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02/02/2023

vous m'avez comblé à Paris de vos bons offices, comme si je les avais mérités

... Je ne puis, hélas , en dire autant pour moi ; ce qui au reste n'intéresse personne, il est vrai .

 

 

« A François-Gabriel Le Fournier, chevalier de Wargemont

A Ferney, 13 juillet.

Je suis pénétré, monsieur, des attentions et des bontés dont vous m'honorez. Il est bien rare qu'on se souvienne à Paris des solitaires qu'on a vus en passant dans des retraites ignorées. A peine ma vieillesse et mes maladies m'ont-elles permis de vous faire ma cour, lorsque vous êtes venu dans nos cabanes, et cependant vous m'avez comblé à Paris de vos bons offices, comme si je les avais mérités. Vous avez fait bien plus , je vous dois la protection de Mme de Beauharnais 1 dont l'esprit et la beauté sont connus même dans notre pays sauvage.

Si je puis trouver à Genève ou à Bâle quelques nouveautés dignes de votre curiosité, je ne manquerai pas de vous les envoyer à l'adresse que vous avez bien voulu me donner.

Je vous supplie, monsieur, d'agréer la très respectueuse reconnaissance de votre très humble et très obéissant serviteur

Voltaire .

13è juillet 1767 à Ferney. »

1 Marie-Anne-Françoise Mouchard, comtesse de Beauharnais (Fanny de Beauharnais ) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fanny_de_Beauharnais

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