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31/01/2015

Il y a dans toute cette indigne affaire, une envie marquée de nous chagriner et de nous nuire, une animosité secrète qu'il est aisé d'apercevoir

 ... François  Hollande en Hitler en une d'un journal marocain :

http://www.ledauphine.com/france-monde/2015/01/30/hollande-en-hitler-en-une-d-un-journal-marocain

OK ! OK ! la liberté d'expression est là ! les Marocains se reconnaissent-ils dans ce journal ? Si oui, ce sont des abrutis profonds . Si non, qu'ils le disent haut et fort , et vite . 

 Heureusement qu'il existe un magnifique contrepoison : Voltaire ! et que , quand même , la folie n'est pas maitresse partout , comme le prouve le succès du Traité sur la tolérance : https://www.actualitte.com/societe/houellebecq-voltaire-charlie-hebdo-2015-annee-de-tolerance-et-d-expression-54766.htm

 

 

« A Louis-Gaspard Fabry

26 [janvier 1760] 1

Voici mon cher monsieur la copie de la déclaration que Mme Denis écrivit 2 hier 25 au soir, et a envoyé à Saconnex le 26 au matin . Je dépêchai hier à l'intendance à Dijon, à M. l'intendant à Paris, à M. le contrôleur général les mêmes mémoires que je vous adressai .

On dit publiquement qu'on nous a fait vivre cette avanie parce que je me mêle, dit-on, de prendre des mesures pour délivrer la province . Je ne sais qui a pu répandre le bruit que nous devons traiter pour le sel avec les fermes générales . On dit que le sieur Sédillot a fort encouragé les employés à faire cette violence à Mme Denis et à moi . Nous avons minuté une requête au roi en cas de besoin . Tout malade que je suis, je n'abandonnerai pas cette affaire . Il est certain par la déclaration de Mme Denis qui est dans la plus exacte vérité, que les commis sont dans leur tort . Mme Denis avait envoyé son secrétaire à neuf heures du matin endosser la permission à Saconnex . Elle le fut publiquement par lui . Et les commis ont supprimé ce fait essentiel dans leur procès-verbal . Il y a dans toute cette indigne affaire, une envie marquée de nous chagriner et de nous nuire, une animosité secrète qu'il est aisé d'apercevoir . On dit que le directeur de Mérin s'est vanté que le sel subsisterait malgré vous tel qu'il est, et que vous vous repentiriez de votre entreprise . J'ignore si la chose est vraie . Je ne suis sûr que de votre amitié et de votre prudence comme vous devez l'être du véritable et tendre attachement de votre très humble obéissant serviteur .

 

V.

 

Copie de la déclaration envoyée par Mme Denis au bureau de Saconnex le 25 janvier 1760, au soir.

Signifiée le 26 au matin

Nous Marie-Louise Mignot Denis, veuve de Nicolas Charles Denis, écuyer, capitaine au régiment de Champagne, correcteur de la Chambre des comptes de Paris, commissaire ordonnateur des guerres, chevalier de l'ordre de Saint-Louis etc. : promettons payer sur tous nos biens la somme à laquelle sera estimée la totalité de nos effets détenus à Saconnex, en cas qu'il en soit ainsi ordonné ; demandons qu'on nous rende nos chevaux et bœufs de labour, qui nous sont nécessaires . Protestant que nous avons envoyé consécutivement trois domestiques au bureau de Saconnex le 24 janvier, pour faire venir notre blé de Ferney pour la consommation de notre maison, avec billets de notre part, passeport de M. l'intendant de Bourgogne ; ordre positif à nos gens munis du dit passeport, d'écrire sur icelui la quantité de blé que nous faisions venir, par nos domestiques de campagne, pour notre usage suivant la permission de monsieur l'intendant ; que nous nous y serions transportés nous-mêmes, si nous n'avions été malades ; que notre secrétaire Jean-Louis Wagnière y a été de notre part, avec un autre domestique nommé Joseph Lyson .

Que le dit secrétaire a endossé l’ordonnance suivant l'usage, en présence de quatre personnes, et du nommé Joseph Lyson, que toutes les formalités ont été remplies.

