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08/04/2025

Je conçois bien à toute force qu’on soit fripon pour devenir pape ou roi ; je conçois qu’on se permette quelques petites perfidies pour devenir la maîtresse d’un roi ou d’un pape ; mais les méchancetés inutiles sont bien sottes

... Brame toujours Marine mais avoue qu'au fond tu es soulagée de ne pas risquer d'être présidente , incapable que tu serais de mettre en route un programme qui n'est basé que sur des "contre" , destructeur ; et ta fumeuse majorité, dont tu rebats les oreilles, n'est que relative et le RN n'est qu'une planche pourrie . Malhonnête tu es, malhonnête tu restes . 

Marre de voir ces singeries ! https://www.tf1info.fr/justice-faits-divers/verif-la-moitie-des-decisions-de-premiere-instance-sont-elles-revoquees-en-appel-comme-l-assure-marine-le-pen-2363722.html

RNistes vous êtes des naïfs couillonnés, quand vous réveillerez-vous ? Trop tard , je le crains .

 

« A Marie de Vichy de Chamrond, marquise Du Deffand

20è septembre 1769 1

Oui, madame, je veux vous adresser mes idées sur le style d’aujourd’hui, sur l’extinction du génie, et sur les abus de ce qu’on appelle esprit . Mais avant d’entreprendre cet ouvrage, il faut que je vous parle de cette Histoire du Parlement que vous vous êtes fait lire. Vous vous apercevrez aisément que les deux derniers chapitres ne peuvent être de la même main qui a fait les autres ; ils sont remplis de solécismes et de faussetés. Le barbouilleur qui a joint ce tableau grimaçant aux autres, qui paraissent assez fidèles, dit autant de sottises que de mots.

Il prend le président de Bésigny pour le président de Nassigny. Il dit que le roi a donné des pensions à tous les juges de Damiens, et il est public qu’il n’en a donné qu’aux deux rapporteurs. Il se trompe sur toutes les dates, il se trompe sur M. de Machault 2.

Si vous vous souvenez de ce petit ouvrage que M. de Belestat s’attribuait 3, et qu’il était incapable de faire, vous trouverez que ces deux chapitres sont du même style. Je ne veux pas approfondir cette nouvelle iniquité ; mais je vous répéterai ce que je viens d’écrire à votre grand-maman . Il y a autant de friponneries parmi les gens de lettres, ou soi-disant tels, qu’à la cour. Je ne veux pas les dévoiler, pour l’honneur du corps . Je suis comme les prêtres, qui sauvent toujours, autant qu’ils le peuvent, l’honneur de leurs confrères. Il y a pourtant tel confrère 4 que j’aurais fait pendre assez volontiers.

La Beaumelle fit autrefois une édition de La Pucelle 5, dans laquelle il y avait des vers contre le roi et contre Mme de Pompadour ; et malheureusement ces vers n’étaient pas mal tournés. Il les fit parvenir à Mme de Pompadour elle-même, avec un sinet 6 qui marquait la page où elle était insultée . Cela est plus fort que les deux derniers chapitres.

On joua de pareils tours à Racine ; et Le Misanthrope de Molière en cite un de cette espèce 7. Ce qui m’étonne, c’est qu’on fasse de ces horreurs sans aucun intérêt que celui de nuire, et sans y pouvoir rien gagner. Je conçois bien à toute force qu’on soit fripon pour devenir pape ou roi ; je conçois qu’on se permette quelques petites perfidies pour devenir la maîtresse d’un roi ou d’un pape ; mais les méchancetés inutiles sont bien sottes. J’en ai vu beaucoup de ce genre en ma vie ; mais, après tout, il y a de plus grands malheurs, et je n’en sais point de pires que la perte des yeux et de l’estomac. Par quelle fatalité faut-il que la nature soit notre plus cruelle ennemie ? Je commence déjà à redevenir votre confrère quinze-vingt, parce qu’il est tombé de la neige sur nos montagnes. Je pourrais bien aller passer mon hiver dans les pays chauds, comme font les cailles et les hirondelles, qui sont beaucoup plus sages que nous.

