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30/11/2011

Tout le pays où je suis s'est empressé à me donner les marques les plus touchantes de bonne volonté

 

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« A M. le président De RUFFEY i

A Prangins, au pays de Vaud, 16 février 1755.

Il est vrai, monsieur, que j'ai loué pour quelque temps une des plus jolies campagnes du monde auprès de Genève. Je ne sais si j'en aurais pu trouver une aussi agréable auprès de Rome. Mais je n'ai choisi cette campagne qu'en qualité de malade, et parce qu'elle m'approche du médecin ii en qui Mme Denis dit que je dois avoir confiance. Cette maison est sur le chemin des bains d'Aix en Savoie, où l'on veut me conduire. J'aimerais bien mieux aller à Dijon, jouir de votre amitié et être témoin de tous les avantages que M. de La Marche iii procure à la ville et aux lettres. Si ma santé peut devenir tolérable, je vous assure que je viendrai à Dijon passer une partie de l'hiver. Je suis tendrement attaché à M. de La Marche depuis mon enfance iv, ce serait une grande consolation pour moi de le voir encore avant de mourir; mais je crains bien de n'avoir plus la force de faire des voyages. Je vous dois, monsieur, les bontés de Mme la baronne de Donop v; elle m'a fait déjà l'honneur de m'écrire pour m'offrir ses bons offices. Tout le pays où je suis s'est empressé à me donner les marques les plus touchantes de bonne volonté, mes maladies m'empêchent d'en profiter, mais elles me laissent un cœur bien sensible aux attentions dont vous m'honorez.

Je vous prie de vouloir bien présenter mes respects à M. le premier président de La Marche. J'ai l'honneur d'être, avec toute la reconnaissance possible et avec les sentiments les plus tendres et les plus respectueux, monsieur, votre très-humble et très obéissant serviteur.

 

V. »

 

i Le président Germain-Gilles-Richard de Ruffey : président de la Chambre des Comptes de Bourgogne, fondateur d'une société littéraire à Dijon , qui deviendra académie, dont en 1761, V* deviendra membre . Il enverra des poèmes, des rosiers, des graines, du vin à V* qui lui demandera son aide dans ses démêlés avec le curé Ancian et le président de Brosses . http://fr.wikipedia.org/wiki/Gilles_Germain_Richard_de_Ruffey

 

 

iiiClaude-Philippe Fyot de La Marche , ami au collège Louis-le-Grand de V*, et ami de de Ruffey, devenu premier président du parlement de Bourgogne .

 

 

v De la famille Turretin, une des plus considérables de Genève. Elle était femme d'un résident étranger.

 

28/11/2011

Si on se torchait le derrière avec eux, on aurait des hémorroïdes

Cette verte affirmation vaut pour tout écrit d'extrêmistes, de menteurs patentés, de sauveurs du monde richement logés pour blablater du meilleur moyen de ralentir le réchauffement climatique tout en revenant à leurs réels intérêts : le fric , à donner, à recevoir . Gigantesque partie de poker menteur . Belle entente de ceux qui veulent rafler le pot . 


Etant d'un naturel délicat, je n'achèterai pas les journaux pour en faire l'usage sus-mentionné par crainte des conséquences funestes sur mon anatomie .

Cependant, il est plusieurs manières de soigner les hémorroïdes, soit dit sans vous offenser . 

  • Soft !

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  • A l'usure !!

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  • A l'espagnole !

Olé !!!

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Ci-après, Voltaire s'en prend, avec un sens du raccourci que j'adore ( Adorer : voir : http://www.monsieurdevoltaire.com/article-dictionnaire-ph... ), aux vers de la pièce d'un auteur qui, circonstance aggravante, non content de mal écrire, est soutenu par la marquise de Pompadour . 

 

« A M. de Ximenes i

A Prangins, le 13 février [1755]

Nous aurons donc Amalazonte ii, monsieur ; nous l'attendons avec l'impatience de l'amitié qui nous attache à vous. L'âme de Royer iii ne sera pas placée dans l'autre monde à côté des Vinci et des Pergolèze. Celle de l'auteur du Triumvirat iv pourrait bien aller trouver Chapelain v. Quels diables de vers, que de dureté et de barbarismes . Si on se torchait le derrière avec eux, on aurait des hémorroïdes, comme dit Rabelais vi! Est-il possible qu'on soit tombé si vite du siècle de Louis XIV dans le siècle des Ostrogoths? Me voilà en Suisse, et presque tout ce qu'on m'envoie de Paris me paraît fait dans les Treize-Cantons. Le malade et la garde-malade vous embrassent tendrement. Pardonnez à un moribond qui n'écrit guère de sa main. »


