01/04/2024
Voici une petite addition assez curieuse
... Quand j'entends "petite addition" je sors ma calculette et je consulte : https://www.budget.gouv.fr/ et je compte les milliards pour m'endormir , nos fonctionnaires des Finances publiques n'étant pas effrayés, pourquoi le serais-je ?

Mme Denis y était alors qu'il n'y avait pas plus de trois maisons
https://fr.wikipedia.org/wiki/Rue_Berg%C3%A8re
« A Gabriel Cramer
[septembre 1768]
Voici une petite addition assez curieuse pour le troisième tome de l’Histoire de l'esprit et des mœurs des nations 1.
Je vois bien que monsieur Caro ne reviendra pas de sitôt dans son château de Tournay . Monsieur Caro oublie très volontiers le pays de Gex.
Je crois que j'ai oublié aussi de lui dire que Mme Denis loge rue Bergère, vis-à-vis l'hôtel des Menus. »
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31/03/2024
Ce monde est une grande foire où chaque Polichinelle cherche à s’attirer la foule ; chacun enchérit sur son voisin
... Est-il constat plus véridique que celui-ci ?
Voltaire connait les Hommes qui veulent le pouvoir , ils empoisonnent le monde de leurs mensonges et leurs partisans en espèrent des bénéfices . Bandes de Polichinelles sanguinaires, ils sévissent sous tous les climats , quand vont-ils être réduits à néant ? Il y a urgence .
« A Nicolas-Claude Thieriot
[vers le 15 septembre 1768] 1
Ma foi, mon ami, tout le monde est charlatan . Les écoles, les académies, les compagnies les plus braves, ressemblent à l’apothicaire Arnould, dont les sachets guérissent toute apoplexie dès qu’on les porte au cou, et à M. Le Lièvre, qui vend son baume de vie à force gens qui en meurent.
Les jésuites eurent, il y a quelques années, un procès avec les droguistes de Paris pour je ne sais quel élixir qu’ils vendaient fort chèrement, après avoir vendu de la grâce suffisante qui ne suffisait point ; tandis que les jansénistes vendaient de la grâce efficace qui n’avait point d’efficacité 2. Ce monde est une grande foire où chaque Polichinelle cherche à s’attirer la foule ; chacun enchérit sur son voisin. Il y a un sage dans notre petit pays qui a découvert que les âmes des puces et des moucherons sont immortelles, et que tous les animaux ne sont nés que pour ressusciter. Il y a des gens qui n’ont pas ces hautes espérances . J’en connais même qui ont peine à croire que les polypes d’eau 3 soient des animaux. Ils ne voient, dans ces petites herbes qui nagent dans des mares infectes, rien autre chose que des herbes qui repoussent, comme toute autre herbe, quand on les a coupées. Ils ne voient point que ces herbes mangent de petits animaux, mais ils voient ces petits animaux entrer dans la substance de l’herbe, et la manger.
Les mêmes incrédules ne pensent pas que le corail soit un composé de petits pucerons marins. Feu M. de La Faye disait qu’il ne se souciait nullement de savoir à fond l’histoire de tous ces gens-là, et qu’il ne fallait pas s’embarrasser des personnes avec qui on ne peut jamais vivre.
Mais nous avons d’autres génies bien plus sublimes . Ils vous créent un monde aussi aisément que l’abbé de Lattaignant 4 fait une chanson . Ils se servent pour cela de machines qu’on n’a jamais vues . D’autres viennent ensuite, qui vous peuplent ce monde par attraction. Un songe-creux de mon voisinage a imprimé sérieusement qu’il jugeait que notre monde devait durer tant qu’on ferait des systèmes, et que dès qu’ils seraient épuisés ce monde finirait . En ce cas 5, nous en avons encore pour longtemps.
Vous avez très grande raison d’être étonné que, dans l’Homme aux quarante écus 6, on ait imputé au grand calculateur Harvey le système des œufs ; il est vrai qu’il y croyait ; et même il y croyait si bien qu’il avait pris pour sa devise ces mots : Tout vient d’un œuf. Cependant, en assurant que les œufs étaient le principe de toute la nature, il ne voyait, dans la formation des animaux, que le travail d’un tisserand qui ourdit sa toile. D’autres virent ensuite, dans le fluide de la génération, une infinité de petits vermisseaux très sémillants ; quelque temps après on ne les vit plus ; ils sont entièrement passés de mode. Tous les systèmes sur la manière dont nous venons au monde ont été détruits les uns par les autres ; il n’y a que la manière dont on fait l’amour qui n’a jamais changé.
