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01/10/2025

Vous verrez le succès de vos travaux

... C'est un voeu que je fais particulièrement pour les chercheurs du monde médical et les soignants : OCTOBRE ROSE begins !

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« A François de Caire

Commandant à Versoix

etc . etc.

à Versoix

[vers le 25 avril 1770] 1

Tout ira bien, monsieur, malgré la dureté du temps . Le ministre prend Versoix à cœur comme vous-même, et le roi est très favorablement disposé . L'affaire des artistes logés dans les maisons de l'ancien dénombrement 2 n'a été qu'un effet de la pitié de M. le duc de Choiseul qui a cédé aux prières de M. Necker . Vous verrez le succès de vos travaux . C'est un bonheur que ma vieillesse et mes maladies ne me permettent pas d'espérer .

Que madame de Caire daigne agréer avec vous le respect du vieux malade de Ferney . »

1 Manuscrit olographe ; éd. Wade qui croit la lettre de 1768 . La référence aux « artistes » fixe un terminus a quo février 1770 ; voir encore la note 2.

2 Voir lettre du 21 février 1770 : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2025/08/05/vous-avez-fait-une-bien-belle-action-6558023.html

De fortes objections avaient été faites aux réquisitions, et, le 19 ou le 20 avril De Caire reçut de Paris ordre de libérer les maisons ( Genève, ACP LXXXIX, 271, 288, 292, 293, et Genève lettres du vol . CCLXXI, entre les pages 272 et 273, ainsi qu'entre les pages 298 et 299 ).

30/09/2025

On dit qu’elle est emportée comme vous dans la conversation, qu’elle n’a ni finesse ni agrément

... Eh! oui, ce cher Voltaire semble bien connaître Rachida Dati qui risque de jouer les prolongations à la Culture en même temps qu'elle doit répondre devant le tribunal de corruption et trafic d'influence ; décidément les amis de Nicolas Sarkozy sont des champions pour s'en mettre plein les poches illégalement . Il est grand temps de les arrêter .

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https://www.ladepeche.fr/article/2013/04/23/1612489-rachi...

 

 

« A Charles-Augustin Ferriol, comte d'Argental

25è avril 1770

Mon cher ange, on m’avait mandé que Lekain était mort ; passe pour moi, qui ai, comme vous savez, soixante-dix-sept ans, et qui n’en peux plus ; mais il faut que Lekain vive, et qu’il fasse vivre mes enfants. Permettez que je vous adresse mes lettres pour lui 1.

Il me semble que les ciseaux de M. l’abbé Terray sont encore plus tranchants que ceux de la Parque. Ce diable d’homme, en deux coups, me dépouille de tout le bien que j’ai en France.

Je ne sais si vous avez vu milord Cramer, ambassadeur de la république de Genève ; et si, en qualité de mon libraire, il a fait, comme on dit 2, une grande impression à Versailles. N’allez-vous pas les mardis dans ce pays-là ?

Je vous demande très instamment une grâce auprès des puissances : c’est de gronder beaucoup Mme la duchesse de Choiseul, et même, s’il le faut, monsieur son mari, et, par-dessus le marché, M. de La Ponce, son secrétaire.

J’ai recueilli chez moi des horlogers français établis ci-devant à Genève . J’ai rendu une cinquantaine de familles à la patrie ; j’ai établi une manufacture de montres ; j’ai prêté de l’argent à tous ces ouvriers pour les aider à travailler ; ils ont, en six semaines de temps, rempli de montres une boîte pour Cadix. J’ai pris la liberté de l’envoyer à M. le duc de Choiseul, comme un essai de ce qu’on pouvait faire dans sa nouvelle colonie. J’ai écrit la lettre la plus pressante 3 à Mme la duchesse de Choiseul, et une autre non moins vive à M. de La Ponce 4. Si on ne me répond point, vous sentez bien qu’on ne survit point à ces outrages-là quand on est attaqué de la poitrine, au milieu des neiges, à la fin d’avril.

Si on ne favorise pas ma manufacture de toutes ses forces, il est certain que je n’ai pas huit jours à vivre. Il n’est pas juste que quand M. l’abbé Terray m’assassine à droite, M. le duc de Choiseul m’égorge à gauche. En vérité, sans saint Billard et saint Grizel, qui font mourir de rire, je crois que je mourrais de douleur.

Mettez-vous donc en fureur contre Mme la duchesse de Choiseul. On dit qu’elle est emportée comme vous dans la conversation, qu’elle n’a ni finesse ni agrément ; c’est précisément ce qu’il vous faut.

Comment se porte Mme d’Argental ? Vous n’avez pas nos neiges, mais vous avez, dit-on, de la pluie et du froid.

Les solitaires de Ferney sont à vous plus que jamais.

Lisez, s’il vous plaît, cette réponse 5 au frère de Fréron ; et, si vous la trouvez bien, ayez la bonté de la faire mettre à la poste. Je crois qu’il faut affranchir pour Londres.

Je vous demande bien pardon de tant de peines ; mais quand il s’agit de Fréron, il n’y a rien qu’on ne fasse.

Point du tout : ce pauvre diable, accusé par son beau-frère Fréron d’avoir cabalé à Rennes, est actuellement en Espagne. Dieu veuille délivrer la France de son cher beau-frère, et qu’il soit assisté en place de Grève par l’abbé Grizel !

