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17/03/2022

C'est là un vrai fléau

... Crazy Poutine ! Et encore ne devrait-on pas le dire fou, ce serait une excuse trop facile, et il est réellement incurable . Amoral, comme tous les chefs d'Etats dictatoriaux .

Michel Kichka | mon blog-note | Page 212

 

 

 

« A Gabriel Cramer

[17 décembre 1766] 1

J'envoie, mon cher Caro, un petit cabriolet pour chercher vos paquets . Ayez la bonté de m'envoyer le ballot des huit exemplaires 2, et celui des vingt filles avec quelques avis 3 . Tâchez d'y mettre aussi des Philosophe ignorant . J'enverrai une autre fois prendre le gros ballot dont je ne puis me charger à présent .

L'inquisition continue toujours à Lyon . C'est là un vrai fléau 4. Ceux de votre fourmilière ne sont que des orages passagers .

Tâchez de venir chez nous dimanche si vous n'avez rien de mieux à faire . »

3Les Pucelle . Sur l'Avis au public sur les parricides, voir lettre du 22 juillet 1766 au prince de Ligne : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2021/10/16/l-italie-commence-a-meriter-d-etre-vue-on-peut-y-aller-aujourd-hui-pour-y-v.html

4 Allusion , peut-être à cette affaire de refus d'un prêtre catholique de sépulture d'un protestant : voir C. Bost « A Lyon en 1766 » , page 432- : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k657966/f435.item.r=lyon%20en%201766

Destinataire inconnu

... Ce qui est le fondement même de l'adressage des notes d'un blog : lecteur/trice inconnu.e .

Il est bon parfois d'avouer ici son ignorance   ...

 

« [Destinataire inconnu]

16 décembre 1766 1

[Pas de texte disponible.]

1 Le manuscrit olographe d'un seul feuillet est passé en vente chez Charavay le 28 avril 1888 , p. 24, n°100.

16/03/2022

si vous pouvez vous échapper un moment, ce dont je doute fort

... Adeptes du monde virtuel, esclaves des écrans , gogos décérébrés , je ne vous salue pas . Facebook vous tient, son clone  Meta accroit son emprise sur votre temps et votre argent . Ne venez pas pleurer que votre train de vie est amputé, vous lui avez fourni vous mêmes la tronçonneuse .

Les dangers du métavers, cet univers virtuel qui supprimera toute frontière  entre réalité et virtuel

Les bombes russes ne sont pas virtuelles

 

« Au chevalier Pierre de Taulès, etc.

à l’hôtel de France

à Genève

Vous avez eu, monsieur, le temps de lire le petit écrit sur les commissions royales 1 qu'on prétend de M. Lambert, conseiller au Parlement, je vous supplie de me le renvoyer, et si vous pouvez vous échapper un moment, ce dont je doute fort, je vous demande de mettre parmi vos œuvres de bienveillance, celle de venir voir un pauvre malade qui vous est tendrement attaché . Recevez mes respects, et présentez-les, je vous prie , à Son Excellence .

V.

Mardi au matin [décembre 1766]. »

Il est entièrement opposé à mes principes

... Zemmour the Z, of course . Une déculottée inévitable l'attend, mais il la revendiquera comme un exploit, et détestable comme un furoncle nous promettra des catastrophes sociales que lui seul , évidemment, aurait su nous éviter .

http://www.presseagence.fr/lettre-economique-politique-paca/files/2021/09/liberteegalitefraternite1-8.jpg

En attendant, vive la France !

 

 

« A Anne-Madeleine-Louise-Charlotte-Auguste de La Tour du Pin de Saint-Julien

15è décembre 1766, à Ferney

Charmant papillon de la philosophie, de la société et de l'amour, j'aurais été enchanté de vous voir honorer encore ma retraite d'une de vos apparitions, vous auriez même été mon premier médecin, car il y a environ deux mois que je ne sors guère de mon lit .

Savez-vous bien, madame, que j'ai des choses très sérieuses à répondre à la lettre très morale que vous n'avez point datée . Vous m'apprenez que dans votre société on m'attribue Le Christianisme dévoilé, par feu M. Boulanger 1, mais je vous assure que les gens au fait ne m'attribuent point du tout cet ouvrage . J'avoue avec vous qu'il y a de la clarté, de la chaleur, et quelquefois de l'éloquence, mais il est plein de répétitions, de négligences, de fautes contre la langue, et je serais très fâché de l'avoir fait, non seulement comme académicien, mais comme philosophe, et encore plus comme citoyen .