Vous m’avez parlé quelquefois d’un petit livre sur la raison des animaux 8. Je pense comme l’auteur. Les essaims de mes abeilles se laissent prendre une à une pour entrer dans la ruche qu’on leur a préparée ; elles ne blessent alors personne, elles ne donnent pas un coup d’aiguillon. Quelque temps après, il vint des faucheurs qui coupèrent l’herbe d’un pré rempli de fleurs qui convenaient à ces demoiselles ; elles allèrent en corps d’armée défendre leur pré, et mirent les faucheurs en fuite.

Nos guerres ne sont pas si justes ; il s’en faut de beaucoup. Si on se contentait de défendre son bien, on n’aurait rien à se reprocher ; mais on prend le bien d’autrui, et cela n’est point du tout honnête.

Cependant il faut avouer que nous sommes un peu moins barbares qu’autrefois ; la société est un peu perfectionnée. Je m’en rapporte à vous, madame, qui en êtes l’ornement.

Je me mets à vos pieds.

V. »

1 Original ; éd. Kehl . La lettre à laquelle répond V* n'est pas connue, mais curieusement Mme Du Deffand écrivait à V* ce même 20 septembre 1769 : https://fr.wikisource.org/wiki/Correspondance_de_Voltaire/1769/Lettre_7672

4 L'évêque Biord .

6 Un signet , c'est l'ancienne prononciation du mot .

07/04/2025

Si on rend une justice complète à cette famille innocente et opprimée

... Rions un peu ! Alors , en toute justice valable pour tous les citoyens délinquants, les Le Pen devraient coucher incessamment derrière les barreaux . Marine et ses partisans sont puants de mensonges . Quelle somme le RN va-t-il payer pour essayer de sauver la couenne de Marine ? Selon que vous serez puissant ou misérable ..., espoir ridicule de nanti . Cette imbécile ne se rend pas compte que , comme le dit si bien Michel Sardou "L'ambition ça bouffe la vie !" , elle va faire comme la grenouille qui veut devenir plus grosse que le boeuf, elle va en crever ; personne ne la pleurera !

 

 

« A Joseph Audra

20 septembre 1769

Mon cher philosophe, je reçois en ce moment votre lettre du 13 septembre. Le projet de faire un abrégé de l’Essai sur l’Esprit et les Mœurs des nations 1 est une très bonne idée, et vous l’exécuterez en habile homme. Je vais recommander à Cramer de vous envoyer la nouvelle édition in-4°, qui sera achevée dans quelques jours . Elle est très augmentée.

J’attends le détail que M. de La Croix doit m’envoyer sur l’affaire de Sirven. Si on rend une justice complète à cette famille innocente et opprimée, si les magistrats de Toulouse voient sans chagrin dans leur ville le défenseur des Calas, si le théâtre nouvellement établi peut profiter de mes soins, le plaisir de vous revoir me rendra peut-être assez de forces pour entreprendre ce voyage.

Je viendrais dans une espèce de litière 2, et je passerais l’hiver à Toulouse ; mais ce serait à condition que je mènerais ma vie de malade . Il faudrait que mon âge et mes maux me dispensassent de faire aucune visite, et qu’on me pardonnât ma vie solitaire. Je partirai probablement dès que je serai certain d’être bien reçu et de n’avoir rien à craindre des vieux restes du fanatisme.

J’ai oublié le nom du conseiller qui protège Sirven ; je vous prie de me le dire. Il ne serait pas mal qu’il me donnât des assurances positives qu’on approuverait mon voyage.

C’est tout ce que je puis vous dire à présent. Je n’ajoute rien de nouveau en vous disant combien je vous aime et combien j’ai envie de vous embrasser. 

V.»

1 Contre « la superstition et le fanatisme », l'abbé Audra est en train de composer une Histoire générale à l’usage des collèges, depuis Charlemagne jusqu'à nos jours, qui paraîtra sous l'anonymat en 1770 ; il l'a annoncé à V* par une lettre du 13 septembre .

Voir : https://www.persee.fr/doc/rnord_0035-2624_1973_num_55_217_3178

2 C'est la « dormeuse » dont il est question dans la lettre du 16 août 1769 à Mme Denis : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2025/02/27/m-6537385monsieur-le-chancelier-a-bu-publiquement-a-ma-sante.html