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10/05/2021

à la honte de la France, il y a cent personnes qui lisent les males semaines de Fréron, contre une qui s'instruit dans les ouvrages de Clairault

... Changeons "Fréron"  par n'importe quel tabloïd, et "Clairault" par "Voltaire" et tout autre auteur de la liste suivante https://www.senscritique.com/liste/Lectures_recommandees/91989 , et nous aurons actualisé le constat voltairien .

Lire plus de 280 signes, est-ce donc si difficile ? Et les écrire correctement ?

 

 

« A Philibert-Charles-Marie Varenne de Fénille

La lettre que vous me citez, Monsieur, est précisément celle dont je vous parlais 1; ce sera du moins un témoignage de l'amitié qui me liait à l'illustre M. Clairault. Je ne croyais pas lui survivre 2. Nous avons fait une grande perte, mais le public ne la sent pas assez, il ne sait pas combien les mérites de ce genre sont en petit nombre ; nous avons tout au plus trois ou quatre géomètres astronomes ; s'ils manquaient on serait tout étonné de n'avoir pas un seul homme qui sut faire une observation. Et à la honte de la France, il y a cent personnes qui lisent les males semaines de Fréron, contre une qui s'instruit dans les ouvrages de Clairault .

Votre très humble et très obéissant serviteur

V.

20è janvier 1766 à Ferney.3 »

3 L'édition « Copie d'une lettre de M. de Voltaire , à M. de Varenne, receveur des tailles de Montargis », Journal encyclopédique du 1er janvier 1770, amalgame la lettre du 1er janvier 1766 à la présente ; voir : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2021/04/21/je-m-interesse-au-monument-que-vous-elevez-a-sa-gloire-il-me-6311176.html

Allez jouir de tous vos succès, ils ne seront pas plus grands que les regrets que vous nous laissez

... Diable ! à qui pourrais-je bien dire cela ?

En attendant, je me dis ...

300 Citations sur la vie qui te changeront (à tout jamais)

 

 

« A Théodore Tronchin

A Ferney 20è janvier 1766 1

Mon cher Esculape, vos malades vous accompagnent à Paris, et mon cœur vous y suivra . Si Mlle Ferboz a l'honneur d'écrire à sa chère amie Mlle Levasseur, je vous enverrai sa lettre 2. Je n'ai plus qu'un désir, c'est celui de souper un jour entre vous et Mme d'Epinay, mais comme je n'ai pas la force de me transporter à Genève, il n'y a pas d'apparence que je puisse faire le voyage de Paris . Allez jouir de tous vos succès, ils ne seront pas plus grands que les regrets que vous nous laissez . »

1 L'édition Tronchin B. est incomplète et mal datée .

2 Ce qu'on sait de cette affaire ressort du début d'une lettre de Du Pan à Freudenreich du 18 janvier 1766 : « Nous attendons sa vingt-et-unième lettre , qui sera de Mlle Levasseur servante maîtresse de Jean-Jacques à Mlle Catherine Ferboz, ci-devant maîtresse de Covelle et à présent femme d'un quidam . Rousseau va être la bête à qui Voltaire adressera ses coups et si Rousseau répond, Volt garde pour la réplique les propres lettres dudit Jean-Jacques écrites de Venise et qu'il a en original, pour prouver que Rousseau n’était rien moins que premier secrétaire d'ambassade […] . C'est Rousseau qui a conseillé à nos souverains de se lier avec Voltaire, ces messieurs voulaient faire frapper une médaille à l'honneur de Rousseau, qui écrivit à l'un d'eux qu'ils feraient bien de s'attacher à Voltaire, et de lui décerner la médaille avec cette légende Phoebo pacificatori, à Apollon pacificateur . Ils ont fait leur cour à Voltaire qui les a bien reçus, mais comme ils sont faits pour l'ennuyer, il est vraisemblable que leur liaison avec lui ne sera pas de longue durée. »

La vingt-et-unième lettre ne parut pas .

Voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Th%C3%A9r%C3%A8se_Le_Vasseur

et : https://gw.geneanet.org/rossellat?lang=fr&p=catherine&n=ferboz

et :: https://gw.geneanet.org/rossellat?lang=fr&p=robert&n=covelle