Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08/02/2018

des sottises, les plus courtes sont les meilleures .

... Il serait temps que les Corses nationalistes cessent de se comporter comme des Calimero d'une part, et d'autre part, orgueilleusement, se croient le nombril de la France alors qu'ils ne sont que des profiteurs aux frais des contribuables de la nation entière . Leur attitude de gamins cabochards a assez duré .

 Image associée

 

 

« Pour mon 1 frère Nicolas-Claude Thieriot

2è mars 1763

Des pigeons dans un casque ont niché leurs petits :

Le dieu Mars et Vénus de tout temps sont amis 2.

Il en est de ces imitations des vers latins comme des sottises, les plus courtes sont les meilleures .

Les plats que nous sert Simon Lefranc sont bien plus plaisants, et plus originaux . Je ne sais rien de comparable à l'aventure des lettres patentes, et de M. Carpot .

Ensuite, mon cher frère, je suis content de vous .

Vitanda est improba tyren desidia 3.

Il serait bon que Pindare Le Brun, ou plutôt Lycophron Zoïle 4 eût la lettre à M. D'Alembert . Il m'a mandé que vous désapprouviez le mariage de M. Dupuits avec Mlle Corneille ; mais je crois que vous ne désapprouvez que ses écrits et ses méchancetés . Écrivez-nous, je vous en prie . Mme Denis a besoin de vos lettres autant que moi . Elle est très malade depuis un mois, et vos lettres lui font plus de bien que Tronchin . Je vous embrasse de tout mon cœur . »

1 mon est ajouté par V* au-dessus de la ligne d'adresse .

2 Ces deux vers sont une traduction de deux vers non identifiés (version latine de l'Anthologie grecque ? ) cités par Thieriot dans sa lettre du 23 février 1763 :

Militis in galea nidum posuere columbae

Inde patet, Marti quam sit amica Venus.

Thieriot en rapportait une traduction par « Gravelot le graveur » :

Une timide tourterelle

Dans une casque fit ses petits.

N'est-ce pas un signe fidèle

Combien Mars est cher à Cypris.

3 Il faut fuir la paresse , trompeuse sirène ; Horace, Satires, II, iii, 14-15

07/02/2018

Je n'ai jamais conçu, monsieur, comment vous vous étiez fait esclave, pouvant être libre

...

 

« A Pierre Rousseau, chez monsieur le

Comte de Turpin

Rue Garancière

à Paris

A Ferney 2è mars 1763 1

Je n'ai jamais conçu, monsieur, comment vous vous étiez fait esclave, pouvant être libre . Votre journal avait une grande réputation . Vous y auriez travaillé dans le château de Tournay, beaucoup plus facilement qu'ailleurs, étant à un pas d'une ville de commerce et pouvant établir toutes vos correspondances sans demander permission à personne . Malheureusement j'ai prêté cette habitation pour une année .

Je ne vous conseille pas d'aigrir M. le duc de Bouillon si [je] peux vous servir auprès de lui , dites-moi précisément ce que vous lui demandez . Prescrivez-moi aussi ce que je dois écrire à M. l'abbé Coyer, vous serez servi sur-le-champ .

Vous me mandâtes il y a quelque temps que je vous avais écrit à Bouillon . Cela m'étonna beaucoup . Il faut que ce soit quelqu'un qui ait pris mon nom, car il me semble qu'il y a plus de quatre mois que je ne vous ai adressé de lettre de ce pays-là . Je suis malade . Je perds la vue, mais je ne perdrai jamais ni l'envie de vous servir, ni l'estime véritable avec laquelle j'ai l'honneur d'être, monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur

Volt. »

1 L'édition Lettres inédites ,1822, date à tort du 17 mars 1763 .

saint Thomas est un sot , Bossuet est de mauvaise foi, donc, il n'y a point de Dieu

... Il neige à Paris, les automobilistes  sont bloqués, donc, la Corse doit être aussi bien considérée que la Nouvelle Calédonie , CQFD ! Et par surcroit, NKM quitte la France , calamitas ! Nous sommes vraiment dans une France perturbée , non ?

Image associée

 

 

« A Paul-Claude Moultou

à Genève

Mon très cher et très aimable prêtre 1, vous avez très grande raison de vouloir qu'on fasse sentir que la mauvaise métaphysique jointe à la superstition, ne sert qu'à faire des athées . Les demi-philosophes disent, saint Thomas est un sot , Bossuet est de mauvaise foi, donc, il n'y a point de Dieu . Il faut dire au contraire, donc, il y a un Dieu qui nous apprendra un jour ce que Thomas d'Aquin ne savait point, et ce que Bossuet ne disait pas . Je me suis fort étendu sur cette idée dans un chapitre précédent .

Croiriez-vous que je n'ai plus de pompignades ? Il en faut refaire ; il n'est pas juste que vous en manquiez .

L'affaire des Calas prend le meilleur train qui soit possible ; je me flatte toujours qu'on tirera un très grand bien de cette horrible aventure .

Mme Denis est toujours bien malade . Je finis en vous embrassant avec le plus tendre respect .

V.

2è mars [1763] 2»

1 Le manuscrit portait les mots de Baal, qui ont été biffés .

2 L'édition Gaberel, où manquent quelques mots , date de 1764 .

06/02/2018

C'est la religion qui m'a fait faire ce que j'ai fait

... C'est ce qu'aimerait faire croire le lâche et minable Salah Abdeslam .Qu'on l'enferme à jamais .

