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08/03/2015

Je crois avoir tout le droit de mon côté, ainsi que le pensent tous les chicaneurs

... Claude Guéant pense de même et confirme .

Je dois avouer (même sans être torturé) que je lui ai toujours trouvé une tête de faux jeton et de combinard , j'ai du mal à lui accorder la présomption d'innocence . Il me rappelle ces vendeurs de cartes postales ambulants qui arnaquent les gogos en vendant dix fois leur prix des chromos minables .

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 http://www.urtikan.net/dessin-du-jour/gueant-son-demi-million-et-ses-tableaux-flamands/

 

« A Charles-Augustin Ferriol, comte d'ARGENTAL, envoyé de

Parme, etc.

rue de la Sourdière

à Paris
7è mars aux Délices
Mon divin ange, le malingre des Délices est au bout des facultés de son corps, de son âme, et de sa bourse. C'était un bon temps pour les gredins que celui de Chapelain, à qui la maison de Longueville donnait douze mille livres tournois annuellement pour sa Pucelle; ce qui faisait, ne vous déplaise, environ le double des honoraires d'un envoyé de Parme. La maison de Conti n'en use pas comme la maison de Longueville avec les auteurs de la Pucelle; apparemment que M. le comte de La Marche ne me regarde pas comme un gredin. J'ai pris la liberté de lui écrire directement, et de lui expliquer mes droits très-nettement ; et il m'a répondu très-honnêtement qu'il s'en tenait. à la proposition de M. l'abbé d'Espagnac. Si M. Bertin n'obtient pas une meilleure composition, je ne vois pas avec quoi on pourra mettre Luc 1 à la raison. Je crois avoir tout le droit de mon côté, ainsi que le pensent tous les chicaneurs.
Mais, après avoir chicané un an, j'aime encore mieux payer à monseigneur Paramont 2 neuf cent vingt livres que je ne lui dois pas, que de les dépenser en frais de procureurs et de juges; je suis bien las de tous ces frais. Le parlement de Dijon s'est avisé de faire pendre, ou à peu près, un pauvre diable de Suisse, pour me faire payer la procédure, en qualité de haut-justicier. Je suis tout ébahi d'être haut-justicier, et de faire pendre les Suisses en mon nom.
Le tripot est plus plaisant ; mais on a les sifflets et les Fréron à combattre. De quelque côté qu'on se tourne, ce monde est plein d'anicroches.
J'ai écrit à Laleu 3 de faire porter chez vous neuf cent vingt livres, pour achever le compte abominable de M. l'abbé d'Espagnac; mais, en même temps, je meurs de honte de vous donner toutes ces peines. Comment ferez-vous ? ce conseiller-clerc demeure à une lieue de chez vous ; aurez-vous la bonté de lui écrire un petit mot d'avis par un polisson ? voudrez-vous qu'il envoie le trésorier de Son Altesse sérénissime avec une belle quittance bien catégorique? ou bien opinerez-vous que cette quittance se fasse chez mon notaire ? Tout ce que je sais, c'est que vous êtes mon ange gardien de toutes façons, et que je suis un pauvre diable.
Je me suis ruiné en bâtiments à la Palladio, en terrasses, en pièces d'eau ; et les pièces de théâtre ne réparent rien 4. J'attends toujours, mon divin ange, que vous me disiez votre avis sur Spartacus.
Je suis actuellement avec Platon et Cicéron ; il ne me manque plus que l'abbé d'Olivet pour m'achever. Il y a loin de là au tripot; mais je suis toujours à vos ordres, et à ceux de Mme Scaliger, à qui je présente mes respects.

