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20/04/2021

Il n'y a point de comédie Caro

... Dommage !

Jeu de Phlyax — Wikipédia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeu_de_Phlyax

 

 

« A Gabriel Cramer

[1765-1766]1

Il n'y a point de comédie Caro . C'est par Dieu bien assez de deux tragédies, avec des dissertations assez curieuses sur des choses très intéressantes . Comment va la tragi-comédie de Genève ? »

1 L'édition Crowley date la lettre de « 1762-1768 ? ».

je ne peux lui ôter ce petit travail, qu’il ne fait que par amitié pour moi

... aurait dit le président Miguel Diaz-Canel à propos de Raul Castro, mais à 89 ans le vieillard secrétaire et maître du parti communiste cubain se retire : enfin !

Quel dictateur suivra ?

raul castro

Barman, fait péter un Cuba-libre ! https://www.1001cocktails.com/recettes/recette_cuba-libre...

 

 

« A Jacob Bouthillier de Beaumont

M. de La Borde, banquier du roi, me mande du 25, monsieur, que les trente-six billets ne lui ont pas été remis par MM. Necker 1 et Thelusson 2, suivant vos ordres et suivant la prière que je leur en avais faite. Je suppose que cette affaire est actuellement consommée. En tout cas, je vous prie de les en faire souvenir par cet ordinaire.

M. Jean Maire, trésorier de Montbéliard et terres adjacentes, est prêt à donner un demi pour cent par mois, tous les trois mois, pour l’argent que vous avancerez, vous ou un autre banquier à Genève, le change toujours au pair, sans aucun autre frais. Mandez-moi votre dernière résolution. Il n’y aura rien d’ailleurs à payer pour moi, ni comptes à faire ; tous mes petits déboursés, pour ce que j’achète à Genève, sont faits par M. Souchay, négociant, depuis longtemps, et je ne peux lui ôter ce petit travail, qu’il ne fait que par amitié pour moi.

Je vous souhaite la bonne année. J’ai l’honneur d’être bien sincèrement, monsieur, votre très-humble et très obéissant serviteur.

À Ferney, 31 décembre 1765

N. B. Ne sachant pas la demeure de MM. Necker et Thelusson, j’ai mis simplement à Paris 3; je vous supplie de les en instruire, et de les prier de retirer la lettre, qui est, je crois, du 18è . Ils me feraient beaucoup de plaisir de faire donner mes trente-six billets à M. de La Borde le plus tôt qu’ils pourront.»

19/04/2021

Achevons doucement notre carrière, en foulant aux pieds les préjugés, en riant des sots, et en fuyant les fanatiques

... Seul vrai bon programme d'existence pour ne pas devenir brindezingue !

Épinglé par Mireille Drissi Beffara sur Geluck... et le chat | Le chat  geluck, Paroles de chat, Chat humour

 

 

 

« A Nicolas-Claude Thieriot

28è décembre 1765

Mon ancien ami, vous allez donc être physiquement grand-père 1; je ne le suis que moralement. Nous élevons tout doucement la marmotte que Mme Dupuits nous a faite. Je n’aime que les anciennes lois romaines qui favorisent la liberté de l’adoption. J’ai été heureux bien tard dans ce monde ; mais enfin je l’ai été, et peu de gens en diront autant d’eux.

Voici ma réponse à votre belle dame 2 qui s’amuse à faire des romans. Je ne la cachette point avec un petit pain, parce qu’on dit que cela n’est pas honnête pour la première fois ; je ne la cachette point avec de la cire, parce qu’un cachet sous l’enveloppe de frère Damilaville serait tâté par les doigts de messieurs de la poste, inconvénient qu’il faut toujours éviter. Ayez donc la bonté de cacheter la lettre à Mme de La Martinière Benoist, et de la faire rendre.

Il faut que le chocolat soit une bonne chose, s’il vous a rendu des yeux, des oreilles, et un estomac ; moi, qui n’ai plus rien de tout cela, je vais donc prendre du chocolat aussi ; mais comme je suis plus vieux de quatre ans que vous, je doute que le chocolat me fasse le même bien. Achevons doucement notre carrière, en foulant aux pieds les préjugés, en riant des sots, et en fuyant les fanatiques. »

1 Thieriot a annoncé le 5 août 1765 le mariage de sa fille naturelle ; voir lettre du 30 août 1765 : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2020/12/27/vous-avez-goute-le-plaisir-d-etre-pere-et-moi-j-ai-ete-inuti-6286858.html

2 Cette « belle dame » dont il est question dans la lettre à laquelle répond V* (vers le 15 décembre 1765 ) est Françoise Albine Puzin de La Martinière Benoist, et son roman qui n'est pas le premier est intitulé Élisabeth (1766) . La lettre que V* lui 'écrivit n'est pas connue .