Il est entièrement opposé à mes principes . Ce livre conduit à l'athéisme que je déteste . J'ai toujours regardé l'athéisme comme le plus grand égarement de la raison, parce qu'il est aussi ridicule de dire que l'arrangement du monde ne prouve pas un artisan suprême, qu'il serait impertinent de dire qu'un horloge2 ne prouve pas un horloger .

Je ne réprouve pas moins ce livre comme citoyen . L'auteur paraît trop ennemi des puissances . Des hommes qui penseraient comme lui ne formeraient qu’une anarchie, et je vois trop par l'exemple de Genève, combien l'anarchie est à craindre 3.

Ma coutume est d’écrire sur la marge de mes livres ce que je pense d'eux . Vous verrez, quand vous daignerez venir à Ferney les marges du Christianisme dévoilé chargées de remarques qui démontrent que l'auteur s'est trompé sur les faits les plus essentiels 4.

Il est assez douloureux pour moi, madame, que la malignité, et la légèreté des papillons de votre pays, qui n'ont ni votre esprit, ni vos grâces, m’imputent continuellement des ouvrages capables de perdre ceux qu'on en soupçonne .

Quant à M. le maréchal de Richelieu, je me doutais bien qu'il n'aurait pas le temps de parler à M. le comte de Saint-Florentin de la famille infortunée qui a excité votre compassion . Il allait partir pour Bordeaux . Votre jolie âme en a fait assez ; cette famille obtient par vos bontés une pension sur son propre bien dont on lui arrache le fond pour avoir donné il y a vingt-six ans à souper à un sot prêtre hérétique .

Quand j'aurai quelque grâce à implorer pour des malheureux, je demanderai votre protection, madame, auprès de M. le duc de Choiseul . Je l'ai importuné quelquefois de mes indiscrètes requêtes, et il a toujours daigné m'accorder ce que j'ai pris la liberté de lui demander . Je craindrais bien de fatiguer ses bontés si je ne savais par vous-même quel est l'excès de sa générosité .

Venez à Ferney, madame,nous chanterons ses louanges et les vôtres pour le prologue de l'opéra de Pandore, et vous serez ma Pandore, mais vous n'ouvrirez point la boîte .

Agréez, madame, le respect et l'attachement du vieux solitaire .

V. »

1 Le baron d'Holbach a en effet publié Le Christianisme dévoilé sous le nom de l'ingénieur Boulanger, à la date de Londres, 1766 alors que l'ouvrage est en fait imprimé à Nancy en 1761 . Sur la page de titre, V* a noté « livre dangereux ».

2 Le mot horloge est encore souvent masculin au XVIIIè siècle, quoique les dictionnaires de Richelet et Furetière le donnent féminin dès le XVIIè siècle .

3Ces deux paragraphes esquissent les deux thèmes des impossibilités et des dangers de l'athéisme sur lesquels V* revient souvent plus tard, notamment dans l'Histoire de Jenny : pages 552 – 575 https://fr.wikisource.org/wiki/L%E2%80%99Histoire_de_Jenni_ou_le_Sage_et_l%E2%80%99Ath%C3%A9e

4Effectivement, les réactions de V* à l'égard de cette « impiété dévoilée » sont extrêmement critiques . Voir La Religion de Voltaire, de R. Pomeau .

15/03/2022

ne faisons plus de jugements téméraires, et contentons-nous d'être innocents sans chercher à faire des coupables

... Entendez-vous, ô Corses qui vous comportez , ni plus ni moins comme des djihadistes . Vous êtes vraiment cinglés . Ecoeurants !

https://images.lindependant.fr/api/v1/images/view/622f0b6bce006e17ee7b4b26/large/image.jpg?v=1

Puisque vous êtes si courageux, allez manifester en Russie

 

 

 

« A Jacques Lacombe, Libraire

Quai de Conti

à Paris

15è décembre 1766 1

Il n'y a que deux hommes au monde, monsieur, qui puissent avoir écrit la Lettre à Pansophe : l'un est l'abbé Coyer, qui était alors en Angleterre, l'autre est de M. de Bordes, Lyonnais de beaucoup d'esprit qui était en Angleterre aussi . Ce M. de Bordes est l’auteur d'une Ode sur la guerre qui m'a été attribuée dans plusieurs journaux . Il pourrait bien m'avoir fait l'honneur de m'attribuer sa prose comme ses vers . N'accusons donc plus M. l'abbé Coyer, ne faisons plus de jugements téméraires, et contentons-nous d'être innocents sans chercher à faire des coupables .

