Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

19/11/2016

on verra que les amateurs des lettres sont plus amateurs de la patrie que les convulsionnaires et les ennemis des arts

... Ô vous intégristes de tous bords, bas de plafond, agités du bocal, incultes, votre histoire s'achève avant que vous laissiez plus qu'une trace de bave .

 :

Je ne suis pas seul(e) de cet avis !

 

 

« A Etienne-Noël Damilaville

Le 12 novembre 1761

Je fis partir, il y a onze jours, mes chers frères, la scène que les comédiens ordinaires du roi demandaient . Elle fut faite le même jour que je reçus votre avis . Je le trouvai excellent, et la scène partit le lendemain, accompagnée de rogatons que je renvoyais à M. Carré, comme Grizel, Car, Ah ah ! et Gouju .

Je renvoie fidèlement tout ce qu'on me confie . Peut-être trouva-t-on le paquet trop gros à la poste de Paris ; peut-être M. Jannel 1 en a fait rire le roi . Je souhaiterais bien que Sa Majesté vit toutes mes lettres, et les paquets que je reçois . Il serait bien convaincu qu'il n'a point de plus zélés, et j'ose le dire, de plus tendres serviteurs qui ceux qui sont appelés philosophes par les séditieux fanatiques ennemis du roi et de la patrie . J'exhorte tous mes amis à payer gaiement la moitié de leurs bien, s'il le faut, pour servir le roi contre ses injustes ennemis .

Après cela on peut saisir des Grizel etc. on verra que les amateurs des lettres sont plus amateurs de la patrie que les convulsionnaires et les ennemis des arts . Je signe hardiment cette lettre, votre véritable ami .

Voltaire . »

 

Écrire un commentaire