21/09/2025
il ne sait ce qu'il fait ; il arrivera malheur
... Valable aussi bien pour Trump et ses chouchous influenceurs , que pour Poutine et sa rapacité, et le sanguinaire Netanyahou .
« A Gabriel Cramer
[avril 1770]
On remercie sensiblement monsieur Cramer, et on le supplie d'envoyer quelques Exhortations de M. Plokof. »
« A Gabriel Cramer
[avril 1770]
On a retrouvé dix ou douze pièces qui peuvent être assez intéressantes 1 , les unes imprimées dans des journaux, les autres tirées de vieux portefeuilles . On examinera le tout avec monsieur Cramer quand il voudra . Ce sera moins indigne du public que de petits vers de société fort médiocres, et dont personne se soucie .
Panckoucke est fort aimable, mais il ne sait ce qu'il dit, et avec son grand Vocabulaire 2 il ne sait ce qu'il fait ; il arrivera malheur .
Lacombe fait une espèce de faillite pour cent mille écus 3 . Gare les suites . Que monsieur Caro me croie .
J'attendais l'article « Âme » 4 ; la mienne est très affligée de ne l'avoir pas . Elle se console par l'amitié . »
1 Probablement des pièces composant le volume X des Nouveaux Mélanges ( https://c18.net/vo/vo_pages.php?nom=vo_oe_18_liste )
2 Sur cette entreprise du Grand Vocabulaire, voir lettre du 20 juillet 1767 à Panckoucke : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2023/03/17/il-y-a-bien-des-fautes-qu-il-faudra-corriger-dans-une-second-6433684.html
3 Ce n'est pas Lacombe , mais Panckoucke qui était menacé de faillite : «Le libraire Panckoucke, qui voit toujours ses cent mille écus en l'air [ par la mise sous scellés de son édition de l’Encyclopédie ] se propose d'aller incessamment vous rendre ses hommages » écrit d'Alembert à V* le 12 avril 1770 : https://www.monsieurdevoltaire.com/2020/06/correspondance-avec-d-alembert-partie-60.html
4 Se rappeler que le manuscrit en a été envoyé avec la lettre de mars-avril : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2025/09/13/la-garde-qu-on-monte-a-present-n-est-qu-une-farce-de-scaramo-6562546.html
Heureusement , la mention de la faillite du libraire fournit une assez bonne approximation pour dater la présente lettre .
« A Gabriel Cramer
[ avril 1770 ]
Vraiment je vous suis très obligé mon cher grammairien . Il est clair qu'au gré des désirs plus qu'au gré des vents signifie avoir le vent contraire . Vous m'avez engagé à expliquer ce point de grammaire 1 . Il y aura une instruction de plus ; et presque point de remaniement .
Je crois avoir justifié le récit de Théramène . Ce n'est pas là où gît le défaut de Phèdre, c'est dans le sot rôle du chœur . On me demande tous les Mélanges . Comment faire ? »
1 Dans l'article « Amplification » des Questions sur l'Encyclopédie : https://artflsrv03.uchicago.edu/philologic4/toutvoltaire/navigate/938/1/35/
16:27 | Lien permanent | Commentaires (0)
On me dira peut-être qu’il faut que les citoyens se retranchent
... Charlie Kirk est en passe d'être canonisé pour le moins ( bien que dans un pays protestant ) par le pape Trump partisan convaincu que le port d'arme est un droit intouchable : on voit le résultat . Pour le reste de la population, planquez-vous :
Nouvelles icônes : les influenceur.euses aux millions de moutons : https://theconversation.com/charlie-kirk-et-le-systeme-me...
« A Jean-François-René Tabareau , Directeur
général des Postes
14è avril 1770 1
Si vous êtes à Paris encore, monsieur, votre bibliothécaire vous présente une requête au nom du pays de Gex . C’est qu’aucune des lettres qu’on nous écrit ne passe par Genève, et que tout soit adressé à Versoix, où nous les envoyons chercher.
Les lettres simples de Paris à Gex et à Versoix ne doivent coûter que neuf sous, et elles en coûtent quinze en passant par Genève. Cela fait au bout de l’année un objet très considérable pour les particuliers, surtout dans un temps où M. l’abbé Terray nous invite à l’économie.
Oserais-je encore vous supplier de vouloir bien faire insérer dans les petites affiches cet avertissement :
Tous ceux qui écrivent au pays de Gex sont avertis d’adresser leurs lettres à Versoix, et non pas à Genève, sans quoi elles courent risque d’être perdues.
Je me charge de faire passer le même avertissement au Mercure et à la Gazette 2.
On me dira peut-être qu’il faut que les citoyens se retranchent, et que la ferme des postes gagne, mais si les citoyens n’ont plus d’argent pour payer les pensées de leurs amis, que deviendrons-nous ? Un peu de commisération, messieurs, je vous en supplie.
Je fais toujours de sincères vœux dans ce saint temps de Pâques 3 pour la délivrance de saint Grizel et de saint Billard ; mais je fais encore plus de vœux pour être en état de vous recevoir à Versoix ou à Ferney , si les nouveaux établissements vous engagent encore à faire quelque voyage dans notre pays . Vous trouverez des amis véritables, car vous êtes aimé partout où vous allez, et surtout de Mme Denis, et de frère François . »
1 Original ; éd. Kehl, voir lettre du 1er avril 1770 : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2025/09/13/il-attend-apparemment-qu-il-y-ait-quelque-chose-de-decide-6562562.html
2 Ni le Mercure ni la gazette de France ne publièrent cet avis .
3 Le dimanche de Pâques tombe le 15 avril 1770 .
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