Vous me demandez, à propos de tous ces romans, si dans le recueil du Lapon, qu’on vient d’imprimer à Lyon 7, on a imprimé ces lettres si étonnantes où l’on proposait de percer un trou jusqu’au centre de la terre, d’y bâtir une ville latine, de disséquer des cervelles de Patagons pour connaître la nature de l’âme, et d’enduire les corps humains de poix-résine pour conserver la santé 8 ; vous verrez que ces belles choses sont très adoucies et très déguisées dans la nouvelle édition. Ainsi il se trouve qu’à la fin du compte c’est moi qui ai corrigé l’ouvrage... Ridiculum acri
Fortius ac melius magnas plerumque secat res 9.
Ce qu’on imprime sous mon nom me fait un peu plus de peine . Mais que voulez-vous ! je ne suis pas le maître. M. l’apothicaire Arnould peut-il empêcher qu’on ne contrefasse ses sachets . Adieu. Qui bene latuit bene vixit 10. »
1 Minute des quatre premiers paragraphes, autographe depuis marins. Feu M. de La Faye […] corrigée par V* et datée par l'éditeur « 1768 15 7bre » ; édition Commentaire historique .
2 V* fait allusion à un incident mineur qu'il conte comme suit dans une note du Russe à Paris, 1760 : « On saisit des drogues et du vert-de-gris chez les frères jésuites de la rue Saint-Antoine , le 10 [14] mai 1760 jour de l'anniversaire de la mort de Henri le Grand . Il y a un grand procès sur cette contrebande entre les frères et un apothicaire. » Il revient sur cette affaire dans Le Pot pourri, chap. II : page 260 : https://fr.wikisource.org/wiki/Pot-pourri.
3 Le corail.
4 Gabriel-Charles de Lattaignant, chanoine de Reims, « à qui l'on doit, dit Léris dans son Dictionnaire des Théâtres, à ce que l'on prétend , quelques opéras-comiques. »
5 Cas et non pas, que donne par erreur l’édition Besterman.
6 Voir page 336 : https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Voltaire_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes_Garnier_tome21.djvu/362
7 On venait d’y publier une édition des Œuvres de Maupertuis en quatre volumes in-8°.
8 Voir pages 574 et suiv. https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Voltaire_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes_Garnier_tome23.djvu/584
9 Horace, Satires, I, X, 14-15, inexactement cités . Traduction : Un trait plaisant tranche souvent les questions importantes plus fortement et mieux qu'un trait amer.
10 Ovide a dit dans ses Tristes, livre III. élégie iv, v.25 , inexactement cité
Et bene qui latuit bene vixit.
Qui a vécu bien caché a bien vécu.
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30/03/2024
un philosophe, un homme d’esprit, un homme libre, un homme aimable
... C'est un tel homme que je vous souhaite de fréquenter, et d'être aussi, selon vos goûts ; pour moi c'est Voltaire bien entendu .

Monsieur, je vous salue
« A Charles-Augustin Ferriol, comte d'Argental
15 septembre 1768 1
Voici, mon cher ange, un Tronchin 2, un philosophe, un homme d’esprit, un homme libre, un homme aimable, un homme digne de vous et de Mme d’Argental, un des ci-devant vingt-cinq rois de Genève, qui s’est démis de sa royauté 3, comme la reine Christine, pour vivre en bonne compagnie. »
1 Voir lettre du 5 septembre 1768 à d'Argental : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2024/03/27/on-juge-plus-a-son-aise-quand-il-n-y-a-point-de-ratures-poin-6491591.html
2 Jacob Tronchin .
3 Voir lettre du 27 juin 1768 à Cramer : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2024/02/09/je-ne-vous-concois-pas-vous-autres-de-vouloir-faire-un-plan-6484425.html
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29/03/2024
Vous savez que les adresses des ministres sont sacrées
... Leurs adresses personnelles bien sûr, pour celles de leurs ministères c'est public, et dans les beaux quartiers : https://lannuaire.service-public.fr/gouvernement
Ainsi Mme Rachida Dati , rue Saint-Honoré, n'est pas dépaysée et peut continuer à profiter de notre industrie du luxe .
« A Jacob Tronchin
ancien Conseiller d’État
à Genève 1
Caro traditore, je vous ai attendu jusqu'à neuf heures et demie passé. Tâchez de réparer cette perfidie . Je serais trop fâché que vous partiez sans avoir eu la consolation de vous embrasser . En attendant, permettez que je vous adresse ce paquet pour M. d'Argental, envoyé de Parme . Vous savez que les adresses des ministres sont sacrées, et qu'il n'y a rien à risquer .
Agréez, monsieur, mes respectueux sentiments , et l'extrême envie que j'ai à vous voir avant votre départ .
V.
Mercredi au soir à 11 heures [14 septembre 1768] à Ferney. »
1 Original ; édition Tronchin, non complète, non datée, donnée comme adressée à François Tronchin .
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28/03/2024
Je suis de ceux que leurs mauvaises affaires empêchent de payer leurs dettes à l’échéance
... C'est bien ce que craignent d'entendre nos créanciers de tous pays : https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/03/26/la-det...