Voici le temps de faire paraître vos proscriptions 2, il n'y a pas un moment à perdre . Je ne me soucie point du tout d'en avoir des premiers . Je vous enverrai incessamment un semblable ouvrage de mon ami 3 dont vous pourrez tirer cinq cents exemplaires ; c'est tout ce qu'il faut dans le temps présent ; et je suis très fâché de vous avoir conseillé d’en tirer 750 du premier . Mais quand je vous aurai fait parvenir la nouvelle pièce de mon ami, ce ne sera qu'à condition que vous ne mettrez pas plus de huit jours à l'imprimer .

Je vous fais mille compliments très sincères.

V. »

1 Original, initiale autographe .

2 Octave .

3 Les Scythes .

Il y a de la destinée en tout : la vôtre est de faire du bien, et même de réparer le mal que la négligence des autres a pu causer

... Qui sera celui/celle qui assumera cette destinée ?

Comment Wole Soyinka, prix Nobel de littérature voit notre actualité guerrière :

https://www.lepoint.fr/livres/wole-soyinka-poutine-donne-dans-l-esclavage-de-masse-14-03-2022-2468139_37.php

Ne pas oublier qu'un autre homme de lettres remarquable, Voltaire, est pro-ukrainien : https://www.lepoint.fr/culture/quand-voltaire-exaltait-l-ame-ukrainienne-14-03-2022-2468151_3.php

Le devoir individuel de santé : simple cygne noir ou véritable changement  de paradigme en droit de la santé ? - Actu-Juridique

 

 

 

« A Etienne-Noël Damilaville

15 Décembre [1766] 1

J’ai reçu à la fois, mon cher ami, vos lettres du 6 et du 8 de décembre. Il y a de la destinée en tout : la vôtre est de faire du bien, et même de réparer le mal que la négligence des autres a pu causer. Il est très certain que si M. de Beaumont n’avait pas abandonné pendant dix-huit mois la cause des Sirven, qu’il avait entreprise, nous ne serions pas aujourd’hui dans la peine où nous sommes. Il ne lui fallait que quinze jours de travail pour achever son mémoire : il me l’avait promis. Ce mémoire lui aurait fait autant d’honneur que celui de M. de La Luzerne a pu lui donner 2. Ce fut dans l’espérance de voir paraître incessamment le factum des Sirven que l’on composa l’Avis au Public. C’est cet Avis au Public qui a valu aux Sirven les deux cent cinquante ducats que vous avez entre les mains, les cent écus du roi de Prusse, et quelques autres petits présents qui aideront cette famille infortunée. J’ai empêché, autant que je l’ai pu, que le petit avis entrât en France, et surtout à Paris ; mais plusieurs voyageurs y en ont apporté des exemplaires ; ainsi ce qui nous a servi d’un côté nous a extrêmement nui de l’autre.

Voilà le triste effet de la négligence de M. de Beaumont. Je vous prie de lui bien exposer le fait, et surtout de lui dire, ainsi qu’aux autres avocats, que s’il y a dans ce petit imprimé quelques traits contre la superstition de Toulouse, il n’y a rien contre la religion. L’auteur tout protestant qu’il est, ne s’est moqué que des reliques ridicules portées en procession par les Visigoths . Il n’a dit que ce que tous les gens sensés disent dans notre communion. Si ce petit ouvrage, fait pour les princes d’Allemagne, et non pour les bourgeois de Paris, révolte quelques avocats, ou si plutôt il leur fournit un prétexte de ne point signer la consultation de M. de Beaumont, c’est assurément un très grand malheur. Il n’y a que vous qui puissiez le réparer en leur faisant entendre raison, et les faisant rougir du dégoût qu’ils donnent à leurs confrères. Vous mettez le comble à toutes vos bonnes actions, en suivant avec chaleur cette affaire, qui sans vous échouerait entièrement. Ce dernier trait de votre vertu courageuse m’attache à vous plus que jamais.

Je voudrais bien savoir le nom de l'auteur du petit ouvrage sur les commissions 3, on dit qu'il est de M. Lambert, conseiller du Parlement, mais c'est ce dont je doute beaucoup 4

Adieu, mon cher ami ; il ne reste que la place de vous dire à quel point je vous chéris. »

1 Copie Beaumarchais-Kehl , suivie par l'édition de Kehl . Copie du XIXè siècle conforme à l'édition Correspondance littéraire . Le premier texte a été expurgé, le second semble complet et il est suivi ici ; voir lettre du 11 décembre 1766 : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2022/03/11/on-fera-une-partie-de-ce-qu-il-desire-c-est-a-dire-qu-on-exe-6370785.html

2 A la suite de la copie Beaumarchais-Kehl, l'édition Besterman omet et assurément qu'il aurait eu un honoraire plus fort que celui de M. de La Luzerne a pu lui donner . Il faut donc bien le restituer ici .