Voir : https://data.bnf.fr/fr/12117030/francoise-albine_benoist/

et : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7oise-Albine_Benoist

à voir s'il veut rendre ce service au genre humain

... Thomas Pesquet : il s'agit d'un service tout à fait discutable , selon moi : https://www.leparisien.fr/societe/thomas-pesquet-designe-...

Il est paradoxal que pour prôner la  lutte contre le réchauffement climatique on ait besoin d'une fusée qui va bouffer en quelques minutes  près de 88 tonnes de carburant  pour se retrouver à 400 Km du sol, soit un peu moins que de Paris à Lyon ! Je ne vous dis pas combien d'aller-tours je pourrais faire avec ma modeste berline Peugeot * ( *NDLR - tentative de James pour se faire sponsoriser ) : à titre indicatif 1 260 000 km, donc près de 10 000 heures d'autoroute , ce qui ne me ferait sûrement pas désigner comme modèle ambassadeur de l'ONU . Ce hochet que personne n'ose refuser est parfaitement risible (bon vol malgré tout à notre astronaute ). 

Dessins humoristiques et caricatures sur l'actualité et les sciences par  Olivier Lascar - Sciences et Avenir

 

 

 

« A Pierre-Alexandre du Peyrou

Quoiqu’il ne s'agisse pas dans cette dix-huitième lettre 1 de l'éloquent M. Montmolin, cependant comme il est questions des prêtres qui sont infiniment chers à M. du Peyrou, ainsi qu'à tous les honnêtes gens, on a cru lui faire plaisir de lui adresser cette petite homélie ; si d'ailleurs M. du Peyrou a de la bonne volonté pour ces messieurs, et s'il veut s’amuser à faire imprimer secrètement trois ou quatre cents exemplaires d'un ouvrage utile, s'il connaît quelque imprimeur qui pût travailler secrètement , et ne retenir aucun exemplaire pour lui, il serait supplié en ce cas de faire le marché ; on payerait très exactement . On le prierait de vouloir bien faire porter toutes les feuilles chez lui en sûreté ; on ferait ensuite présent de l'ouvrage à tous les gens qui auraient de la vocation . C'est à M. du Peyrou à voir s'il veut rendre ce service au genre humain ; en ce cas, il n'aurait qu'à envoyer ses ordres à M. Misoprist 2 chez M. Souchay, négociant à Genève . M. Misoprist lui présente ses très humbles obéissances .

 

28 décembre 1765. »

1 La correspondance de du Peyrou avec JJ. Rousseau, entre fin décembre 1765 et mars 1766, éclaire cette phrase et l'ensemble de la lettre . A Rousseau qui lui reproche sa correspondance avec V*, Du Peyrou réplique qu'il reçoit régulièrement les Questions sur les miracles, et que dans le dernier envoi il a trouvé « un mot sous un nom emprunté » (lettre du 7 janvier 1766 ) . La suite de la correspondance laisse comprendre que Du Peyrou a accédé aux demandes  de V*; lettre du 14 février 1766 « Il ne s'agit que de les faire passer sans avis à des libraires . Qu'ils les impriment, à la bonne heure, mais ils doivent ignorer d'où ils [les manuscrits des Questions sur les miracles ] leur viennent . Pourvu que les prêtres perdent leur crédit, et le pouvoir de nuire à des hommes vertueux et qui font usage de leur raison, je suis content . »

Voir : https://data.bnf.fr/fr/12214077/pierre-alexandre_du_peyrou/

et https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb31257250p

et https://www.persee.fr/doc/rhmc_0048-8003_1993_num_40_1_1663

2 Misoprist, surnom rapporté par Du Peyrou , pseudonyme moitié grec moitié anglais qui apparaitra souvent dans l'année 1766 ; il signifie « qui hait les prêtres » . Voir lettre du 3 janvier 1766 de J-J. Rousseau à Du Peyrou .