Que s’il y a quelque erreur, ce que nous ne pouvons concevoir, cette erreur ne peut venir de nous ; et qu'enfin nous nous soumettons à payer ce qui sera jugé devoir l'être, étant prête même à consigner la somme qu'on voudra, entre les mains de tel juge, ou tel gentilhomme qu'on voudra choisir, en foi de quoi, nous avons signé et réservant tous nos droits . »

1 Manuscrit olographe avec pièce jointe originale portant deux additions de V* : « Signifiée le 26 au matin » dans le titre ; « et réservant tous nos droits » à la fin du texte . Sur cette affaire, voir lettre du 24 ou 25 janvier 1760 à Fabry : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2015/01/27/le-ble-et-les-equipages-ont-ete-saisis-par-le-brigadier-qui-a-dit-que-je-ne.html

2 V* a d'abord écrit envoya, rayé .

 

 

30/01/2015

ut non displiceam / pour ne pas déplaire

... Que ne ferait pas Marine le Pen ? que ne dirait-elle pas ? L'abrutissement, au sens propre du terme, n'est quand même pas un programme si séduisant qu'il amène près de 30% d'électeurs à voter F(outue) N(ana) ? ou me trompè-je ?

et toi marine.png

 

 

 

 

« A Gabriel Cramer

[vers le 25 janvier 1760]

Reste à savoir caro Gabriele utrum 1 vous avez envoyé à M. l'avoyer régnant d'Herlac un exemplaire complet pour sa peine, utrum vous avez donné le billet d'indulgence signé Ch. 2 dont par parenthèse il faut qu'on m'ait quelque obligation en rues basses et hautes ut non displiceam 3 et encore faut-il que le dit Prévost vienne écrire un petit mot de remerciement au duc, utrum scripseris4 pour avoir un beau Guldoni 5 gros caractère .

Utrum velis restamper la maladie, la mort et l'apparition de fra buggerone, car tout le monde en demande, et cela se dévorerait in omnibus provinciis –et riderem et interim vale 6 . Comment va la glace de M. Philibert ?7 Il devrait marcher jusqu'aux Délices au sortir du bain .

V. »

1 Cher Gabriel si .

3 Pour ne pas déplaire

4 Si tu as écrit

6 Traduction de ces mots latins ou de sabir italien semés dans le texte pour dérouter la censure : Ou si tu veux réimprimer [la maladie, la mort et l'apparition de ] frère bougre [Berthier], [car tout le monde en demande et cela se dévorerait ] dans toutes les provinces – et je rirais ; et en attendant porte toi bien . Et riderem est ajouté au dessus de la ligne . Cramer réimprima effectivement la Berthiade en 1759 et 1760 .

7 Philibert Cramer, frère de Gabriel, souffrant de quelque maladie, devait en guise de traitement « se plonge[r] tout nu dans l'eau froide la tête la première, dans une cuve de quatre pieds », remède « révoltant » qui faisait crier Mme Denis « au meurtre » : lettre de Gabriel Cramer à Grimm le 4 février 1760 .

 

29/01/2015

Je réponds toujours bien tard

... Mais dans les délais prescrits quand même .

 réponds bien tard.gif

 

 

« A Alexis-Jean Le Bret 1

Aux Délices 25 janvier [1760]

Je réponds toujours bien tard, monsieur, il faut excuser un malade chargé de beaucoup de détails de campagne . Je n'ai pas manqué d'envoyer votre lettre aux frères Cramer . Ils m'ont promis d'avoir toutes les attentions que vous désirez et que vous méritez . Je voudrais bien être en état de le seconder moi-même etc. etc. etc. »

 

Nous attendons tout de vous

... Et c'est bien là l'erreur, que d'attendre tout du gouvernement français, du parlement européen, des Ricains, des Popofs, de nos maires amers, de nos mères , des Papous papas ou pas, de nos voisins de palier, de la concierge, du chien Rantanplan et du raton laveur .

Que diable ! a-t-on aussi besoin de l'avis lavasse d'un Lorànt Deutsch qui prône le retour légal du délit de blasphème en France ? quel trou du cul ! non mais quel trou du cul mal embouché ! bien entendu il défend ici qu'on s'attaque à la sacro-sainte religion qu'il pratique, le catholicisme ; comme si cette religion et ses pratiquants et ses prêtres, tout comme toutes les autres religions, avait un semblant d'irréprochabilité ! Qu'elles cessent de faire peur pour tenter de gagner un paradis club Med, ainsi elles ne preteraient pas le flanc à la moquerie et à la critique .

Lorànt, je te laisse tes osties et ton eau bénite, tes prières à qui tu veux,  laisse-moi mes miches et mon vin, mon droit de m'exprimer . Amen !

 

démocratie blaspheme.jpg

 

 

« A Louis-Gaspard FABRY
Aux Délices, 25 [janvier 1760]
Monsieur, je n'ai que le temps, et j'ai à peine la force, étant très-malade, de vous envoyer le mémoire ci-joint.
L'avanie que nous essuyons est inouïe 1, et l'insolence des commis bien punissable. Nous attendons tout de vous. Votre très- humble et obéissant serviteur.
VOLTAIRE,
De tout mon cœur.
Je suis trop malade pour les cérémonies. Vous aurez nécessairement, monsieur, des nouvelles de M. de Lab[at].
Vous êtes supplié d'envoyer copie de notre déclaration au subdélégué général. »

1 La saisie de voitures de blé, voir lettre précédente : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2015/01/27/le-ble-et-les-equipages-ont-ete-saisis-par-le-brigadier-qui-a-dit-que-je-ne.html

et lettres suivantes du 26 janvier, 30 janvier, 2 février, 4 février, 6 février 1760 .