Mais à qui doit-on ces mirifiques milliards ? https://www.loretlargent.info/dette/taux-endettement-pays...
« A Richard , négociant à Murcie
A Ferney le 13 septembre [1768]
Je vous dois, monsieur, une réponse depuis deux mois. Je suis de ceux que leurs mauvaises affaires empêchent de payer leurs dettes à l’échéance. La vieillesse et les maladies qui m’accablent sont mon excuse auprès de mes créanciers. Il n’y en a point, monsieur, que j’aime mieux payer que vous.
Il y a des ouvrages bien meilleurs que les miens, qui pourront contribuer à donner au génie espagnol la liberté qui lui a manqué jusqu’à présent. Le ministre à qui toute l’Europe, excepté Rome, applaudit 1, favorise cette précieuse liberté, et encouragera les beaux-arts, après avoir fait naître les arts nécessaires.
Je vous félicite, monsieur, de vivre dans le plus beau pays de la nature, où ceux qui se contentaient de penser commencent à oser parler, et où l’Inquisition cesse un peu d’écraser la nature humaine.
J'ai l'honneur d'être, etc. »
1 Le comte d'Aranda : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pedro_Pablo_Abarca_de_Bolea
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27/03/2024
Je voudrais que ceux qui publient des vies particulières des princes ne craignissent point de nous ennuyer en nous apprenant comment ils furent élevés
... Il y a en effet une vaste clientèle pour ce genre d'information-déformation, de tout temps ; les éditeurs n'ont aucune crainte, ils touchent le jackpot à tout coup bas ; il n'est qu'à voir tout ce qui se déblatère sur les membres de la famille royale d'Angleterre : not at all amazing !

Entre autres ...
« A Charles-Jean-François Hénault
Au château de Ferney, ce 13 septembre 1768
Mon très illustre et très aimable confrère, que j’aimerai tant que je vivrai, si vous vous portez bien, si vous êtes libre d’affaires, il faut que vous sachiez qu’il y a un Bury qui croit avoir fait une Histoire de Henri IV 1. Il court une critique 2 de cette histoire, qui fait une très grande impression par le style audacieux et tranchant dont elle est écrite, et par les fautes qu’elle relève ; mais il y a bien autant de fautes dans la critique que dans l’histoire. L’auteur de la critique est visiblement un huguenot, qui ne relève les erreurs de Bury que sur ce qui regarde les huguenots. Cet auteur s’appelle La Beaumelle ; il demeure au Carlat, dans le pays de Foix, patrie de Bayle, dont il n’est pas assurément concitoyen.
Voici comme il parle du roi dans son libelle, page 24 : « Je voudrais que ceux qui publient des vies particulières des princes ne craignissent point de nous ennuyer en nous apprenant comment ils furent élevés. Par exemple, je vois avec un charme infini, dans l’Histoire du Mogol 3, que le petit-fils de Scha-Abas 4 fut bercé pendant sept ans par des femmes ; qu’ensuite il fut bercé pendant huit ans par des hommes ; qu’on l’accoutuma de bonne heure à s’adorer lui-même, et à se croire formé d’un autre limon que ses sujets ; que tout ce qui l’environnait avait ordre de lui épargner le pénible soin d’agir, de penser, de vouloir, et de le rendre inhabile à toutes les fonctions du corps et de l’âme ; qu’en conséquence un prêtre le dispensait de la fatigue de prier de sa bouche le grand être ; que certains officiers étaient préposés pour lui mâcher noblement 5, comme dit Rabelais, le peu de paroles qu’il avait à prononcer. »
Voici maintenant comme ce maraud parle de vous, page 30 : « Du reste, il a copié cette faute de M. le président Hénault, guide peu sûr, abréviateur infidèle, hasardeux dans ses anecdotes ; trop court sur les grands événements pour être lu avec utilité ; trop long sur des minuties pour être lu sans ennui ; trop attentif à ramasser tout ce qui est étranger à son sujet, tout ce qui l’éloigne de son but, pour obtenir grâce sur les réticences affectées, sur les négligences de son style, sur les omissions de faits importants, sur la confusion qui règne dans ses dates ; auteur estimable pourtant, sinon par l’exécution, du moins par le projet, mais fort inférieur à Marcel 6, quoiqu’il l’ait fait oublier. »
C’est ce même La Beaumelle qui, dans ses Mémoires de Maintenon, insulte toutes les grandes maisons du royaume, et prodigue le mensonge et la calomnie avec l’audace qu’un historien fidèle n’aurait jamais, et que quelques sots ont prise pour la noble hardiesse de la vérité. Je sais qu’il fait actuellement une Histoire de Henri IV 7, dans laquelle il essaie de vous réfuter sur plusieurs points. Cet homme a de l’esprit et de la lecture, un style violent, mais serré et ferme, qui éblouit le lecteur : il est protégé par deux ou trois dames qui ont été élevées à Saint-Cyr, et dont il tient les Lettres de Mme de Maintenon, qu’il a fait imprimer 8. Le roi, instruit de l’insolence de cet homme, qui a été prédicant à Genève, lui a fait défense, par M. de Saint-Florentin, d’exercer son talent de médire. Cette défense lui a été signifiée par le commandant du pays de Foix 9.