Votre créature V. »

1 Frédéric II.

2 Le comte de La Marche. Les éditeurs de Kehl et Beuchot avaient lu « monseigneur par amour et dominant », ce qui n'avait aucun sens. Nous avons déjà vu le comte de La Marche ainsi désigné, dans la lettre du 7 janvier 1759 à de Ruffey : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2014/01/28/temp-9ee06d05759e36b154a1b0ee4b13e6d4-5283220.html

3 Notaire de Voltaire.

4 Voltaire ne retirait aucun profit de la plupart de ses chefs-d'œuvre  dramatiques. (Clogenson.)

 

8 mars : journée de LA FEMME , rendez-vous avec elles au fil des siècles :

http://www.carnavalet.paris.fr/fr/activites/visite-conference-les-femmes-aux-xviiie-et-xixe-s-dans-les-collections-du-musee

 

Emilie du Châtelet, affectueusement surnommée Pompon-Newton par Voltaire, y fait bonne figure .

 

07/03/2015

Les gens qui se conviennent sont trop dispersés dans ce monde

...

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« Au comte Francesco ALGAROTTI.
7è mars 1760, par Genève aux Délices.
Je suis malade depuis longtemps, mon cher cygne de Padoue, et j'en enrage. Le linquenda hoec 1, fait de la peine, quelque philosophe qu'on soit : car je me trouve fort bien où je suis, et n'ai daté mon bonheur que du jour où j'ai joui de cette indépendance précieuse et du bonheur d'être le maître chez moi, sans quoi ce n'est pas la peine de vivre. Je goûte dans mes maux du corps les consolations que votre livre fournit à mon esprit ; cela vaut mieux que les pilules de Tronchin. Si vous voulez m'envoyer encore une dose de votre recette, je crois que je guérirai.
Si tout chemin mène à Rome, tout chemin mène aussi à Genève ; ainsi je présume qu'en envoyant les choses de messager en messager elles arrivent à la fin à leur adresse ; c'est ainsi que j'en use avec votre ami M. Albergati, dont les lettres me font grand plaisir, quoiqu'il écrive comme un chat ; j'ai beaucoup de peine à déchiffrer son écriture. Vous devriez bien l'un et l'autre venir manger des truites de notre lac avant que je sois mangé par mes confrères les vers. Les gens qui se conviennent sont trop dispersés dans ce monde. J'ai quatre jésuites auprès de Ferney 2, des pédants, des prédicants auprès des Délices, et vous êtes à Venise ou à Bologne. Tout cela est assez mal arrangé; mais le reste l'est de même.
Ayez grand soin de votre santé ; il faut toujours qu'on dise de vous : Gratia, fama, valetudo contingit abunde.3
Pour gratia et fama, il n'y a point de conseils à vous donner, ni de souhaits à vous faire.
Vive memor lethi ; fugit hora ; hoc quod loquor, inde est.4
Vive lætus, et ama me.5
V. »

1 S'il faut quitter toutes ces choses ; Horace dans ses Odes, II,xiv,21 emploie la formule linquenda tellus et domus = il faut quitter sa terre et sa maison .

2 A Ornex .

3 Horace, Épîtres, I,iv,10 : faveur, renommée et santé lui échoient en abondance ; Horace a écrit contingat .

4 Perse, Satires , V,135 ; vis en te souvenant de la mort, l'heure fuit, ce que je dis déjà s'en est allé .

5 Vis heureux et aime moi .

 

 

06/03/2015

Comme vous avez , monsieur, la permission du saint Père de lire ces livres abominables

...

 

 

 

« Au marquis ALBERGATI CAPACELLI , senatore etc.

à Bologna
Par Genève aux Délices,

7 mars 1760
Je reçois, monsieur, la lettre dont vous m'honorez, en date du 20 février 1 ; elle finit par une chose bien agréable. Vous me faites entrevoir que vous pourriez vous arracher quelque jour à la terre sainte pour venir à la terre libre. En ce cas, je vous prierais de vous presser, car il y a quelque petite apparence que je ne serai pas longtemps in terra viventium 2. Mes maladies augmentent tous les jours. La nature s'est avisée de faire à mon âme un très-mauvais étui ; mais je lui pardonne de tout mon cœur, puisque cela entrait nécessairement dans le plan du meilleur des mondes possibles.
J'ai l'honneur de vous envoyer, comme je peux, par les marchands de Genève, le Bolingbroke 3 afin que vous le réfutiez . Comme vous avez , monsieur, la permission du saint Père de lire ces livres abominables, et que non seulement vous pouvez les avoir chez vous sans péché, mais que même vous gagnerez des indulgences plénières en les confondant, sous votre nom, ces insolents volumes .