 

 

28/01/2015

le blé et les équipages ont été saisis par le brigadier qui a dit que je ne lui avais pas donné assez de blé cette année pour sa cuisine

... Est-ce un tel motif qui a poussé deux policiers à se faire du blé en étant trafiquants de drogue ? une raison alimentaire ? élémentaire mon cher Watson ! Pour tout dire ce sont deux pourris à mettre hors d'état de nuire sans circonstances atténuantes, eux, leurs complices et leurs commanditaires .

 Cream-of-wheat.jpg

Pour avoir de la galette et être libre, mieux vaut farine que coke !

 

« A Louis-Gaspard Fabry

maire et subdélégué

en diligence

[24 ou 25 janvier 1760]

Monsieur, suivant la permission signée du subdélégué de M. l'intendant du 14 décembre exhibée aujourd'hui au bureau de Saconnex par mon domestique, porteur de cette lettre, j'ai envoyé chercher vingt quatre 1 coupes de blé à Ferney par mes domestiques et mes équipages , le blé et les équipages ont été saisis par le brigadier qui a dit que je ne lui avais pas donné assez de blé cette année pour sa cuisine . J'ai l'honneur de vous en donner avis, en mon nom et en celui de Mme Denis . Le porteur est muni de la permission . Cet excès d'insolence mérite assurément punition . Je vous supplie monsieur de vouloir bien me marquer dans cette petite affaire les bontés que j'attends de vous et d'écrire au bureau de Saconnex de manière convenable . Je vous aurai bien de l'obligation .

J'espère que vous aurez avant Pâques de bonnes nouvelles du mémoire que vous avez bien voulu me confier .

N'aurez-vous point la bonté de m'instruire du parti que vous prenez au sujet de la liberté du pays ? Notre compagnie est toujours prête . Vous voyez qu'il ne serait pas mal de renvoyer les sbires 2 dans les montagnes . »

1 V* avait d'abord écrit 3, rayé

2 Le receveur et le contrôleur de Saconnex, et leurs employés qui se livrent à la contrebande ; voir lettre du 8 février 1760 à JR Tronchin : « L'affaire des sbires de Saconnex est une affaire assez grave . Ces brigands désolent le pays de Gex et molestent beaucoup celui de Genève que je regarde comme le mien . L'insolence et le délit de ces malheureux est aujourd'hui assez bien constaté puisque le receveur et le contrôleur du bureau sont venus l'un après l'autre me signer un désaveu de leur entreprise, et un aveu de leur malversation . »  V* profite de cet incident pour presser l'affaire de la libération du pays de Gex concernant la gabelle .

 

La France a besoin d'une belle campagne pour sa gloire, mais elle a encore plus besoin de la paix pour son argent

... La France se dispenserait bien de toute campagne militaire à vrai dire , gloire ou pas gloire à la clé . Existe -t-il ou a-t-il jamais existé une seule guerre qui ne soit pas une défaite tant du vainqueur que du vaincu ?

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 Ou "comment garnir des cimetières"


« A Jean-Robert Tronchin

à Paris

23 janvier 1760

Vous êtes bien bon,mon cher monsieur, de songer à votre fermier des Délices, au milieu de toutes vos affaires et même des affaires générales, sur lesquelles je ne doute pas que vous n'ayez donné de bons conseils, quoique vous ne vous en vantiez pas 1. La France a besoin d'une belle campagne pour sa gloire, mais elle a encore plus besoin de la paix pour son argent .

Je vois bien,monsieur, que le paiement de mes coupons est un tour de votre amitié ; je vous reconnais bien là ; je n'ai jamais que des grâces à vous rendre . Quant à MM. Tourton et Baure 2, il me semble qu'ils pourraient bien me faire le petit plaisir de me payer ; le ministre de Mgr l’Électeur palatin m'a mandé, de la part de son maître, qu'ils avaient ordre de me payer toujours aux échéances, sans aucun délai . Si vous rencontrez ces messieurs ne pourriez-vous pas avoir la bonté de leur dire que je les supplie d'écrire un petit mot en conformité à M. le baron de Beckers, à Manheim ; je serais fort aise de savoir cette petite affaire en règle . Je vous demande pardon de vous importuner de ces bagatelles, lorsque vous avez tant de choses importantes sur les bras .

Je vous embrasse de tout mon cœur .

Votre très humble obéissant serviteur

V.