 

ii Amalazonte, tragédie représentes le 30 mai 1754 à la Comédie Française .http://babel.hathitrust.org/cgi/pt?id=nyp.33433081895116

iii Royer, musicien-compositeur qui a mis en musique un opéra d''après une pièce de V* et dont ce dernier s'est plaint en voyant son texte défiguré par M. de Sireuil, librettiste ; Royer est décédé il y a peu de temps .

iv Crébillon, auteur de Le Triumvirat, ou la Mort de Cicéron , 1754, pièce que déteste V* . Crébillon bénéficie de l'appui de la marquise de Pompadour .

v Jean Chapealain , poète, est mort en 1674 .

vi Pantagruel : « Panurge assure que s'étant torché le cul avec un feuillet des décrétales appelées clémentines, il en eut des hémorroïdes longues d'un demi-pied ».

 

25/11/2011

Je suis de toutes les nations.

http://www.deezer.com/listen-14113907

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http://www.deezer.com/listen-6649194

http://www.deezer.com/listen-6649178

Et pour les gourmands, comme Volti et moi, comme promis ci-après, une grosse pêche !

Volti a  quasiment un côté méridional par cette habitude d'exagérer la taille des poissons et même des fruits que l'on trouve à sa table .

grosse pêche et james.png

 Oui, j'ai la pêche , mais pas la grosse tête .

 

« A Marie-Elisabeth de Dompierre de Fontaine i

A Prangins, pays de Vaud, 23 février [1755]

 
Vous avez donc été sérieusement malade, ma chère nièce, et vous avez également à vous plaindre d'un souper et d'une médecine ? Il est bien cruel que la rhubarbe ii, qui me fait tant de bien, vous ait fait tant de mal. Venez raccommoder votre estomac avec les truites du lac de Genève; il y en a qui pèsent plus que vous, et qui sont assurément plus grasses que vous et moi. Je n'ai pas un aussi beau château que M. de Prangins cela est impossible, c'est la maison d'un prince; mais j'ai certainement un plus beau jardin, avec une maison très jolie iii. Le palais de Prangins et ma maison sont dans la plus belle situation de la nature. Vous serez mieux logée à Prangins que chez moi mais j'espère que vous ne mépriserez pas absolument mes petits pénates, et que vous viendrez les embellir de votre présence et de vos dessins. Apportez- moi surtout les plus immodestes iv pour me réjouir la vue. Les autres sens sont en piteux état; je dégringole assez vite; j'ai choisi un assez joli tombeau, et je veux vous y voir. Les environs du lac de Genève sont un peu plus beaux que Plombières, et il y a tout juste dans Prangins même une eau minérale très bonne à boire,v et encore meilleure pour l'estomac. Je la crois très supérieure à celle de Forges.

Venez en boire avec nous, ma chère nièce; tâchez d'amener Thieriot. Il veut venir par le coche il serait roué, et arriverait mort. Songez d'ailleurs qu'il faut être les plus forts à Prangins. Vous y trouverez des Suisses, amenez-y des Français. Pour ma maisonnette, elle n'est point en Suisse elle est à l'extrémité du lac, entre les territoires de France, de Genève, de Suisse, et de Savoie. Je suis de toutes les nations. On nous a très bien reçus partout; mais le plus grand plaisir dont nous jouissions à présent est celui de la solitude. Nous y employons nos crayons à notre manière. Nous vous montrerons nos dessins, en voyant les vôtres nous jouirons des charmes de votre amitié ; vous verrez des gens de mérite de toute espèce, vous mangerez des pêches grosses comme votre tête, et on tâchera même de vous procurer des quadrilles; mais nous avons plus de truites et de gelinottes
que de joueurs. Enfin, venez, et restez le plus que vous pourrez . Mes compliments à l'abbé sans abbaye vi.
Belle Philis, on désespère
Alors qu'on espère toujours.
(Molière, le Misanthrope, acte I.)

Je ne vous écris point de ma main. Excusez un malade, et croyez que c'est mon cœur qui vous écrit. »

 

i Nièce de V*, soeur ainée de Marie-Louise Denis, née Marie-Elisabeth Mignot, femme de Nicolas-Joseph de Dompierre de Fontaine .

 

ii V* sera continuellement en révolte , -et en prendra en cachette,- contre le docteur Tronchin, qui préférait la casse plutôt que la rhubarbe pour « faire aller ».

 

iii Maison de Saint Jean, proche de Genève, en république genevoise, qu'il baptise Les Délices .

 

iv « immodestes » = nus ; en 1756, V* lui écrira le 8 janvier 1756: « Aimez-vous toujours à peindre de beaux corps tout nu, en attendant que le docteur Tronchin rétablisse et engraisse le vôtre ? »

www.pastellists.com/Articles/Dompierre.pdf

 

v Par la suite, V* ira prendre les eaux à Rolle, cité très proche de Prangins et de Lausanne .

