03/10/2008
comédie comédie
Le jeudi 25 septembre, j'ai assisté à la représentation de la pièce "Le Droit du Seigneur", écrite par Voltaire il y a 236 ans, au théatre de La Comédie à Ferney-Voltaire.
Dans la représentation donnée par l'auteur lui-même, ce dernier n'avait pas pris le premier rôle, il y était le baillis et non pas le seigneur. Qu'aurait-il pensé de la mise en scène de M. Frédéric Souterelle assisté de Mlle Isabelle Bosq ? Je ne parlerai pas en son nom, on fait dire tant de choses aux défunts !
Je dois avouer que lorsque l'on parle de texte dépoussiéré et de mise en scène enlevée, évoquant souvent la comedia d'el arte, on est parfaitement servi par F. Souterelle et sa troupe. C'est d'ailleurs ce qui m'a fait rire, et je n'étais pas le seul, vous pouvez me croire, et ce qui après coup m'a déçu. Trop de mouvement et trop de gags tuent en effet le texte, et vous avouerez que le texte voltairien vaut quand même le coup d'être perçu et non pas aperçu.
Bilan : à voir, pour l'inventivité du metteur en scène et le feu des acteurs,
- avec un bémol,
- et une précaution : lisez le texte avant de voir la pièce . Vous le trouverez sur http://www.voltaire-integral.com/Html/06/01LEDROI.htm
Acteurs
- Julie ANDRE = Berthe ( 2ème femme de Dignant) et Dormène
- Lucas BLEGER = Mathurin : fermier
- Marc-Antoine FREDERIC = chevalier Gernance
- Gwenaelle JULIEn = Colette
- Etienne LOUIT = le baillis
- Antoine TOME = le marquis du Carrage
- Emilie VIE = Acanthe : élevée chez Dignant
- ? (qui se cache sous son capuchon) =Dignant : ancien domestique
10:03 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voltaire, droit, seigneur, théatre
30/09/2008
note
En blogger débutant, je teste les possibilités mises à disposition, et ce jour je note juste un lien qui me semble mériter d'être noué : www.ernancy.org/elements/documents/protlum/3.html.
Comme disait François-Marie de Voltaire : "Les beaux esprits se rencontrent"
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17:43 | Lien permanent | Commentaires (0)
28/09/2008
il y a une vie après l'été
Après un long sommeil de Belle au bois dormant, le chateau de Voltaire s'est enfin réveillé le 8 mai 2008 , pour accueillir près de 9000 visiteurs de 66 nationalités différentes , jusqu'au soir du 21 septembre . Désormais, seuls les groupes constitués, effectuant une réservation par écrit, auront accès au chateau pour une visite commentée (et payante ). Le parc prend ses couleurs d'automne avec une magnifique floraison de cyclamens et de colchiques, des rouges éclatants pour la vigne vierge qui tapisse le coté sud de la chapelle . Cela vaut le détour.
J'ai le plaisir de pouvoir en profiter sans compter, laissez vous tenter . Voltaire avait table ouverte, il ne tient qu'à vous de mettre vos pas dans les siens...
Contacts : ferney-voltaire@monuments-nationaux.fr et voir site officiel des Monuments Nationaux : http://voltaire.monuments-nationaux.fr/fr/
A bientot
19:22 Publié dans voltaire intime | Lien permanent | Commentaires (0)
28/03/2026
Il y aurait eu bien du sang répandu cette nuit sans la modération des émigrants
... Constat qui correspond tout à fait à l'exode forcé des Palestiniens de Gaza, civils innocents, pour qui chaque pas se fait les armes dans le dos, et des morts comme balises de ce chemin du génocide voulu par Netanyahou et ses amis du Likoud .
« A François de Caire
Commandant
à Versoix
[ vers avril 1770 ] 1
Le pauvre malade pense que voilà le temps de mettre au bas des soumissions : Le porteur est français, et les Genevois sont avertis de le laisser passer librement et de ne se point attirer l'indignation du roi . Il y aurait eu bien du sang répandu cette nuit sans la modération des émigrants . Au reste je suppose que M. de C... aura envoyé cette formule pour être approuvée par M. le duc de C... Elle est bien nécessaire . Elle attirera à Versoix deux mille habitants . C'est un coup de partie 2 .
Mille tendres respects . »
1 Manuscrit olographe sauf l'adresse ; éd. Wade . On ne sait à quoi la seconde phrase fait allusion .
2 Un coup de partie est celui qui , à lui seul, donne la victoire à l'un des joueurs .
19:43 | Lien permanent | Commentaires (0)
Ah ! Ne persécutons point .
...
« A Gabriel Cramer
[vers le 5 avril 1766]
Voici D , qui voudra connaître Spinoza lise D1 . J'attends E.
J'ai lu le panégyrique delp[h]inois 2 , ce qui m'a fait le plus de plaisir, c'est que le dauphin disait : « Ne persécutons personne 3. » Au reste il savait par cœur la moitié de La Henriade .
J'ai remercié M. de Taulès . Il est l'ami de l'auteur , et moi aussi .
Il y a certainement à la bibliothèque un Éginhard 4 que je n'ai point , et que j'ai besoin de consulter . Je ne sais si ce livre est isolé ou s'il se trouve dans les capitulaires de Charlemagne . Je demande en grâce à M. Caro de vouloir bien me faire avoir Éginhard et de me l'envoyer le plus vite qu'il pourra .
M. de Capperonnier se plaint de ce que la bibliothèque du roi n'a pas les deux derniers volumes des œuvres complètes de V. »
1 On n'a pu retrouver dans quel ouvrage la signature D correspond à une référence à Spinoza ; voir aussi la lettre du même jour à d'Alembert : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2021/07/08/je-parle-des-honnetes-gens-qui-n-ont-point-de-principes-fixe-6325909.html
2 Il faut lire delphinois, du dauphin, nouveau néologisme ; voir lettre du 1er avril 1766 à Damilaville : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2021/07/06/m-6325583.html
3 Les termes exacts, rapportés par Thomas sont « Ah ! Ne persécutons point . »
4 La bibliothèque publique et universitaire de Genève possède l'ouvrage d'Eginhard intitulé De vita Carolimagni commentarius, 1755 . Voir : https://data.cerl.org/thesaurus/cnp01318762
19:43 | Lien permanent | Commentaires (0)