M. le duc de Choiseul m'a accordé une grâce pour un de vos citoyens 3 de Genève, dont je suis très touché . »

2 Banquiers parisiens , dont on entendra parler encore dans la défense de la famille Calas (voir par ex. : http://www.monsieurdevoltaire.com/pages/En_direct_par_VOL... ).

3 Prévost ; voir aussi lettre du 22 décembre 1759 à Tronchin .

 

 

27/01/2015

La posterita ne dira ciò che vorrà / La postérité en dira ce qu'elle voudra

... La solidarité envers la Grèce, demandée par François Hollande, confirmée devant un représentant de la Colombie,   et par  bien des pays de la CEE, fait partie de ces engagements dont on reparlera, immanquablement .

On verra également, -en parlant de la Colombie,- ce qu'il adviendra de la Miss Univers 2015 , autre -petite, toute petite- histoire ... Notre président François alias Rain Man appréciera l'abri de ce parapluie sans doute

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« A Louis-François-Armand du Plessis, maréchal duc de RICHELIEU.

Aux Délices, 23 janvier 1760.

J'ai laissé passer les fêtes de la nativité del divino Bambino 1, et sa circoncision. Je n'ai point voulu interrompre mon héros dans la foule des occupations graves ou gaies qu'il a pu avoir à Paris et à Versailles ; mais je ne suis pas homme à laisser passer le mois de janvier sans renouveler mes hommages à celui qui sera toujours mon héros. Je ne sais pas si, en 1760, son pays aura beaucoup de lauriers et beaucoup d'argent; mais je sais bien que la statue de Gênes 2 subsiste, que la signature du fils 3 du roi d'Angleterre, forcé à mettre bas les armes, subsiste encore ; et que les bastions du roc de Port-Mahon rendent un témoignage immortel. J'avoue que je ne conçois guère comment on laisse inutile le seul homme qui ait rendu de vrais services. Je devrais pourtant le concevoir très-bien, car je ne vois que de ces exemples, (moi historiographe), dans les histoires que je lis et que je compile. Je dis à présent un petit mot de ce siècle, de ce pauvre siècle, de ce siècle des billets de confession, des querelles pour un hôpital 4, des refus d'un parlement de rendre justice, des assemblées des chambres pour condamner un dictionnaire 5 qu'on n'a pas lu ; de ce beau siècle où, en trois ans de temps, l'État a été ruiné quand nos armées devaient vivre aux dépens de l'Allemagne, etc.
J'aurai du moins le plaisir d'avoir eu raison quand je vous ai regardé comme un homme aussi supérieur qu'aimable. Je crois, à l'âge de soixante et six ans, voir les choses comme elles sont.
Je les dirai comme je les vois. La posterita ne dira ciò che vorrà.6
Je m'imagine que vous devez être l'ami de M. le duc de Choiseul. Je n'en sais rien, mais je le crois, parce qu'il me paraît avoir quelque chose de votre caractère. Il pense noblement, il rend service sans balancer, il aime le plaisir, il a beaucoup d'esprit, et la hauteur qui s'accorde avec les grâces. Il me semble que c'est l'homme de votre pays le plus fait pour vous.
Il s'est passé bien des choses tristes, extravagantes, comiques, depuis que je n'ai eu l'honneur de vous faire ma cour; mais c'est à peu près l'histoire de tous les temps : c'est la même pièce qui se joue sur tous les théâtres, avec quelques changements de noms. Quoi qu'il en soit, votre rôle est beau. Conservez-moi vos bontés, monseigneur, et soyez persuadé que si j'avais en main la trompette de la Renommée, ce serait pour vous que je l'emboucherais. Je vous souhaite la continuation de votre gaieté. Jouissez de votre gloire, et riez des sottises d'autrui.

Mille respects. 

V.»

1 Le petit Jésus Christ .Circoncis 8 jours après sa naissance, soit le 1er janvier , selon le Nouveau Testament .

2 Voir la lettre du 28 mars 1756 à Richelieu : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2012/06/16/vraiment-vous-avez-bien-autre-chose-a-faire-qu-a-lire-mes-re.html . «  Il est venu à mon ermitage des Délices des anglais qui ont vu votre statue à Gènes et qui disent qu'elle est belle et ressemblante . »

3 Le duc de Cumberland, fils de George II. Richelieu, en septembre 1757 l'avait forcé à capituler à Closter-Sewern . Voir la convention de reddition de Klosterzeven, le 10 septembre 1757, qui, on l'a vu, n'a pas été honorée par les Anglais . Voir dans : http://www.histoireeurope.fr/RechercheLocution.php?Locutions=Louis+Fran%E7ois+Armand+de+Vignerot+du+Plessis

5 L’Encyclopédie .

6 La postérité en dira ce qu'elle voudra .