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10/10/2016

Il ne peut que me répéter son auri sacra fames

... Maudite soif de l'or !

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Et, bis repetita, je vous parie qu'on reverra aux premières places les pires profiteurs de la planète, qu'on leur lèchera les bottes , avant de les déboulonner  trop tard, comme toujours .

 

 

 

 

« A Jean-Philippe Fyot de La Marche

A Ferney , 20 octobre 1761

Monsieur, j'ose à la fois vous remercier de l'arbitrage que vous avez daigné accepter et plaindre M. De Brosses de ne s'y être pas soumis . Je prends la liberté de vous envoyer la lettre que je lui écris . Je suis réduit à n'en faire juge que votre honneur, sans avoir la consolation de voir ce procès terminé par votre bouche . Vous me jugerez en secret, et ce sera tant pis pour celui qui n'a pas voulu votre jugement définitif . Cette affaire est plus grave qu'il ne pense . Il est triste d'être condamné unanimement par tous les gentilshommes de la province, et plus triste encore de l'être dans votre cœur . Je ne vois pas ce qu'il peut répondre . Il ne peut que me répéter son auri sacra fames 1. Mais l'or du pays des fétiches ne vaut pas assurément votre estime, et c'est là ce que j'ambitionne . Je suis avec un profond respect, monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur .

Voltaire . »

1 Maudite soif de l'or ; Virgile, Enéide, II, 57 .

 

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