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26/04/2012

Je vous avertis seulement que ce temps-ci n'est pas propre à donner tant d'ouvrages à la fois....Il faut laisser au public le temps de se remettre en goût.

 ... Tant de réunions où le mensonge est encore et toujours d'actualité, avec des projets de réformettes législatives "trompe-couillons",  Mister Sarko . Etourdir un auditoire déjà acquis, enfantin ! mais  il faut laisser le grand public exprimer son goût/dégoût .


 D'un autre côté, l'orgueil d'un PPDA, candidat à l'élection à l'Académie française, ne m'étonne même plus . Il a très bien fait sa cour en invitant à son émission une belle brochette d'Immortels ; la ficelle est énorme ! où est son mérite à mettre en avant de possibles partisans en utilisant des heures d'antenne qui lui sont de surcroit grassement payées ? Mais le crime ne paye pas, il reste dans le monde des mortels, il peut continuer à avoir la grosse tête, c'est tout ce qu'il mérite :

http://www.laposte.net/thematique/actualites/france/article.jsp?idArticle=20120426173000-ppda-pas-encore-immortel&idAgg=actu_france

PPDA, dis adieu à l'habit vert !

Moi je sais qui l'a endossé depuis peu de jours au château de Voltaire !

 

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« A M. GABRIEL CRAMER

A Monrion, 21 décembre [1755]

L'Histoire de la Guerre de 1741, mon cher ami, est aussi défigurée, aussi falsifiée, aussi barbarement imprimée que la prétendue Histoire universelle de Jean Néaulme. Je vous envoie la copie de la lettre que j'adresse à l'Académie française 1; vous me ferez plaisir de la faire imprimer dans tous les journaux de Hollande.

Cet autre ouvrage, dont vous prétendez qu'on affole, est presque entièrement terminé. Je vais me remettre à l'Histoire générale; mais il faut auparavant que je remplisse la tâche que les encyclopédistes m'ont donnée. Après cela je vous donnerai quelques petits chapitres, quelques épiceries pour relever le goût de vos sauces.

Je n'ai point à Monrion le manuscrit de la Guerre de 1741; il faudra que j'aille le chercher aux Délices. Je vous avertis seulement que ce temps-ci n'est pas propre à donner tant d'ouvrages à la fois. Ces infâmes éditions subreptices, données coup sur coup, font grand tort à la véritable, que vous préparez. Il faut laisser au public le temps de se remettre en goût. C'est ce que j'écris très-fortement à Lambert.

Patientons la terre ne tremblera pas toujours; je ne serai pas toujours volé et barbouillé. Mme Denis vous remercie de votre souvenir. Mille tendres compliments à toute votre famille. »

 

Vous devez être fatigué, monsieur, d'éloges et de remerciements

... "D'éloges"  sûrement, les flatteurs ne manquent pas en ce bas monde .

... "De remerciements" , là ce ne sont plus des flatteurs mais des flagorneurs .

Ne dites pas, après ça, que je ne vous ai pas prévenu M. Hollande .


Trompette de la renommée, tu ne vas pas rester longtemps bien embouchée !

renommée place stanislas.jpg


 

 

 

 

 

« A M. le comte de TRESSAN

A Monrion, près de Lausanne, le 18 décembre 1755.

Vous devez être fatigué, monsieur, d'éloges et de remerciements, ayez pourtant la bonté de recevoir les miens. On vous en présentera de plus flatteurs, mais non de plus sincères. M. de Châteauvieux a eu la bonté de me communiquer de votre part votre discours 1, digne en tout du roi et de la cérémonie qui en sont l'objet. Il a suspendu les douleurs que les maladies me font éprouver, mais il augmente celle que je ressentirai toujours de n'avoir pu être témoin de tout ce que le roi de Pologne et vous, monsieur, faites pour la gloire de la Lorraine. Si mon état me laissait assez de force pour venir prendre les eaux de Plombières l'été prochain, je passerais exprès par Toul pour venir vous renouveler l'estime infinie et le tendre attachement que je conserverai toute ma vie pour vous. Pardonnez à un pauvre malade qui ne peut vous écrire de sa main.
J'ai l'honneur d'être avec une reconnaissance inexprimable, monsieur, votre très-humble et très-obéissant serviteur.

V. »

 

1 Discours prononcé (à Nancy) en présence de Sa Majesté polonaise, Stanislas ler, dit le Bienfaisant, le 26 novembre 1755, jour de la dédicace de la place et de la statue de Sa Majesté très-chrétienne Louis XV, dit le Bien-Aimé; 1755, in-4o.

Voir : http://www.stanislasurbietorbi.com/stanislas/stanislas-jour-inauguration-1755.htm

et :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Place_Stanislas