien avoir la bonté de gouverner. Il faut embellir les Délices, rendre Monrion agréable, aller d'un bout du lac à l'autre, y boire votre vin, et oublier les Pucelles.
Il faudrait que tous les diables d'enfer fussent déchaînés pour que ce pucelage de trente années vînt me persécuter dans ma vieillesse.
J'ai cherché une solitude, un tombeau. Me l'enviera-t-on? »
1 Voir : Revue suisse, 1855, page 278 : http://books.google.fr/books?id=UEwpAAAAYAAJ&printsec...
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sifflez les Parisiens
Sur un terrain que je me garde bien de fréquenter ...

... car siffler n'est pas réservé aux arbitres, hélas !
« A M. COLINI 1
à PARIS.
Des Délices, 17 août [1755]
Faites, je vous prie, mille compliments à M. Lekain; je suis sûre qu'il jouera Gengis à merveille; mais Sarrasin est bien vieux pour Zamti. Ne doutez pas de l'amitié que j'aurai pour vous toute ma vie.
Je vous en dis autant. Divertissez-vous; voyez siffler mon Orphelin; sifflez les Parisiens, e ritornate a noi quando sarete stanco di piaceri, di donne, e di Parigi 2.
J'envoie cette lettre à l'adresse que vous me donnez.
V. »
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Je jette mon bonnet par- dessus les moulins
Et ça me soulage schtroupfement !

« A M. le maréchal duc de RICHELIEU
13 août [1755]
Mon héros veut-il ou dédaigne-t-il que je lui dédie mes magots de la Chine 1? Accoutumé aux hommages de l'Europe, méprise-t-il ceux de Pékin? Je le supplie de me donner ses ordres. Je les attends car, de peur d'être prévenu, je vais publier mes Magots moi-même.
Comment est-il possible que vous n'ayez pas reçu le rogaton de la Guerre de 1741? Je vous l'envoyai par Mme Denis. Je m'en souviens très-bien, et elle aussi. J'en avais fait faire trois copies une pour vous, une pour M. d'Argenson, une pour Mme de Pompadour. Il faut que le diable s'en soit mêlé . Mais de quoi ne se mêle-t-il pas?
Est-il possible encore, monseigneur, que j'ignore si vous avez reçu le paquet 2 de M. de Paulmy? Je jette mon bonnet par- dessus les moulins; je ne sais plus où j'en suis; mais mon cœur, qui vous appartient, est tranquille. »
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