 

vi Alexandre-Jean Mignot, frère de Marie-Louise et de Marie-Elisabeth, après avoir été militaire, étudiera au séminaire de Troyes en 1747 et attendra d'avoir les bénéfices d' une abbaye ; il aura Scellières où il pourra faire inhumer son oncle en juin 1778 .

 

24/11/2011

Je déteste l'intolérance et le fanatisme , je respecte vos lois religieuses

 

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Et, attention jeunes gens ...

... je vous ai à l'oeil !!

 

 

 

« A M. Jacob Vernet i

9 février [1755]


Mon cher monsieur, ce que vous écrivez sur la religion est fort raisonnable ii. Je déteste l'intolérance et le fanatisme , je respecte vos lois religieuses . J'aime et je respecte votre république .

Je suis trop vieux, et un peu trop sévère pour les jeunes gens .

Vous me ferez plaisir de communiquer à vos amis les sentiments qui m'attachent tendrement à vous .

Voltaire »

iJacob Vernet : V* le connait depuis sa rencontre avec lui en 1733 à Paris et ils correspondent depuis . http://en.wikipedia.org/wiki/Jacob_Vernet

Vernet correspondra également avec J.-J. Rousseau .

 

ii Vernet a publié Instruction chrétienne en 1754 : http://books.google.ca/books?id=QPUOAAAAQAAJ&printsec...

Il avait auparavant écrit un Traité de la vérité de la religion chrétienne .

 

 

21/11/2011

317 ans, pas une ride

 

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A ce génie , que tous doivent connaître dans le monde, à celui qui fut doué « d'une faiblesse herculéenne », ce jeune insolent, cet homme de bonne volonté, ami de la tolérance et pourfendeur de l'injustice, et, à celui-ci qui fût polyglotte … je dis « bon anniversaire Volti » et lui dédie :

JoyeuxAnniversaire-10_10.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=BGAXxiwxFZk&feature=related

 

 

 

317 ans

 

Bon Anniversaire

 

M. de Voltaire

 

Voltaire revendique une date de naissance en février 1694, son acte de baptême le fait naitre le 21 novembre de la même année ; il ne vécu pas seulement deux fois plus vieux, comme le dit ce blagueur de chat, mais il devint, et reste, immortel .


libellule droite chateau.JPG

 

Du coup, je souhaite de tout coeur, en toute amitié et affection, un bon anniversaire à LoveVoltaire et son superblog superbe que je ne manque pas de visiter chaque jour . Nous nous chicanons parfois sur quelques interprêtations des écrits de Volti, mais nous l'aimons sans défaillance . Tout comme Volti, monsieurdevoltaire est doté de deux dates de naissance, ce qui me donne l'occasion de le fêter deux fois admirativement .

http://www.monsieurdevoltaire.com/article-24971305.html

3 ans

 

Très bon Anniversaire

 

monsieurdevoltaire

 

anniversaire 3 ans.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=Bgx4w0lFIao&feature=related

 

 

 

 

 

20/11/2011

ma fortune est, comme ma réputation, un petit objet qui excite beaucoup d'envie

 Ma fortune est à venir (ticket de loto ! ) et ma réputation , petit objet qui n'excite pas l'envie, du moins à ma connaissance, est,  je l'espère, encore bonne .

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 D'où ce que Je Veux :

http://www.youtube.com/watch?v=mXcoqH-CpYQ

 

 

 

« A M. de Brenles

 

 

 

A Prangins, 9 février [1755]

 

 

 