V. »

4 Lettre non connue .

5 Cette lettre à Royou, beau-frère de Fréron, manque.

très cher soutien de la tragédie expirante

... Nicolas, je te le dis , tu en fais trop, d'ailleurs le rideau est tombé, tu peux arrêter de déclamer . Rentré côté jardin (de l'Elysée ) tu sors côté cour (de justice ), ta pièce fait un bide .

 

 

« A Henri-Louis Lekain

25è avril 1770 1

Mon très grand et très cher soutien de la tragédie expirante, on avait dit dans la chambre du roi que vous étiez mort ; on me l’avait mandé, et, au lieu de vous répondre, je vous ai pleuré. Dieu merci, j’apprends que vous êtes en vie. La vérité ne se dit guère dans la chambre du roi.

Vous allez briller à Versailles, et faire voir à madame la dauphine ce que c’est que la tragédie française bien jouée ; elle n’en a sûrement pas l’idée.

Je ne crois pas, ( entre nous ), que les eaux, de quelque nature qu’elles soient, puissent faire du bien ; mais je crois que l’eau pure en fait beaucoup, et le régime encore davantage. Les voyages des eaux ont été inventés par des femmes qui s’ennuyaient chez elles. Conservez votre santé malgré M. l’abbé Terray, et qu’il ne vous ôte pas ce bien inestimable. »

1 Original ; éd. Kehl qui amalgame cette lettre à celle du 20 janvier 1770 : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2025/06/27/m... ; Lekain : incomplète .

 

29/09/2025

J’approuve fort le respect avec lequel vous recevez les lettres de cachet ; mais pour la joie, il me paraît qu’elle est de trop. Le respect suffisait

... C'est presque ça M. Sarkozy, continuez à fanfaronner , vous me rappelez tous ces délinquants pris la main dans le sac et qui crient "c'est pas moi, j'ai rien fait ! ". Vous avez eu de regrettables fréquentations qui vous arrangeaient bien quand la tricherie marchait bien, il faut payer maintenant , assez profité d'une notoriété frelatée ; l'Etat continue à vous payer grassement , ne l'oubliez pas, j'espère que l'amende sera à hauteur du délit .

Ce qui m'écoeure déjà, ces sont les médias avides de sensationnel qui seront à votre sortie de prison et vous aurez des ponts d'or pour leur cracher vos souvenirs, et des lecteurs niais pour les acheter et vous plaindre , gogos qu'ils sont .

 

 

« A Jean-Baptiste-Jacques Élie de Beaumont

Le 25 d’avril [1770] 1

Mon cher ami, les dévots qui cabalaient contre M. de Lupé étaient sans doute les Grizel et les Billard. Votre second mémoire 2 est un des plus forts, des plus éloquents, des plus concluants que vous ayez jamais faits. J’approuve fort le respect avec lequel vous recevez les lettres de cachet ; mais pour la joie, il me paraît qu’elle est de trop. Le respect suffisait. La joie n’est bien placée qu’à l’audience, où l’on fait payer une lettre de cachet vingt mille francs 3.

On pourrait parler dans le Dictionnaire encyclopédique de cette affaire , et vous rendre justice sur tous les points, excepté sur celui de la joie. On pourrait glisser cet article dans celui d’arrêts notables. On n’oublierait pas M. Target 4. Mais il serait bon d’avoir son plaidoyer.

Qu'est-ce que le procès de Castille 5 dont vous parlez ? Qu'est-ce que la demoiselle de G*** ? Il serait bon de savoir tout cela .

Peut-être le beau-frère de Fréron, à qui ce Fréron a servi d’espion, dont il avait été le délateur, et contre lequel il a obtenu une lettre de cachet, vous priera de le prendre sous sa 6 protection. C’est alors que le public vous bénirait, et qu’on vous battrait des mains depuis votre maison jusqu’à la grand-chambre.

Je n’ai pas plus de nouvelles aujourd’hui de l’affaire de Sirven que s’il ne l’eût jamais entreprise. Il se pourrait bien faire qu’il l’eût abandonnée. Je vous ai déjà dit que je soupçonnais fort sa cervelle et celle de toute sa famille d’être mal timbrée.

Ma lettre est courte, mon cher ami ; nous sommes tous malades au château, et moi plus que les autres, parce que je suis le plus vieux. Nous avons au mois d’avril dix pieds de neige d’un côté et trente de l’autre. Ce sont là de terribles lettres de cachet de la cour d’en haut. »

1Copie contemporaine ; éd. Cayrol qui omet le troisième paragraphe, biffé dans le manuscrit .

2 Réponse pour le marquis de Lupé [...] à l'imprimé du comte de la Tour-du-Roch, son beau-père, 1770 : https://books.google.fr/books?id=J6R6RKlBLqgC&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

3 Élie de Beaumont avait fait obtenir ce dédommagement à la comtesse de Lancize, mise arbitrairement à la Bastille. Voir : https://francearchives.gouv.fr/facomponent/d28cfe1abde23643f622005201e5671ce796d259

5 Voir les « Arrêts notables » dans les Questions sur l'Encyclopédie : https://fr.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_philosophique/Garnier_(1878)/Arr%C3%AAts_notables

6 Lire votre pour sa (lapsus).