Pour ma tragédie suisse, je ne peux la faire partir, pour deux raisons : la première, parce que je ne la crois point bonne ; la seconde, c'est que, toute mauvaise qu'elle est, mes amis, qui ont la rage du théâtre, veulent la faire jouer à Paris. Mais je vous envoie, en récompense, une comédie 4 qui n'est pas dans le goût français ; je souhaite qu'elle soit dans le vôtre. Les lettres que vous daignez m'écrire me font désirer de vous plaire plus qu'au parterre de notre grande ville.
J'ai l'honneur d'être, monsieur, sans cérémonie, mais avec la plus grande vérité, votre très humble et très obéissant serviteur

V...»

1 Cette lettre ne nous est pas parvenue .

2 Dans la terre des vivants .

3 Voltaire faisait passer des ouvrages anglais à Albergati, comme on le voit par la lettre du 21 juillet 1760 à Albergati Capacelli. : page 471 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6514333b/f487.image...

4 Sans doute L'Ecossaise .

 

05/03/2015

il n'y a rien de si dur qu'un corps politique et financier

...

 

 

 

« A Charles de BROSSES, baron de Montfalcon
5 mars 1760.
Je prends votre lettre à rebours,1 monsieur; je commence par avoir l'honneur de vous dire que les négligents Cramer ne m'ont envoyé aucun in-12, ni sur les mœurs antiques, ni sur les mœurs modernes 2. Vos ordres pour M. Jalabert vont être exécutés.
On a mis dans un caveau de Pierre-Encise un certain Bonneville,3 confident du poète roi, lequel apportait de Berlin en France de la prose un peu plus désagréable que ses vers.
La compagnie de la rédemption des captifs de Gex est toujours prête. Nous aurons sur la fin de la semaine un député des Soixante 4, avec lequel on pourra traiter. Je traite, moi, pendant ce temps-
là, directement avec monseigneur le comte de La Marche, pour une somme fixe, des lods et ventes de votre Tournay, afin que son conseil ne me persécute pas, comme il me persécute encore pour Ferney. Je lui dis respectueusement : En voulez-vous, n'en voulez-vous pas ?
Je me propose de faire écrire par la province à M. d'Annecy,5 pour qu'il lui plaise ne point damner ceux qui ont soin de leurs affaires le jour de Simon et de Jude, attendu qu'il vaut beaucoup mieux cultiver une mauvaise terre après la sainte messe que d'aller boire de mauvais vin à ce maudit cabaret de la Perrière. Nos restes de barbarie me déplaisent souverainement; c'est ce qui fait que je me tiens aux Délices, parce qu'ailleurs je jure contre tout ce qui se passe.
En remontant article par article, je vous remercie du procureur Finot, et j'en profite ; je crierai comme un diable jusqu'à ce que j'aie quelque preuve de ma prétendue haute-justice de bordel; je ne veux point être le haut-justicier malgré lui.
L'affaire des brigands du bureau de Saconnex est finie, grâce au ciel et à monsieur l'intendant ; j'en ai remercié beaucoup ce dernier. Les fermiers généraux ont destitué le receveur et le contrôleur, et ils m'ont écrit que c'était par amitié pour moi; je n'en crois rien du tout. On dispute en physique s'il y a des corps durs ; moi, je tiens qu'il n'y a rien de si dur qu'un corps politique et financier. Si le corps des financiers ne casse pas le corps de la brigade de Saconnex, je lui ferai un petit procès criminel comme à des faussaires qui ont antidaté leur grimoire-verbal, et j'aurai l'honneur de vous les donner à pendre pour vous amuser. J'étais dans la plus grande règle du monde avec ces coquins-là ; mes voitures s'étaient arrêtées au bureau, selon mes ordres; tout était dans la meilleure forme du monde. Tout est prouvé; le crime de faux est prouvé aussi, et vous aurez sûrement la charité de les faire pendre pour l'édification publique.
Je suis de votre avis, monsieur : ubicumque calculum ponas, ibi naufragiurn inverties 6; mais je vous avertis que, si je ne suis pas parfaitement libre, je me jetterai la tête la première dans le lac.
Puisqu'il y a encore place dans ce chiffon, sachez que l'armée du poète roi est plus brillante que jamais. Celle du prince Ferdinand attend 15000 Anglais pour négocier à coups de canon la retraite des Francs en deçà du Rhin.
Mille respects, reconnaissance et attachement.