3Des commissions extraordinaires en matière criminelle, 1766, de Pierre-Louis Chaillou : https://books.google.fr/books?id=LW-F42e8rUsC&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

4 Paragraphe omis dans l'édition de Kehl .

il est souvent contraint, obscur, insolent, hérissé de sophismes, et plein de contradictions

... Zemmour ? Mélenchon ? Dupont-Aignan ? Poutou ? Roussel ?  Jadot ? Lassalle ? Macron ?

Qui remporte la palme du plus mauvais, détestable  sur le fond ? et sur la forme ?

Amis téléspectateurs , notre purgatoire ne fait que continuer avec un degré de plus en plus désagréable , avec un seul recours salvateur dont il faut user sans remords: la zapette .

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« A Charles Bordes

A Ferney , 15 Décembre 1766 1

Je vous suis très obligé, monsieur, des deux livres que vous voulez bien me confier, et que je vous rendrai très fidèlement dès que je les aurai consultés. J’espère les recevoir incessamment. L’abbé Coyer me jure qu’il n’est point l’auteur de la Lettre à Pansophe : c’est donc vous qui l’êtes ? Vous dites que ce n’est pas vous : c’est donc l’abbé Coyer ? Il n’y a certainement que l’un de vous deux qui puisse l’avoir écrite. Le troisième n’existe pas. De plus, vous étiez tous deux à Londres à peu près dans le temps que cette lettre parut. Il n’y a que vous deux qui puissiez connaître les Anglais dont on trouve les noms dans cette pièce. Le style en est parfaitement conforme à la profession de foi très plaisante que vous fîtes, il y a quelques années, entre les mains de Jean-Jacques 2.

Vous avez très grande raison d’avouer que ce Jean-Jacques a quelquefois de la chaleur dans ses déclamations, et qu’il est souvent contraint, obscur, insolent, hérissé de sophismes, et plein de contradictions. Si vous vouliez ajouter à cette confession générale, que vous vous êtes réjoui fort agréablement à ses dépens dans la Lettre à Pansophe, vous auriez une absolution plénière, sans être obligé ni à la pénitence ni au repentir, et vous seriez certainement sauvé chez tous les gens de goût.

Je ne trouve donc dans cette publication de la Lettre à Pansophe d’autre défaut, sinon qu’elle me met en contradiction avec moi-même comme Jean-Jacques. Je dis à M. Hume qu’il y a plus de sept ans, que je n’ai écrit à ce polisson, et cela est très vrai. La Lettre à Pansophe semble me convaincre du contraire. Vous m’avez toujours marqué de l’amitié ; je vous en demande instamment cette preuve. La Lettre à Pansophe vous fait honneur, et me ferait du tort. Vous avouez l’ode 3 que vous avez mise sous mon nom ; avouez donc aussi la prose 4, et croyez qu’en vers et en prose je connais tout votre mérite, et que je vous suis tendrement attaché. »

1 Voir lettre de Bordes du 9 décembre 1766 , et : https://fr.wikisource.org/wiki/Lettre_de_Voltaire_%C3%A0_Jean-Jacques_Pansophe

2 Voir : Discours sur les avantages des sciences et des arts prononcé dans l'assemblée publique de l'Académie des sciences et belles-lettres de Lyon, le 22 juin 1751. Avec la Réponse de Jean-J. Rousseau, citoyen de Genève (1752) : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k83791d.pdf

et : https://www.rousseauonline.ch/pdf/rousseauonline-0138.pdf

Voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Borde

et Profession de foi philosophique, 1753 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k70706d.pdf

3 L’Ode sur la guerre. (Georges Avenel.)

Cette ode est de Borde. Le Journal encyclopédique du 1er août 1761, dans lequel on trouve cette ode, dit qu’elle a été attribuée à un « illustre auteur », qui la désavoue.

4 V* veut-il que Bordes assume la paternité de la Lettre au docteur Pansophe ? Ou qu'il lui écrive une lettre qui puisse donner l'impression que Bordes est l'auteur ? Sur la Lettre à Pansophe, voir lettre du 2 juin 1766 à Damilaville : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2021/08/27/puisque-l-ordre-seraphique-se-mele-d-assassiner-il-est-bon-d-6334139.html