27/02/2026
Votre vieil amant madame est enchanté de vos bontés et de vos coquetteries
... Les unes excusant les autres . Selon votre goût .
« A Marie-Elisabeth de Caire
à Versoix
30è auguste 1770 à Ferney
Le Dieu d'amour fut au supplice
Quand Vénus parmi les glaçons,
S'en vint du pays des Hurons
Faire les doux yeux à la Suisse . 1
Votre vieil amant madame est enchanté de vos bontés et de vos coquetteries ; ni vous, ni l'air du lac, vous ne l’avez tué tout à fait mais je suis fort blessé .
L'oncle et la nièce présentent leurs hommages à monsieur et madame de Caire . »
1 De Caire avait épousé Marie-Elisabeth Lebé au Canada, le 20 janvier 1760. Voir : https://www.septentrion.qc.ca/catalogue/revue-d-histoire-de-la-nouvelle-france-no-5/pages?page=3&q=Lettres+%C3%A0+sa+famille+1803-1871
16:59 | Lien permanent | Commentaires (0)
je vous serais très obligé de vouloir bien, dans son temps, m'envoyer par le carrosse l'argent de chaque quartier
... Il faut s'attendre à une telle requête de Mme Dati , en termes bien moins polis, pour mener sa campagne et éventuellement, en cas de succès , venir à bout de ses projets parisiens . Cette ex-ministre qui ne craint pas de mentir sous serment, se fiche du tiers comme du quart d'ajouter quelques indélicatesses à son palmarès , elle a de quoi se payer les meilleurs avocats qui feront trainer son jugement ad vitam aeternam . Belle tête à claques .

https://librejugement.org/2024/01/dati-fait-mentir-rachida/
« A Charles-Henri-Chrétien Rosé
29è auguste 1770 à Ferney 1
Monsieur,
J'ai attendu que l'échéance de vos lettres fût prochaine pour vous en accuser la réception . J'en ai reçu pour la valeur de sept mille livres payables en septembre et en octobre .
Comme je n'ai de correspondance suivie ni à Lyon ni à Paris, et que je suis obligé de payer argent comptant des frais journaliers très considérables, je vous serais très obligé de vouloir bien, dans son temps, m'envoyer par le carrosse l'argent de chaque quartier selon le premier usage, en cas que cet usage ne vous gène point .
J’ai l'honneur d'être, monsieur, avec beaucoup de reconnaissance pour toutes vos attentions, votre très humble et très obéissant serviteur
Voltaire . »
1 Original signé ; éd. Sakmann . Le manuscrit est endossé « Reçu le 3 septembre ».
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