Mon zèle et mon amitié ne m’ont pas permis de vous laisser ignorer ce qui intéresse également la vérité, la nation, et vous. Je vous crois à portée de faire un usage utile de tout ce que je vous mande ; je m’en remets à votre sagesse, et je vous prie de me continuer une amitié qui fait la consolation de ma vie.
Je vous prie, mon cher et illustre confrère, de dire à Mme Du Deffand qu’elle sera toujours dans mon cœur. »
1 Voir sur l'ouvrage de Bury la lettre du 17 mai 1768 à Damilaville : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2021/08/10/il-y-a-quelquefois-plus-de-generosite-chez-les-francais-que-6331411.html
2 Examen de la nouvelle Histoire de Henri IV, par M. de Bury ; voir page 532 : https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Voltaire_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes_Garnier_tome15.djvu/542
; et page 265 : https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Voltaire_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes_Garnier_tome29.djvu/275
et les lettres de d'Alembert : https://fr.wikisource.org/wiki/Correspondance_de_Voltaire/1768/Lettre_7286
et à Belestat : https://fr.wikisource.org/wiki/Correspondance_de_Voltaire/1768/Lettre_7359
3 Le « Mogol » est Louis XV.
4 Shah-Abbas est Louis XIV ; son petit-fils, Louis XV.
5 V* pense à un passage du Vè livre, chap. XXIII de Rabelais . Voir page 254 et suiv. : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1044328m/f368.item.r=XXIII
6 Guillaume Marcel est l'auteur de deux séries de Tablettes chronologiques, 1682, consacrées à l'histoire profane et à l'histoire ecclésiastique . Voir : https://data.bnf.fr/fr/14605577/guillaume_marcel/fr.pdf
et https://archive.org/details/tabletteschrono00lepagoog/page/n12/mode/2up
et : https://archive.org/details/lestabletteschr00marcgoog/page/n7/mode/2up
7La Beaumelle ne publia jamais d'histoire de Henri IV . V*, se fondant sur un bruit , tente d'exciter l'inquiétude du président Hénault qui consacre une grande place à Henri IV dans son Abrégé chronologique de l'histoire de France .
8 Sur cet ouvrage, voir lettre du 14 juin 1756 à Richelieu : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2010/06/15/fait-tout-juste-pour-l-avide-curiosite-du-public.html
9 Malgré les dénonciations de V*, l'intervention du ministre Saint-Florentin s'est en effet bornée à lui demander de ménager son ennemi : voir lettre du 22 juillet 1767 à d'Argental : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2023/03/17/qu-il-y-a-une-difference-immense-entre-les-sentiments-des-so-6433691.html
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26/03/2024
Avez-vous un fusil à la main
... Oui ! Opération Vigipirate oblige :
Avec l'espoir que nul attentat arrive .

https://www.gettyimages.no/photos/operation-vigipirate
« A Anne-Madeleine-Louise-Charlotte Auguste de La Tour du Pin de Saint-Julien
Au château de Ferney 12 septembre 1768
Daignez-vous, madame, vous souvenir de ce vieux solitaire qui prenait la liberté de vous appeler son papillon philosophe ? Vous souvenez-vous encore que vous lui parlâtes d'un musicien 1 que vous protégiez beaucoup, et dont vous disiez des choses merveilleuses ? Continuez-vous à le protéger, et fait-il toujours de bonne musique ? Faites-moi la grâce, madame, de répondre à cette question ; faites-moi même une autre grâce, c'est de me garder le plus profond secret . Le joli papillon pourrait bien le laisser échapper mais la philosophe le gardera .
J'ignore, madame, ce que vous faites et où vous êtes, si vous avez des perdrix ou si vous faites mieux . Avez-vous un fusil à la main, ou une flèche de l'amour?Quelque train de vie que vous ayez pris, je m’intéresserai toujours à vous avec le plus sincère respect et l'attachement que vous inspirez à quiconque a eu le bonheur de vous connaître.
Le malade V. »
1 Grétry ; voir lettre du 9 septembre 1768 à Chabanon : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2024/03/24/les-droits-des-hommes-et-les-usurpations-des-autres-6491084.html
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