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12/11/2016

nous vous prions de vouloir bien ne nous pas laisser dans l'incertitude où nous sommes

... Ôte moi un doute ! Connais-tu bien don Diègue ? Eh ! ça y est, Corneille n'a pas seulement donné du travail à l'ami Voltaire, il me contamine aussi .

En fait, le doute qui me taraude concerne la candidature de Fanfoué qui pourtant est aussi improbable que celle de Sarkozy et dont l'annonce sera une aussi grande surprise que celle d'icelui . Non ? bon ! je croyais que vous partagiez mes angoisses . Tant pis, je retourne préparer ma soupe , au moins je sais de quoi elle est faite plus facilement que le rata politique .

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« A Pierre-Michel Dubu de Longchamp 1

Au château de Ferney, 6 novembre [1761] 2

Ma famille et moi, monsieur, nous ressentons quelque peine, et nous sommes dans un assez grand embarras en ne recevant point de réponse à la lettre que j'ai eu l'honneur de vous écrire . Nous ne pouvons retourner aux Délices sans y faire transporter nos grains . Nous attendons les passeports que nous avons toujours eus, et nous vous prions de vouloir bien ne nous pas laisser dans l'incertitude où nous sommes . Je suis fâché de l'importunité que je vous cause . Je vous supplie , monsieur, d’être persuadé de tous les sentiments avec lesquels j'ai l'honneur d'être, monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur

Voltaire

gentilhomme ordinaire du roi . »

2 L'édition Beuchot indique pour destinataire « M. le subdélégué général de l'intendance de Bourgogne, à Dijon », que Moland traduit par Fabry alors que celui-ci est subdélégué de Gex, ce qui est bien différent . D'ailleurs Vµ écrit une lettre à Fabry le même jour .

 

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