V. »

1 Cette lettre ne nous est pas parvenue .

2 Le traité du Culte des dieux fétiches venait de paraître à Genève, et de Brosses avait chargé les Cramer d'en envoyer un exemplaire aux Délices. Les Cramer ont également imprimé les Discours […] sur Salluste […] de Thomas Gordon traduits par Daudé , voir lettre du 14 décembre 1759 à de Brosses : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2014/12/21/et-parcus-victus-cum-deficiente-crumena-et-une-vie-frugale-e-5517378.html

4 Les soixante fermiers généraux.

5 L'évêque d'Annecy, Deschamps de Chaumont .

6 Pétrone, Satyricon, CXV, 16, citation inexacte . Pour la traduction voir la lettre du 23 septembre 1759 à de Brosses :http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2013/11/03/mon-grand-plaisir-serait-de-n-avoir-affaire-de-ma-vie-ni-a-u.html

 

les Délices remercient très humblement madame Cramer de ses prunes

...

 

 

 

« A Gabriel Cramer

à Genève

3 mars 1760

La lettre malhonnête 1 se trouve dans les fréronades . Cela ne vaut assurément pas la peine d'une édition complète . On pourrait seulement à la longue donner dans ce goût des éclaircissements sur l'Histoire générale . On prévoit qu'on sera dans le cas d'en avoir besoin . Tout est en guerre dans ce monde . Je ne voulais précisément qu'une ou deux douzaines de cette bagatelle qui n’est bonne que pour quelques savants de Paris, et j'ai cru que la voie de l'impression était plus courte que celle des copies manuscrites . Je supplie instamment monsieur Cramer de vouloir bien me faire le plaisir de faire tirer ces deux douzaines d'exemplaires pour mon compte ; il n'est pas juste que ses imprimeurs ne soient pas payés par moi, des fantaisies qui ne regardent que moi . Je compte sur cette marque d'amitié de sa part .

N.B. qu'un jésuite missionnaire, d'auprès de Troyes a volé trois louis d'or à un marchand de bestiaux, et qu'on lui fait son procès . La chose s'est passée à Vandoeuvre sur le chemin de mon ancien Cirey .

N.B. Les Anglais font partir contre nous 80 vaisseaux, et nous n'en avons pas un .

N.B. qu'il y a quelquefois de la justice en ce monde, et que les brigands ennemis de Genève et du pays de Gex, c'est-à-dire messieurs les commis de Saconnex, ont été condamnés aux dépens, dommages, intérêts, et à l'amende pour avoir mal à propos saisi nos blés qui venaient sur le territoire de Genève .

N.B. que les Délices remercient très humblement madame Cramer de ses prunes . »

 

04/03/2015

apprendre aux hommes nés libres qu'ils ne doivent point vendre leur sang à des maîtres étrangers, qu'ils ne connaissent pas, et qui peuvent leur faire plus de mal que de bien

... Vaste programme qui s'adresse à tous ces déboussolés, -ravagés de la cafetière comme je les appelle-, qui courent se battre pour libérer la Syrie du joug de l'assassin Bachar El Assad et qui meurent stupidement pour des révoltés insensés . Voltaire a encore une fois raison .