Que de peines, monsieur, pour avoir ce tombeau que je cherche ! Je vois bien que la maison de M. d'Hervart est trop considérable pour moi ; j'ai très peu de bien libre, j'ai perdu le tiers de mes rentes à Paris, et ma fortune est, comme ma réputation, un petit objet qui excite beaucoup d'envie . Si je peux parvenir à posséder très précairement Saint Jean l'été, et Monrion l'hiver, ou bien Prélaz, je me tiendrai heureux . Je n'aurai besoin l'hiver que de vous et de bons poêles . Être chaudement avec un ami, c'est tout ce qu'il faut . Je redoute le monde, et les derniers jours de ma vie doivent être consacrés à la solitude et à l'amitié . Je vous avertis d'avance que mon commerce a besoin de la plus grande indulgence . Des souffrances presque continuelles me réduisent à des assujettissements bien désagréables dans la société . Cette pauvre âme , ce sixième sens dépendant des cinq autres, se ressent de la décadence de la machine . Vous verrez un arbre qui a produit quelque fruits, et dont les branches sont desséchées . Votre philosophie n'en sera point rebutée ; elle connait la misère humaine . Je vous jure que , si j'acquiers les beaux jardins de Saint Jean, c'est pour ma nièce i; et si je peux avoir Monrion, c'est pour vous . Il sera assez singulier que ce soient les environs de la sévère Genève qui soient voluptueux, et que la simplicité philosophique soit le partage des environs de Lausanne . Je vous serai très obligé si vous voulez toujours entretenir M. de Giez dans la disposition de me louer sa maison et le jardin de Monrion, ou du moins ce qui passe pour être le jardin ; je suis encore en l'air sur tout cela . Il y a de grandes difficultés sur l'acquisition de Saint Jean . Le propriétaire de Monrion est un peu épineux . Si la maison de Prélaz est plus logeable pour l'hiver, si l'on peut s’en accommoder avec moi, ce sera le meilleur parti ; mais il faut commencer par voir le local, et il n'y a que M. Panchaud au monde qui prétende que je doive acheter Monrion sans l'avoir vu.

 

Enfin, mon cher monsieur, je prie Dieu qu'il m'accorde le bonheur d'être votre voisin . Je vous embrasse .

 

Mille respects à Mme de Brenles.

 

J'apprends dans le moment que le marché de Saint Jean est entièrement conclu, mais est très cher, mais très agréable et commode . Il est plaisant que je sois propriétaire d'une terre précisément dans le pays où il ne m'est pas permis d'en avoir ii.

 

Cette affaire m'encourage à finir celle de Monrion, si je peux . Il faut donner la préférence à Monrion sur Prélaz, si Prélaz n'est pas meublé ; mais encore une fois, je veux absolument une solitude auprès de vous . C'est vous qui m'avez débauché , comptez que j'aime plus la tête du lac que la queue .

 

J'appelle Saint Jean Les Délices iii, et la maison ne portera ce nom que quand j'aurai l'honneur de vous y recevoir . Les Délices seront pour l'été, Monrion pour l'hiver, et pour vous toutes les saisons . Je ne voulais qu'un tombeau, j'en aurai deux .

 

Te teneam moriens, deficiente manu . Tibulle »iv

 

 

 

i Marie-Louise Denis, une de ses nièces, sa compagne depuis 1750 .

ii Sur la république de Genève, il n'est pas permis à un catholique étranger d'acheter un bien immobilier . V* tournera la difficulté grâce aux Tronchin et un contrat de location particulier .

iii Première mention de ce nom dans la correspondance de V*.

iv Te tenir en mourant d'une main défaillante .

 

18/11/2011

Puissent tous les prélats être faits comme eux !

N'ayant pas fréquenté, et pour cause, les abbés Aidie et Sade, je recommande à vos prières le père Guy Gilbert et l'abbé Pierre ; le premier agit encore sur notre terre, le second vit par ses disciples .

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http://jean-yves.larbanet13.perso.neuf.fr/sommaire.htm


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http://www.fondation-abbe-pierre.fr/

 

 

 

 

« A M. Thieriot

 

 

 

7 février [1755]

 

 

 

Tâchez toujours, mon ancien ami, de venir avec Mme de Fontaine i et de M. de Prangins ii; nous parlerons de vers et de prose, et nous philosopherons ensemble . Il est doux se se revoir, après cinq ans d'absence et quarante ans d'amitié . Je vous avertis d'ailleurs que ma machine , délabrée de tous côtés, va bientôt être entièrement détruite, et que je serais fort aise de vous confier bien des choses avant qu'on mette quelques pelletées de terre transjurane sur mon squelette parisien . Vous devriez apporter avec vous toutes les petites pièces fugitives que vous pouvez avoir de moi, et que je n'ai point . On pourrait choisir sur la quantité, et jeter au feu tout ce qui ne serait pas dans le goût des derniers vers de *** . Je m'imagine enfin que vous ne seriez pas mécontent de votre petit voyage, avant que votre ami fasse le grand voyage dont personne ne revient .

 

Je vous embrasse très tendrement ; mes respects à MM. les abbés d'Aidie et de Sade . Puissent tous les prélats être faits comme eux !

 

Vous me parlez de cette Histoire universelle qui a paru sous mon nom ; c'est un monstre, c'est une calomnie atroce , inhumaniorum litterarum foetus . Il faut être bien sot ou bien méchant pour m'imputer cette sottise ; je la confondrai, si je vis . »


 

i Nièce de V*, soeur ainée de Marie-Louise Denis .

 

ii Louis-François Guiger, baron de Prangins, propriétaire du château prêté à V* sur la demande de Mme de Fontaine .