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09/11/2016

Moi, qui suis jeune, et qui n’ai que soixante-huit ans, je dois travailler pour mériter un jour de me reposer.

... Disent en choeur les membres de l'Académie française, les sénateurs et bon nombre d'élus , le jury Goncourt, etc., à quoi fait écho Alain Juppé (quitte à se rajeunir un peu) qui passe pour les uns comme un vieux barbon, et pour les autres d'un qui a encore beaucoup à apprendre .

Sarko le Frégoli du retournement de veste , oublie son opinion favorable pour Hillary, et donne sa bénédiction au changement incarné par Donald , âgé de 70 ans  passés, dans le même temps qu'il casse du sucre sur le dos de Juppé jugé trop vieux pour faire du neuf . Belle logique de ce sale type !

Toujours est-il qu'un excité va-t-en-guerre du style Sarkozy doit aujourd'hui se sentir rassuré par le succès du Trump , victoire de la bêtise crasse et des coups de menton , succès égal à celui des  Chtis contre les Marseillais (ou autre ânerie télévisée)  . 

Il y a quelque chose de pourri dans la confédération des States . Et le ver est aussi de ce côté de l'Atlantique .

Voici un exemple des électeurs, inconditionnels du Donald T(ordu) , belle bande de trous duc' :  https://www.youtube.com/watch?v=aOexMaqNQts

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Tant de crétinisme et de malfaisance me donne des idées noires : vite ressortons la machine à baffes !

 

 

« A Pierre-Joseph Thoulier d'Olivet

4 novembre [1761] 1

Mon cher Cicéron, je vous remercie de votre anecdote de Théodore Bèze, et, sans vanité, je sais bon gré à Bèze d’avoir pensé comme moi 2. Je n’aurais pas soupçonné ce Bèze, ce plat B... – B... veut dire 3 Bèze, – ce plat traducteur de David 4, d’avoir eu de l’oreille. Peu de gens en ont, peu ont du goût . Bien peu connaissent le théâtre. Je me suis pressé d’obtenir des instructions de l’Académie ; mais je ne me presserai pas d’en donner au public. Je travaillerai à loisir, et je dirai la vérité avec tout le respect qu’on doit à Corneille, avec toute l’estime que j’ai pour lui ; mais n’ayant jamais flatté les souverains, je ne flatterai pas même l’auteur que je commente. Les Cramer ne diront leur dernier mot que cet hiver . Il faut que j’achève Pierre-le-Grand avant d’achever le grand Corneille. Je peux mal employer mon temps ; mais je ne suis pas oisif. Je m’aperçois tous les jours, mon cher maître, que le travail est la vie de l’homme. La société amuse et dissipe ; le travail ramasse les forces de l’âme, et rend heureux. Vivez, vous qui avez utilement travaillé ; car vous commencez à entrer dans la vieillesse. Moi, qui suis jeune, et qui n’ai que soixante-huit ans, je dois travailler pour mériter un jour de me reposer. J’ai quelquefois du chagrin de ne vous point voir. Il faut que, dans quelques années, l’un de nous deux fasse le voyage. Venez à Ferney dans dix ans, ou je vais à Paris.

V. »

1 Les éditeurs jusqu'à Moland qui corrige ont placé cette lettre en 1762 .

3 Les copies contemporaines et les éditions suppriment les mots plat […] dire .

 

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