 

 

 

« A Jacques-Abram-Elie-Daniel Clavel de BRENLES

assesseur baillival

à Lausanne
Aux Délices, 3 mars 1760
Votre petit mémoire, mon cher ami, est une bonne provision pour l'histoire ; mais il doit servir encore plus à la philosophie ; il peut apprendre aux hommes nés libres qu'ils ne doivent point vendre leur sang à des maîtres étrangers, qu'ils ne connaissent pas, et qui peuvent leur faire plus de mal que de bien. J'ai la plus grande envie de venir philosopher avec vous avant que vous retourniez à Ussières. Je ne regrette guère les bals et les comédies, mais je regrette beaucoup votre conversation. Je vous prie de vouloir bien ne me pas oublier auprès de vos amis, et surtout auprès de M. le bailli de Lausanne et de madame son épouse. La vôtre vous a-t-elle donné quelque petit philosophe ?
Je vous embrasse de tout mon cœur. Adieu , la misère et le trouble sont en France; nous avons ici le nécessaire et la paix.

V. »

 

Ajoutez-y quelques centaines de mille pauvres diables de monades au diable d'enfer

...

 

 

 

« A Jean-Henri-Samuel FORMEY.
[vers le 1er mars 1760]1
J'aime votre concitoyen 2 ; il me procure le plaisir d'avoir de vos nouvelles. Je voudrais bien voir l'enduit de poix-résine 3 dont vous avez embaumé ce fou de Maupertuis, avec sa petite perruque et sa loi de l'épargne. Avez-vous bien exalté son âme ?
J'ai peur que vos corps ne meurent de faim à Berlin.
Je ne sais comment vous envoyer l'Almanach 4 de Priam et d'Hector, que votre Troyen m'a envoyé pour vous. Quand votre guerroyant philosophe daigne m'écrire par Michelet, je fourre tous les paquets possibles dans le mien ; mais il m'écrit par d'autres voies lorsqu'il me fait cet honneur. Je ne peux, en conscience, vous envoyer par la poste un Almanach qui vous coûterait plusieurs florins d'empire ; je ménage votre bourse par le temps qui court. La France est ruinée comme la Prusse. Voilà à quoi se réduisent les beaux exploits du meilleur des mondes possibles. Ajoutez-y quelques centaines de mille pauvres diables de monades au diable d'enfer. »

1 Formey, qui a imprimé cette lettre dans ses Souvenirs, tome 1er, page 303, n'en donne pas la date; mais il dit qu'elle accompagnait une lettre de Grosley du 20 février 1760. (Beuchot)

Formey, en écrivant à Algarotti en mars 1760 , cite cette lettre, reçue deux jours auparavant, d'où la date proposée . Formey explique : « Un autre envoi [voir lettre du 6 janvier 1760 à Formey : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2015/01/12/pour-moi-je-ne-mourrai-point-entre-deux-capucins.html] de M. Grosley, avec une lettre du 20 février, me valut encore une apostille de Voltaire . » Il confirme le 20 avril 1760 que la lettre du 20 février lui avait été expédiée par V* ; voir Algarotti, XVI, 324-325 .

2 Grosley, Champenois (voir page 378 ,http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k411355v/f381.image.r=9%20septembre.langFR

), pouvait être appelé concitoyen ou compatriote de Formey, dont la famille était originaire de Vitry en Champagne.

3 L '« enduit de poix résine » est L’Éloge de M. de Maupertuis, lu dans l'assemblée publique du 24 janvier 1760 . V* ne conserva ni cet ouvrage ni aucune des nombreuses publications de Formey . Voir : http://data.bnf.fr/12025873/johann_heinrich_samuel_formey/

4 Le volume des Éphémérides troyennes pour 1759, in-12 ; publication annuelle d'intérêt historique et archéologique . Alphonse Roserot :« Les Éphémérides Troyennes, publication anonyme de notre compatriote Grosley, constituent le plus ancien almanach historique de la ville de Troyes. Imprimées dans cette ville, d'abord par la veuve de Louis-Gabriel Michelin, de 1757 à 1760, puis par Michel Gobelet, de 1761 à 1768, elles forment une collection de douze volumes petit in-12 1. Ces volumes ne sont pas très communs; les premières années sont même très rares, surtout les deux premières. On y trouve des notices historiques, biographiques, statistiques et la description des principaux monuments et œuvres d'art de la ville de Troyes et des environs. »