Ne nous voilons pas la face , tes Allah mentent !

 

 

« A Etienne-Noël Damilaville

Le 2 mars [1763] 1

En réponse à la lettre de mon cher frère du 23 février je lui dirai : Mes frères, il ne faut pas calomnier les malheureux, surtout quand on n'a pas besoin de leur imputer des crimes . Vous devez vous apercevoir que je n'ai pas ménagé les jésuites ; mais je soulèverais la postérité en leur faveur si je les accusais d'un crime dont toute l'Europe et Damiens les ont justifiés . Je ne puis et ne dois dire que ce qui est dans le procès . J’ai rempli le devoir d'historien ; et je ne serais qu'un vil écho des jansénistes , si je parlais autrement .

Comment pouvez-vous dire que l'infâme n'a aucune part au crime de ce scélérat ? Lisez donc sa réponse : C'est la religion qui m'a fait faire ce que j'ai fait 2. Voilà ce qu'il dit dans son interrogatoire . Je ne suis que son greffier .

Mon cher frère, je hais toute tyrannie, et je ne serai jamais ni jésuite, ni janséniste, ni parlementaire .

Il y a bien une autre bouffonnerie de ce Simon : vous savez sans doute l'aventure du garde des sceaux, du secrétaire Carpot et des lettres patentes 3. Cela est délicieux, et l’emporte sur tout le reste . Vive le roi, et Simon Lefranc !

Écrasez l'infâme . »

2 Ces mots ne se trouvent pas dans l'interrogatoire de Damiens mais ils sont conformes à sa pensée ; voir le Précis du siècle de Louis XV, chap. XXXVII : https://fr.wikisource.org/wiki/Pr%C3%A9cis_du_si%C3%A8cle_de_Louis_XV/Chapitre_37

05/02/2018

Pourvu que le retardement de l'opération ne soit pas plus dangereux que l'opération même, je suis très content

...

 

« A Gabriel Cramer

[vers le 1er mars 1763]

Je renvoie F caro . J'ajoute une correction importante aux notes judaïques .

J'attends F, G et E D de la Tolérance . L'ouvrage sera hardi mais sage .

On me demande une douzaine de pompignades .

La requête des Calas est admise . Je suis bien fâché que la nature n'admette pas celle de la maréchale de Villars 1.

Cabanis 2 admet-il la vôtre ? »

 

1 La maréchale de Villars mourut le 3 mars 1763 . Il semble bien que V* écrive ici alors que la nouvelle était attendue . Voir lettre du 10 février 1763 à Cramer : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2018/01/08/absolument-guerie-j-en-suis-au-comble-de-la-joie-6015309.html

2 Cabanis, « le plus habile chirurgien de Genève » pour soigner l'hydrocèle de Gabriel Cramer .

 
 

« A Gabriel Cramer

[vers le 1er mars 1763]

Pourvu que le retardement de l'opération ne soit pas plus dangereux que l'opération même, je suis très content ; il est vrai que la maladie de Mme Denis n'est point inquiétante, mais elle est bien cruelle ; il y a un mois entier qu'elle ne dort ou ne mange, et qu'elle souffre .

Monsieur Cramer voudrait-il bien me faire le plaisir de m'envoyer encore une vingtaine de pompignades ? »

 

 

« A Gabriel Cramer

[vers le 1er mars 1763]

J'envoie l’Éveillé avec un âne chercher les cinq volumes languedochiens ; ils m'auraient été bien nécessaires pour vérifier bien des superstition toulousaines .

Je prie monsieur Cramer de vouloir bien envoyer la facture, afin que j'aie l'honneur de la lui rembourser .

Voici une lettre pour monsieur son frère . J'attends des feuilles . Comment vont les parties affligées ? »

 

Il est bon de se corriger jusqu'au dernier moment

... Ce dont je ne me priverai pas , autant que possible .

 

 

« A Gabriel Cramer

[février -mars 1763]

Je prie instamment monsieur Caro de me faire l'amitié d'imprimer la nouvelle Mariamne à la place de l'ancienne . Il est bon de se corriger jusqu'au dernier moment . Cependant, j'avoue que je trouve toutes les pièces de théâtre mauvaises, si vous en exceptez celles de Racine . Lira qui voudra les feuilles d'Oedipe et de Pertharite, assurément ce ne sera pas moi ; elles m'ennuient trop . Sur ce j'embrasse mon cher Caro . »

 

 

« A Gabriel Cramer

[février-mars 1763]

Il ne me faut que la relation et l’hymne dont M. d'Argental demande une douzaine 1. Je prie monsieur Cramer de vouloir bien me les donner pour mercredi avant la poste . »

1 V* a envoyé aux d'Argental un premier exemplaire de l'Hymne le 19 février 1763 : voir lettre : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2018/01/19/on-dit-que-les-aveugles-sont-gais.html

j'ai un besoin pressant d'en savoir la position et les confins

... Mais de quoi , au fait ?

 

 

« A Joseph-Marie Balleidier

[février-mars 1763]

Je vous prie, monsieur, de m'envoyer les papiers concernant le petit pré subhasté par le nommé Touches sur Pasteur de Genève lequel nous avons acheté ; j'ai un besoin pressant d'en savoir la position et les confins . À l'égard de l'affaire de Jolivet contre Bétems, Jolivet fera fort bien de subhaster ce verger mais il ne faut pas se presser . Je vous donnerai une réponse plus précise dans quelque temps .

Votre très humble et très obéissant serviteur

Voltaire . »