26/10/2020
Allons toujours tant que nos forces le permettront
... Et au diable Erdogan, mètre étalon de l'hypocrisie qui désigne une cible à abattre pour cacher ses propres insuffisances ; dans le monde des pourris, il est top ten , facile !
Oui, en France, on peut faire paraitre de telles caricatures qui se moquent des dirigeants , tant les nôtres que les étrangers , en paix , surtout .
« A Gabriel Cramer
A dimanche,nous causerons.
Voici du manuscrit . »
« Ah mon Dieu, mon cher voisin, gardez-vous de souiller votre papier de ces horreurs et de ces fadaises . Les fadaises peuvent être de moi, mais les horreurs n'en sont pas .
Je vous procurerai quand vous voudrez quelque chose de moins malhonnête et de moins sot. Mais actuellement je ne puis que rester inutile dans mon lit où je souffre prodigieusement.
Mille tendres amitiés . »
« Allons Caro courage, nous avons bien de la besogne . Mais ne sortez pas par ce vilain temps de neige . Ayez soin de votre santé . »
« Allons toujours tant que nos forces le permettront . Dieu nous aidera peut-être . »
« Mon cher Caro, à Paris, à Paris, et puis c'est tout . On ne s'apercevra guère ailleurs de la petite faute . Avez-vous ordonné les cartons pour les fadaises ? J'ai la fièvre il est vrai, mais le pis est que je m'affaiblis trop . Mes sentiments pour vous ne sont pas dans cet état là .1 »
« Bravo, bravo, je vous remercie de tout mon cœur, caro Gabriele, continuez toujours le 7, et avant qu'il soit huit jours j’arrangerai tout pour finir . J'avais fort à cœur de ne point mourir avant d'achever cette aventure . »
« Cela ira bien, les observations de monsieur Cramer sont justes . L'ouvrage contiendra deux volumes d'environ 450 pages chacun, tout au plus . On travaille, et on travaillera à mesure ; on ne fera pas attendre un seul moment . »
« Envoyez je vous prie C. D. Bonjour . J'aime mieux mes travaux présents que l'histoire ancienne . J'aime mieux Guillot qui me bâtit une grange que Neptune et Apollon qui bâtirent les murs de Troie. »
« Est-il possible que je n'aie pas seulement reçu la première feuille corrigée et que vous m'abandonniez ainsi ? Je vous jure mon cher Gabriel que vous m'affligez infiniment . »
« F : va bien .
Je vais faire instruire ce Carra 2 des raisons très judicieuses de monsieur Cramer, et des offres honnêtes qu'on lui fait . »
1 L'édition Crowley place cette note en 1760 par référence à La Pucelle sur l'hypothèse (tirée par les cheveux ) que 7 désigne Charles VII.
2 Ce Carra est inconnu ; on peut penser à Mme Cramer , mais c'est improbable .
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25/10/2020
Il y a peu de corrections
... Oui, M. Veran !
« A Gabriel Cramer
[vers 1765]1
Monsieur Caro voudra bien se souvenir que je lui ai donné ce même tome X qu'il demande . Il y a peu de corrections, et les occupations présentes ne me laissent pas une minute pour en faire de nouvelles . Mille tendres compliments . »
1 L'édition Crowley place la lettre en 1756, mais V* n'appelle Cramer Caro qu'à partir de 1759 ; on ne sait ce qu'est ce « tome X ».
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24/10/2020
Caro à demain matin tout le reste
...
« A Gabriel Cramer
[Il semble que la majorité des lettres de V* à Cramer, allant de quelques mots à plusieurs pages, ont été désormais retrouvées . La plupart ont été datées avec plus ou moins de précision et placées par ordre chronologique . Il subsiste pourtant une centaine d'entre elles dont la datation n'est que probable . De ce fait elles ont été placées vers le « centre » de la « période Cramer » et disposées simplement selon l'ordre alphabétique des incipit (exception faite du nom du destinataire ).]
« Caro à demain matin tout le reste .1 »
1 L'édition Crowley omet un mot sur les sept du billet !
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cette philosophe voyageuse, après avoir tout vu, veut voir des ombres absolument
... Rendez-vous au cinéma ! "Adieu les cons !" ou "Petit vampire" ?
C'est en tout cas ceux que je ne veux pas manquer .


« A Claire Cramer
[vers 1765]
Eh bien donc puisque cette philosophe voyageuse, après avoir tout vu, veut voir des ombres absolument, mes mânes sont à ses ordres et aux vôtres .
V. »
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23/10/2020
Il y a encore quelques points à mettre sur les i
... de "islamistes" , comme : indésirables , insupportables , ignobles , inhumains , ...

0+0= la tête à Maho
« A Gabriel Cramer
[juin – juillet 1765]
Comment se porte mon cher Gabriel ? Je voudrais bien l'aller voir . J'ai bien des choses à lui dire sur son édition . Je le prie de me renvoyer La Henriade que j'ai commencé à corriger . Il y a encore quelques points à mettre sur les i .
Comment se porte Mme Cramer ? Aurons-nous bientôt les journaux de Schurler ? »
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22/10/2020
il a oublié un autre devoir . Je vous prie de m'adresser la réponse afin que j’avertisse le malade d'être plus attentif
... Non seulement il ne respecte pas le couvre-feu, se ballade sans masque, et fait la teuf n'importe où avec n'importe qui, mais en plus il se croyait invulnérable jusqu'à ce que son test soit covid + . Qu'a-t-il oublié ? Que faire ?
« A Théodore Tronchin
[1765 ?]1
Ce cadre est galant 2 mon cher Esculape, mais en vérité on ne peut border de noir les lettres qu'on vous écrit .
Je vous dépêche un paquet que je reçois pour vous et je ne sais qui me l'envoie . Apparemment il a oublié de mettre dans le paquet l'avis qu'il m'en donnait .
Il me parait aussi qu'il a oublié un autre devoir . Je vous prie de m'adresser la réponse afin que j’avertisse le malade d'être plus attentif .
Tout ce qui est à Ferney embrasse notre divin Esculape 3. »
1 Édition Jean-Daniel Candaux : « Trois billets inédits de Voltaire »
2 La lettre est écrite sur une petite feuille de papier pliée qui possède une bordure ornementale rouge et verte de chaque côté .
3 Il semble que la lettre a été remise de la main à la main, présumée écrite alors que Tronchin est à Ferney ; V* étant à Ferney depuis fin 1764, et T. Tronchin partant début 1766, on propose la date 1765 .
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21/10/2020
si je puis résister à ce dernier orage, je ne veux pas perdre entièrement l'espérance
... A l'heure où je mets en ligne cette note, le président n'a pas encore prononcé son discours, mais je pense que s'il donnait à sa conclusion le ton de Voltaire, ce ne serait pas mal .
« A Cosimo Alessandro Collini, Secrétaire intime et
Historiographe de Son Altesse Électorale de l'académie de
Manheim
à Manheim
Ah ! mon cher ami, que je voudrais voir opérer le miracle dont Son Altesse Électorale daigne vouloir m'honorer . Mais j'irai bientôt dans un pays où l'on n'a plus besoin de miracles . J'ai été si mal que presque toute ma famille est venue de Paris pour me consoler dans ma retraite et dans mes maux . Elle m'a trouvé très résigné ; mais je vous assure que je ne le suis guère quand je songe que je ne vous reverrai plus . Cependant si je puis résister à ce dernier orage, je ne veux pas perdre entièrement l'espérance . Consolez-moi en me mettant aux pieds de monseigneur . L'état où je suis à présent ne me permet guère de vous en dire davantage .
A Ferney 29è juin 1765. »
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